Never trust a marxist in football !

21/08
paru dans "Sport et Plein Air" aout 2018 Homophobie ? Il est important de commencer par définir ce dont nous parlons. Pour l’association SOS Homophobie, «il désigne les manifestations de mépris, rejet, et haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles ou supposées l'être. (...) Est ainsi homophobe toute organisation ou individu rejetant l'homosexualité et les homosexuel-le-s, et ne leur reconnaissant pas les mêmes droits qu'aux hétérosexuel-le-s. L'homophobie est donc un rejet de la différence, au même titre que la xénophobie, le racisme, le sexisme, les discriminations sociales, liées aux croyances religieuses, aux handicaps, etc.» Le ...
Tu sais que tu es contre la #VAR quand…
10/08
Bref, tu sais que tu es contre l'arbitrage vidéo quand … On ne parle plus du jeu les pénaltys sont devenus les cache-misères des échecs des clubs de L1 en champions league Qui voudrait donner raison à Rudi Garcia ? parmi les plus grands moments de l'histoire du foot, il y a souvent un erreur d'arbitrage les arbitres en prennent deux fois plus dans la tronche sur les plateaux télés demander la vidéo après une faute, c'est comme exiger une palette après un rencard Pierre Ménès va réclamer une extension de l'état d'urgence à l'encontre des arbitres derrière toute quête de la perfection, se cache une dictature on va finir par mettre des pages de pub pendant l'attente de la ...
Le rugby travailliste : un French Flair du sport populaire ?
07/08
Article paru dans "Sport et Plein Air, août-septembre 2019 «Il semble que l'association [le football] soit essentiellement populaire, le rugby seul parait noble, captivant.» Le journaliste Édouard Pontié fournit dès 1905 ,dans un livre consacré au sujet, le diagnostic social des deux «frères ennemis» (le terme football englobe alors les deux activités, l’«association» qualifiant le jeu sans les mains). Est-ce pour cette raison que lorsque les premiers clubs sportifs ouvriers sont fondés à partir de 1907-1908, le ballon ovale se révèle absent ? L’implantation régionale particulière de ce sport ne joue certes pas en sa faveur. En effet, c’est dans le sud-ouest que se niche le cœur -  ...
La triche est un art populaire!... et la dernière dimension universelle du foot !
06/08
Pour que sport désire rester universel bref toucher et concerner tout à chacun, il doit se souvenir qu'il a du, surtout pour se se démocratiser parmi les classes populaires, du recourir à d'autres modes de fonctionnement que le très hypocrite fair-play bourgeois. Dans le sport, la règle délimite (donc exclue) l'identité noble de la discipline, pendant que la fraude en fonde la culture populaire. Sans le sens de l'entour-loupe, de la « carotte » des blousons noirs au « cevi » des cités, les grandes légendes du football n'imprimeraient dans la mémoire collective qu'une horripilante platitude professionnelle, sans accroche possible pour l'identification chez les bon gars d'en bas (et ...
Manu Chao versus Maradona
02/08
Alors que le désormais sélectionneur argentin multiplie les esclandres et autres facéties verbalo-politico-footballistiques dont il a le secret, prolongeons notre série sur le ballon rond et le rock alternatif avec cette interview de Manu Chao, ex Hot Pants (son meilleur groupe), ex mano negra, ex lui-même en solo. L'occasion de voire à quel point, dans les années 80, le foot comme le rock, demeuraient encore un peu, malgré tout le reste, une histoire sentimentale. Interwiew parue dans le so foot n°50 , décembre 2007 Manu Chao n'est pas seulement le gentil garçon de l'altermondialisme qui vend plein de disques en trois langues, il reste également un gamin qui parle de « Diego » ...
Le foot selon Jaurès
31/07
1) Un foot français sans complexe d'infériorité Quand Jean Jaurès rejoint un socialisme hexagonal divisé en de nombreuses chapelles (allemanistes, guesdistes, etc..) et un mouvement ouvrier ou le syndicalisme se cherche, le point de gravité mondial de son « nouveau camp », sur tous les plans, notamment intellectuel, se situe en Allemagne (avec des figures phares telle qu' Edouard Bernstein). Mais loin de se laisser impressionner par un univers qu'il connaît parfaitement - pensons à sa thèse en latin sur « Les origines du socialisme allemand »-, il décida de bâtir, notamment au travers d'une lecture très particulière et distanciée du marxisme (un peu à l'instar, à l'autre bout du ...
Albert Camus, le #foot, le #nobel et l'algérie ....
22/07
À mon père... La solitude du gardien de but. Albert Camus et le foot. [So Foot "Hors-série Légendes", décembre 2009->http://www.sofoot.com/so-foot-hors-serie-50-legendes-alfredo-di-stefano-kaizer-chiefs-bastia-78-maradona-rene-higuita-120112-article.html] Albert Camus au Panthéon! Par Nicolas Sarkozy qui plus est! Hold-up mémoriel, selon les héritiers autoproclamés de l'auteur de La Peste. Dur de saisir, c'est vrai, quelle affinité notre Président peut bien s'imaginer avec ce “social-démocrate de raison et libertaire de cœur”. Reste évidemment le foot. Sauf que l'apport de Camus ne se limite pas à la citation connue de tous: “Ce que je sais de la morale, c'est au football que je ...
Mon souvenir du 15 juillet 2018 #championsdumonde
15/07
Nick Hornby racontait dans « 31 songs » le rapport singulier et forcément biaisée qu'entretenait son fils avec la musique (et en l'occurence un morceau de reggae), dont on sait la part immense qu'occupe cette passion dans la vie de l'écrivain. Mon garçon du haut de ses six ans me confronte au même désarroi. Le foot garde une place centrale dans ma vie, et en grande partie dans la relation avec mon ainé. Pour mon cadet, notre étrange occupation avec ce ballon rond, ce « jeu balle » qui par ailleurs lui sert également à désigner la totalité des jeux sur mon smartphone, prend surement des allures de rites kabbalistique. De son monde et de la manière dont il regarde de loin le notre, avec ...
#14juillet : Et si les révolutionnaires français étaient des footballeurs ?
14/07
14 juillet 1789. La prise de la Bastille. La France ébranle de nouveau le monde et fait basculer l'Europe dans une autre époque, celle d'une modernité politique dont nous continuons de digérer les dernières miettes. Le roi a certes encore sa tête sur les épaules, mais il ne le sait pas encore, il a perdu un pays qui commence à se penser nation, sans avoir besoin de s'en remettre aux Bourbons. Le centre de gravité de notre histoire quitte Versailles pour retourner à Paris, et hormis les épisodes de la Commune et de la French Touch, cela ne changera plus. Des hommes vont en quelques années inscrire leurs noms au panthéon – parfois au vrai sens du terme - du roman national et surtout ...