Never trust a marxist in football !

06/08

pour défendre le droit du foot à être davantage une leçon de vie qu'un énième sport hypocrite ....

Pour que sport désire rester universel bref toucher et concerner tout à chacun, il doit se souvenir qu'il a du, surtout pour se se démocratiser parmi les classes populaires, du recourir à d'autres modes de fonctionnement que le très hypocrite fair-play bourgeois. Dans le sport, la règle délimite (donc exclue) l'identité noble de la discipline, pendant que la fraude en fonde la culture populaire. Sans le sens de l'entour-loupe, de la « carotte » des blousons noirs au « cevi » des cités, les grandes légendes du football n'imprimeraient dans la mémoire collective qu'une horripilante platitude professionnelle, sans accroche possible pour l'identification chez les bon gars d'en bas (et cela rapporte beaucoup au final).

Personne ne gobe plus cette belle doxa de la FIFA qui prétend que d'un terrain poussiéreux du Gabon au Camp Nou, c'est exactement le même sport avec les mêmes règles de l'international Board qui se développe. Alors que marquer un but de la main dans le dos d'un arbitre, bouc-émissaire de toutes les mauvaises foie, cela reste universellement réalisable, y compris à la Courneuve. Zidane a gagné autant l'amour du peuple , surtout des quartiers , par son coup de tête en final 98 que grâce à celui venu s'enfoncer dans le torse d'un italien qui n'en demandait pas tant. Diego Maradona pour toujours l'homme béni de la main de dieu, l'enfant des quartiers pauvres argentins qui refusent de suivre les règles de ces salauds de gentlemen britanniques impérialistes du Nord, pas plus qu'il ne joue « by the book » au ballon, le prouvant par la suite en effaçant leur défense dans une démarche fort éloignée du kick and rush originel. Le football populaire c'est aussi cela, ainsi que malheureusement les tacles verbaux des Louis Nicolin et autres partisans du « droit d'être con puisque je sais si bien l'être. »

Certes, par exemple Thierry Henry n'incarnait pas franchement le courant le plus hardcore des bleus, et il avait surtout réagi en pro qui essaie de sauver son équipe d'un accident industriel. Ses excuses a demi-mots (pour expliquer qu'il n'est pas l'arbitre, principe qu'il appliquera sûrement, on en doute pas, la prochaine fois qu'il contestera une décision!) et autre remords, sont bel et bien la preuve de l'affadissement du foot ou règne désormais les peine à jouir de l'infraction. Quitte à défoncer le fair-play, autant pousser le délire jusqu'au bout. Il faudrait encore néanmoins que sur l'autre versant un peu de joie et d'inspiration dans le jeu pour que la malversation se transforme en signature classieuse du bad boy des surface. On est loin du compte et la mythologie se décline surtout désormais en plan marketing.

Que tous les joueurs de foot méditent ce vieux proverbe des faubourgs au temps des apaches : les voyous heureux vivent toujours cachés.


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