Never trust a marxist in football !

29/04/2011

Paru dans Technikart, février 2011

PCF est magique !

Dur à croire, mais la question sportive demeure le dernier domaine ou les communiste gardent à gauche une certaine prééminence (de Francis Parny au Conseil Régional d'Ile de France, à Azzdine Taibi , au coté de Bartolonne dans le 93 ). Même la mairie de Montfermeil, pourtant dirigée par un Xavier Lemoine se voyant en croisé de l'occident, va se servir chez eux pour sa direction des sports. Et qui sait que le PCF s'avère pour l'instant le seul parti de gauche à avoir nouer le dialogue avec les supporters de foot lors d'un débat place colonel Fabien, sous l'égide d'une [commission sport->http://pourlesport.pcf.fr/] dirigée par un jeune élu parisien du XII arr , Nicolas Bonnet ?

Le dernier communiste portera un short. Et un maillot de Paris ?

en complément de l'article ci-dessous

This is Parti !

Le PCF souffle ses 90 bougies et cela faisait longtemps que la presse n'avait pas autant parlé de lui. Mais ce cadeau de noël médiatique sent terriblement le sapin. Car aujourd'hui que reste-t-il de ce grand parti de la classe ouvrière, rassemblant autrefois un quart des électeurs et un demi million d'adhérents omniprésents dans les usines et les quartiers ? Si peu (une fête de l'huma toujours remplie) et de moins en moins (malgré les soubresauts du Front de gauche). L'histoire, au sens universitaire, s'avère d'ailleurs au passage l'une des derniers endroit ou l'on cause à ce point du marxisme-léninisme franchouillard (même la revue grand public « L'histoire » lui a consacré sa une).

L'historien Romain Ducoulombier, heureux bénéficiaire d'un petit buzz critique autour de son livre, un tantinet indigeste, sur la naissance du PCF («Camarades» chez Perrin), ne se trompe finalement pas trop lorsque qu'il en parle comme d'un « astre mort », dont nous regardons finalement la lumière fanée sans craindre de nous brûler les yeux. Fini la cinquième colonne de Moscou plus « à l'est qu'à gauche » (dixit De Gaulle), voici l'avènement de la nostalgie des coups de gueules de Marchais devant Elkabbach façon « Enfants de la télé ». Désuet et dépassé. L'extrême-droite est de son coté passée à la lutte contre l'islam, son nouvel « empire du mal », et l'on peinerait à trouver chez Marine Lepen de déclarations enflammées contre les bolchos, sinon pour tenter de leur piquer leur derniers électeurs dans le Nord en surfant sur la « fibre sociale ».

« Si on regarde les dernières élections, nous faisons autant dans le III arrondissement qu'à Sarcelles. C'est le problème, il faut reconquérir les couches populaires rapidement », soupire Ian Brossat, président du groupe communiste au conseil de paris, un des rares jeunes qui assurent encore la relève. Bref le PC ressemble de plus en plus à un musée voire un monument à visiter de l'histoire de France, avec en embuscade tous les vautours à la mode Sarkozy, pas si idiot que cela lorsque qu'il assaisonna son zapping mémoriel du piment rouge Guy Mocquet. Mais finalement la direction communiste ne réclame-t-elle pas finalement, notamment de son allié socialiste, au nom de ce passé prestigieux, un respect voire une déférence éternelle pour « service rendus » (résistance, programme du CNR, etc..) à la gauche. L'ultime combat des derniers mohicans du PC se révèle à ce propos en lui-même un terrible constat d'échec : conjurer l'inévitable ralliement à la candidature de Mélenchon.

Arnaud Spire, philosophe phare du parti, ânonnait de la sorte au fil d'une tribune dans l'humanité du 5 janvier sa litanie ancestrale comme gage d'un droit d'aînesse : « Son poids social, marqué par tous les épisodes révolutionnaires précédents (1789, 1793, 1830, 1848, la Commune puis le Front populaire, la Résistance et la reconstruction de la France), a plus de portée en cette période de crise très grave du système capitaliste que l'unicité d'un candidat du Front de gauche. » Cela cache mal un sentiment de « tout fout le camp », qui raisonne au rythme des désertions et des transfuges. Dernier en date, le 20 décembre, Dominique Touraine, secrétaire général du groupe parlementaire de la « gauche démocrate et républicaine », ou siègent les députés PCF, annonçait qu'il rejoignait, comme un vulgaire « social-traitre » style Eric Besson, le cabinet du ministre de la Ville Maurice Leroy, lui même ancien rouge passé chez les centristes. Pire que tout, l'info n'a même pas défrayé la chronique! Tout comme ces maires passés chez les verts, ces écolos bobos et anti-productivistes , à l'instar de Stéphane Gatignon, descendant d'une dynastie (troisième génération) communiste d'Argenteuil, ayant reconqui de haute lutte la ville (très pauvre pour le coup) de Sevran.

Vidé de ses élites et de ses bastions, le PC se retrouve juste à la tête d'un fond de commerce (bâtiments, mairie, presse, etc.) surdimensionné par rapport a son poids électoral, un peu comme le clergé catholique pliant sous les contraintes de ses églises à demi-vide d'ancienne fille ainée du Vatican. Même la sacro-sainte place du colonel-Fabien n'est plus préservée (on se souvient des défilés de modes et des soirées techno) et depuis 2008 le deuxième étage est loué à la société privée Autochenille production , spécialisée dans le dessin animé. Ces derniers doivent surement avoir l'impression de fréquenter un haut lieu de la mémoire du pays, et de croiser les survivants d'un monde engloutis que les plus jeunes n'ont même pas connus.


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