Alex Dupont : « Je suis très poisson »

Alex Dupont : « Je suis très poisson »
24/12/2011

Bon vivant affiché, Alex Dupont est la preuve que bonne table et cuisine populaire ne sont pas incompatibles. S’il s’apprête à prolonger avec Brest, le natif de Dunkerque ne renie pas ses origines fourchette en main. Où la bière et la frite occupent une grande place.

Qui fait la cuisine chez les Dupont ?

C’est ma femme qui cuisine en général, mais quand on mange du poisson, c’est moi qui gère la cuisson et elle, elle fait les sauces et les garnitures. La cuisson du poisson, c’est le plus important, il faut être ultra précis. C’est mon domaine. Je suis petit fils de pêcheur, je viens de Dunkerque. Je suis né dans le poisson, tu sais.

Vous en mangez souvent ?

Quatre fois la semaine, au moins. J’adore ça et ici, c’est pas très dur à trouver. J’aime beaucoup le bar de ligne, ainsi que les poissons plats comme la sole ou la limande. Mais mon préféré, c’est sans conteste le turbo. Mais je ne suis pas très branché poissons d’eau douce. Je me concentre sur la mer.

Vous ne cachez pas non plus votre goût pour la bière.

Je suis un grand amateur de bières, c’est vrai. Là haut dans le Nord, on ne naît pas avec la bière dans le biberon, mais pas loin. Tu sais que j’ai acheté ma propre pompe à bière de salon ? Quel con je fais. Quand je rentre de l’entraînement, le midi, je m’en sers systématiquement une, et quelle que soit la température extérieure. J’aime boire une bière classique type Stella ou Pelforth pour me désaltérer, mais je suis aussi friand de bières de garde (bières de haute fermentation à haute teneur en alcool, généralement originaires du nord de la France ou de Belgique, NDLR) pour déguster. Tiens, au moment où je te parle, je suis en train de me servir une Trois Monts pour l’apéritif. En revanche, j’ai arrêté les bières trappistes. C’est vrai que c’est bon, mais ça me reste sur l’estomac, j’ai du mal à les digérer avec l’âge et le stress du boulot. Avec le vin, la bière reste le seul alcool que je bois. Je ne bois pas de whisky ni d’autres apéros classiques.

Est-ce que, du coup, vous êtes également branché cuisine à la bière ?

Mais évidemment, mon petit ! La carbonnade flamande, c’est ma spécialité, une recette que j’ai ramenée de là-haut. C’est du bœuf que l’on fait revenir dans de la bière, avec des oignons et de la cassonade. C’est extra. Mais mon plat favori, c’est le potjevleesch. C’est un plat flamand, un mélange de plusieurs viandes blanches (lapin, poulet, porc etc) que tu manges froid en gelée et avec des frites, bien sûr, et une salade. J’en raffole, je m’en fais livrer directement chez moi par un vieux copain qui a un resto sur la plage de Dunkerque, Le Roi De La Moule. Dès que j’en n’ai plus, je l’appelle et il m’approvisionne. Par contre, je n’ai jamais été fan de viande rouge.

Vous êtes un mec du Nord. On imagine que vous êtes un puriste de la frite.

Bien sûr ! La frite fraîche, faîte à partir d’une bonne pomme de terre des Flandres, c’est fabuleux. Malheureusement, huit fois sur dix maintenant on te sert des frites congelées, c’est dommage. Mais la frite, comme la bière, ça va bien avec le foot en plus. Moi, je me délecte d’une galette saucisse avec une bière. Tiens, l’autre jour je suis allé voir Guingamp-Sedan, en Ligue 2. Ben j’ai fait la queue avec tout le monde devant une baraque à frites pour acheter ma galette-saucisse. Ca fait parti du rituel quand tu vas au stade.

Quid des moules frites ?

J’adore. Mes préférées, c’est évidemment les moules marinières, je les consomme rarement avec une autre sauce. Bon, en ce moment, elles sont assez petites, elles viennent de Hollande. Ici à Brest, on a le resto de Kersauzon, le Tour du Monde, ça s’appelle. Il ne fait que des moules frites. J’y vais de temps en temps. Il y a une ambiance du feu de dieu. A partir de 23 heures, ça se met debout sur les tables, ça chante.

Le Maroilles, c’est un cliché du Nord ou vous aimez vraiment ça ?

Attends, c’est super bon. Attention, je n’en prends pas au petit déj’, je ne fais pas assez de sport pour ça. Mais la tarte au Maroilles, c’est excellent. Je me régale plus avec ça ou avec une quiche flamande qu’avec une pizza.

On se souvient de votre passage à Sedan, chez les Sangliers. Êtes-vous un homme de gibier ?

Non, pas tellement, sans doute car je ne suis pas chasseur.

Parlez-nous de votre repas de fêtes.

En fait, c’est une surprise, car je vais réveillonner avec des amis au Sénégal. J’ai acheté une maison là-bas, et c’est la première fois que les potes vont venir, donc je leur fais la surprise du menu. En revanche, on a avancé le repas de noël avec les enfants, du coup. On le fait ce soir (jeudi, ndlr).

Et c’est quoi le menu ?

Alors on aura du foie gras en entrée, arrosé d’un Bergerac blanc doux. Puis un peu de saumon fumé. Et on enchaîne avec un plateau de fruit de mer géant, avec un homard. Je te l’ai dit, je suis très poisson. Pour accompagner ça, on aura un Rully 1998 (Bourgogne Blanc).

Propos recueillis par Marc Hervez


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2 réactions ;
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  • Message posté par Keuzcoz (2) le 24/12/2011 à 16:28
      

    miam miam il ma donné faim le saligot

  • Message posté par Dendecuba (3666) le 24/12/2011 à 18:51
      

    mdr le U a dû bander sec quand il écoutait ses réponses hahaha


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