Never trust a marxist in football !

16/02

La guerre d'Espagne divise la France. Si le mouvement sportif tend à rester neutre, voire plutôt sympathisant du camp franquiste (on s'inquiète beaucoup dans l'Auto du sort de Ricardo Zamora Martínez, gardien de but international, arrêté par les "rouges" pour ses accointances supposées envers le général putschiste) le sport travailliste incarné par la FSGT et la fraction du mouvement syndical réunifié dans la CGT s'engagent dans un soutien inconditionnel aux républicains. Ce qui se traduit par de nombreux matchs de solidarité... Pas toujours très valorisant au passage sur le plan sportif pour les joueurs ouvriers de l'hexagone, surtout quand ils doivent rencontrer les déjà terrifiants Barcelonais.

Ainsi le 13 septembre , une équipe régionale catalane évolue au stade Pershing contre une sélection anglaise, en présence de Léo lagrange et de Roger Salengro (L'humanité, du 8 sept 1936), deux ministres du gouvernement de front Populaire qui a pourtant opté pour la non-intervention.

Mais c'est le 6 mars 1937 que se déroule la plus grande démonstration de soutien footballistique envers les "frères d'arme" espagnoles. À la Cipale, devant 8000 spectateurs (de quoi faire rêver Créteil), une team parisienne de la FSGT et une formation composées de "méttalos" affrontent l'équipe de Barcelone. Les scores sont sans appel , 6 à 3 et 5 à 0. "Sport", la revue de la FSGT, nous informe même de la présence d'un pro, un certain "Quesada", effectivement dans l'effectif du Red Star, cette saison-là, auquel on demande son opinion sur le jeu. Ce dernier constate avec tristesse et expertise " que ses amis auraient pu mieux jouer, mais l'état du sol glissant les a beaucoup gênés." Comme quoi le recours aux joueurs-consultants, et tous les doutes qui entourent cette pratique, ne date pas de Canal et du CFC.






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