FouTaPaPa

07/08/2013

Parce que deux lignes sont parfois insuffisantes pour décrire un projet, surtout lorsqu’il importe autant à son auteur. Parce que résumer n’est pas forcément décrire, et que bâcler est le contraire de construire, je tiens avant toute chose à vous présenter FouTaPaPa.

Il faut dire que c’est ce qu’on fait, généralement, entre personnes polies et civilisées. On fait les présentations, on jongle entre discours préfabriqués et opinions tranchées, on enchaîne les courbettes bien que souhaitant montrer notre stature. Vu que je vous estime, vous, avant même que vous ne m’ayez lu, me voici résolu à vous présenter le projet FouTaPaPa. Pas besoin de sourire, on voit tout de suite que vous êtes ravis.

FouTaPaPa
, comme son nom l’indique, a pour thème principal le football d’avant, d’antan, d’outre-tombe, de jadis. Appelez-le comme vous le voudrez, c’est le foot de votre père. Ou celui de votre grand-père. Ou d’encore plus loin, mais ne me faîtes pas croire que vous discutiez ballon à la maison de repos. En somme, réécrire l’Histoire de notre sport roi, ou du moins la retranscrire, la transmettre à nouveau, comme un témoin que l’on oublie trop souvent de se passer.
Le football a ses codes, ses règles, ses héros, ses moments de gloire, de peine, d’ivresse, ses temps forts, ses secrets, ses espoirs. Le football a aussi son Histoire. Et c’est celle-ci qui m’intéresse aujourd’hui. Ou plutôt celles-là. Comme une immense maison de poupée, l’Histoire du foot regorge elle-même d’histoires différentes, des plus connues aux plus insolites, des plus insignifiantes aux plus merveilleuses. Certaines s’imbriquent, comme des poupées Russes. D’autres sont plutôt faites de cire, et constituent à elles-seules une œuvre d’art qu’il vaut mieux admirer sans rien autour.

A la manière de la vie, l’Histoire du foot pose à merveille la question de l’importance d’une aventure, de sa pertinence, de ce qui doit être souligné ou effacé, retenu ou oublié. Alors lesquelles allons-nous raconter ici ? Je dis bien « Nous », car comme chacun le sait, l’Histoire est la seule chose qui nous concerne tous, tout en étant tributaire de la participation de chacun. Elle semble nous entrainer contre notre gré, le long d’un chemin que nous sommes pourtant les seuls à pouvoir tracer. C’est ainsi que nous (re)découvrirons ensemble toutes ces choses que le football nous a léguées, les icônes que la plupart d’entre nous n’ont pas eu la chance de voir jouer, ces aventures d’un autre temps que la conjoncture médiatico-financière actuelle rendrait aujourd’hui impossibles. Ces choses qui ont fait du football le sport le plus populaire du Monde, en somme.

Je vous entends émettre vos premières critiques. Il n’est en aucun cas question d’entretenir l’éternelle rengaine « C’était mieux avant ». A vrai dire, FouTaPaPa n’a même pas la prétention d’enseigner quoi que ce soit à ses lecteurs potentiels. L’Histoire n’est pas une science, et si certains soutiennent le contraire, ils ne pourront nier qu’elle est avant toute chose un ressenti. Une discipline dans laquelle la véracité des faits côtoie sans cesse la subjectivité de celui qui les relate. Et parce que le football regorge d’émotions, tant et si bien qu’il est impossible de le raconter avec exactitude, de manière factuelle sans y greffer ses sentiments. Ainsi, FouTaPaPa ne vante rien d’autre que la beauté du Football, mettant l’accent sur celui d’hier, sans oublier que la beauté transparait dans celui d’aujourd’hui, et on l’espère dans celui de demain. FouTaPaPa n’est pas non plus un blog d’archiviste barbu, taillé au silex dans une grotte poussiéreuse. Déjà parce que je suis imberbe, mais aussi parce que l’Histoire entretient toujours un lien étroit avec le monde actuel. C’est même la principale cause de son existence, à savoir mieux renseigner, montrer, illustrer et problématiser, pour que, demain, l’on puisse mieux réfléchir et mieux agir. Pour mieux aimer.

Quant au nom, il me sera compliqué de justifier une telle fantaisie. FouTaPaPa c’est la contraction phonétique du football de nos aïeuls, et c’est assez clair comme cela. Néanmoins, il y a dans ce titre un je-ne-sais-quoi de juvénile, d’enfantin, comme si une telle graphie ne pouvait être que la création du plus jeune des écrivains. Certainement que le FouTaPaPa se raconte comme on lit une histoire à son enfant avant qu’il s’endorme. Qu’il s’analyse avec l’innocence et la pureté du nouveau-né qui s’émerveille constamment dans le nouvel univers qui s’offre à lui.

En tous les cas, FouTaPaPa, c’est mon bébé, et sachez que je suis fier de vous le présenter.

Ghislain

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  • Message posté par one_of_the_amoks (2224) le 07/08/2013 à 14:01
      Note : 1 

    "L’Histoire n’est pas une science, et si certains soutiennent le contraire, ils ne pourront nier qu’elle est avant toute chose un ressenti."

    Sur ça simplement (projet qui a du potentiel mis à part ça), je ne suis pas spécialiste mais ayant de manière connexe étudié les sciences humaines, je dirais qu'à compter du moment où tu mets en oeuvre une démarche scientifique (ce qui est le cas en histoire également) pour construire un savoir alors tu entres dans le cadre de la science.
    pour le reste, tu me sembles plutot faire référence à la subjectivité à laquelle tout scientifique est de toutes les façons nécessairement confronté, la meilleure manière d'y remédier étant peut etre d'etre persuadé de l'existence de ladite subjectivité.

  • Message posté par FlyingDutch (153) le 07/08/2013 à 20:29
      

    Super interessant comme idée !

    Par contre je pars pas dans la discution science molle/science dure...


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