Atahualpa futbol

05/12/2013

Alors qu’il reste encore une journée de championnat à disputer, l’Emelec a obtenu dimanche 1er décembre, son 11ème titre de champion d’Equateur de football. Retour sur le sacre d’une équipe qui a coiffé tout le monde au poteau.

Dimanche dernier, il suffisait d’un match nul et d’une défaite de l’Independiente José Teran pour que les joueurs de Gustavo Quinteros puissent célébrer le titre de champion d’Equateur 2013. L’Emelec se déplaçait à Manta, une équipe de milieu de tableau. Le match fut crispé et après une faute pour jeu dangereux du défenseur Victor Chinga, Emelec obtenait un penalty. Denis Stracqualursi, attaquant argentin venu renforcer l’équipe « azul » durant l’automne, n’a pas pu donner l’avantage aux siens puisqu’il a tiré son penalty en plein sur Ramirez, le gardien de Manta. Le match nul 0-0 fut toutefois suffisant ; l’Independiente JT ayant perdu 1-2 contre la LDU de Loja ; pour offrir un onzième sacre à l’équipe de Guayaquil.

L’Emelec a réalisé un drôle de championnat. Le club court après le titre depuis 2002 et la longue période de domination des clubs de Quito : 4 titres pour la LDU de Quito entre 2002 et 2013, 3 titres pour le Deportivo Quito et 2 titres pour El Nacional. L’Emelec a fait un début de saison très bon, mais les quelques défaites contre des adversaires directs (0-2 contre le Deportivo Quito, 1-2 contre l’Universidad Catolica et 0-2 contre El Nacional) auraient pu écarter définitivement le club du titre. Or, depuis fin octobre les joueurs de Gustavo Quinteros se sont véritablement déchainés. L’Emelec a écrasé 7-0 la Catolica qui était pourtant en pleine confiance et qui ne s’est pas remis de ce résultat. Ensuite, Macara et Deportivo Quito ont été battu 4-0 et 3-0. L’Emelec a pris le dessus en toute fin de championnat, quand la Catolica, pas assez expérimentée, a complètement craqué et que les résultats du Deportivo Quito ou du Nacional étaient trop irréguliers. Dès la fin du match contre Manta, des milliers d’Equatoriens, supporters de ce grand club, sont descendus dans la rue pour manifester leur joie, le président de la République Rafael Correa le premier, lui qui n’a jamais caché être un grand supporter de l’Emelec. Son rival du Barcelona SC reste devant avec ses 14 titres de champion mais l’Emelec se rapproche désormais dangereusement.

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Les joueurs clés du titre :

-Marlon de Jesus. Avec ses 11 buts marqués en début de championnat, le jeune attaquant équatorien aura été le meilleur buteur en championnat du club. Ses bonnes prestations lui auront permis de taper dans l’œil du club mexicain de Monterrey avec lequel il s’est engagé au mois de septembre.

-Denis Stracqualursi. Le puissant attaquant argentin, passé par Tigre, Everton et qui jouait à San Lorenzo n’aura pas mis longtemps à s’adapter à ses nouvelles couleurs. Avec ses 9 buts en 18 matches, la recrue phare de l’Emelec n’a pas mis longtemps à justifier son statut de vedette.

-Pedro Quiñonez. Le milieu de terrain et capitaine de l’Emelec est devenu le chouchou des supporters cette saison. Formé à El Nacional et passé par le Mexique, à Santos Laguna, ce milieu de terrain défensif, devenu international depuis son retour en Equateur en 2010, est le meneur d’hommes de l’Emelec 2013.

-Enner Valencia. Âgé de 24 ans, ce joueur évolue milieu offensif droit, tout comme son homonyme de Manchester United. Enner Valencia a obtenu toute la confiance de Gustavo Quinteros cette saison, ce qui n’est sans doute pas étranger aux bonnes sorties du joueur sous les couleurs de la sélection nationale avec laquelle il est appelé depuis 2012.

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Enner Valencia

-Marcos Mondaini. Cet attaquant argentin qui a déjà pas mal voyagé (formé à Boca Juniors puis passé par Barcelona SC, Nacional Montevideo, Atletico Nacional de Medellin et Chivas USA) a réalisé une saison pleine avec l’Emelec, club avec lequel il trouve du temps de jeu et où son profil de second attaquant colle parfaitement avec celui d’un Stracqualursi, dans un rôle de finition.

-Gustavo Quinteros. Âgé de 48 ans, ancien international bolivien (défenseur) passé par le championnat argentin, Quinteros est arrivé l'an dernier à l'Emelec avec l'objectif de redorer le blason du club qui souffrait ces dernières années de la rude concurrence des équipes de Quito et du rival du Barcelona SC. S'appuyant sur des cadres déjà au club et pas adepte du grand chambardement, le technicien bolivien a amené de la confiance et de l'assurance à cette équipe en reconduisant très souvent les mêmes équipes.

La prochaine journée de championnat aura de l’importance pour les équipes qui jouent les accès aux compétitions continentales et les places sur le podium, mais aussi pour le bas de tableau où le Deportivo Cuenca, un habitué de la Serie A, se retrouve dans une position de relégable très inconfortable.


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