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Blin : « Débuter en L1 trois jours après l’attentat de Charlie, c’était particulier »

Depuis trois saisons, Alexis Blin (21 ans) est l'un des joueurs toulousains les plus utilisés. Le milieu de terrain du TFC a quitté Le Mans, sa ville natale, à cause des difficultés financières du club sarthois. Habitué à jouer le maintien avec les Violets, l’international espoir a retrouvé Michaël Debève - qui fut son coach quand il évoluait avec l’équipe réserve il y a quatre ans - après le départ de Pascal Dupraz en janvier dernier.

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Cela doit vous faire bizarre d’être entraîné par Michaël Debève ?
Je le connais bien. Quand je suis arrivé à Toulouse en 2013, il était déjà là. Il m’a dirigé à plusieurs reprises quand je jouais avec l’équipe réserve. C’est un coach exigeant...

Et moins médiatique que Pascal Dupraz...
C’est un autre style. Ils sont différents. Mais le coach Debève sait mettre les points sur les "i" quand il l’estime nécessaire.

Depuis qu’il est arrivé sur le banc du Tef’, vous jouez un tout petit peu moins...
Ce n’est pas illogique. Je me suis blessé et, pendant ce temps, l’équipe a eu de bons résultats, elle a montré des choses intéressantes. C’est donc normal que l’entraîneur fasse confiance à ceux qui ont joué les derniers matchs. Il y a de la concurrence et si je veux rejouer plus régulièrement, il me faudra être encore plus performant. Mais le championnat est encore long. Le coach aura besoin de tout le monde pour l’opération maintien.

Vous avez travaillé pendant deux ans avec Pascal Dupraz. C’est un entraîneur qui ne laisse pas indifférent...
J’ai eu une très bonne relation avec lui. Il m’a fait confiance. Ce que je retiens en premier, c’est qu’il a réussi à maintenir l’équipe en mai 2016, alors que tout le monde envoyait Toulouse en Ligue 2. Nous, on y croyait. Pascal Dupraz savait trouver les mots, nous motiver. Quand on se souvient du dernier match à Angers (3-2), le but de Yann Bodiger qui nous sauve... Un des plus grands moments de ma jeune carrière. Il y avait eu un vrai élan de sympathie autour de nous, et pas seulement à Toulouse... On avait vécu des moments fabuleux. La saison dernière, aussi, quand nous avions fait un très bon début de championnat, jusqu’à la trêve. C’est toujours triste qu’un entraîneur s’en aille. M. Dupraz a estimé que c’était le moment. Je crois aussi qu’il voulait ménager sa santé.


Toulouse joue régulièrement le maintien. N’est-ce pas usant, à force ?
Bien sûr que si. C’est fatigant nerveusement, mentalement. La saison dernière, nous n’étions pas concernés. Mais cette année, c’est de nouveau le cas.

« Dans l’effectif professionnel actuel, il y a plusieurs joueurs qui sortent du centre de formation du TFC : Lafont, Diop, Bodiger, Sangaré, Amian... Cela prouve qu’on travaille bien à Toulouse. »

On a l’impression que Toulouse pourrait faire mieux. C’est une grosse ville, le président Olivier Sadran gère bien son club. Mais vu de l’extérieur, cela donne l’impression de manquer un peu d’ambition...
Je ne suis pas d’accord. Le club est bien géré, c’est une certitude. Mais il a fait de vrais efforts en matière de recrutement, en faisant venir des joueurs comme Andy Delort, Giannelli Imbula, Max-Alain Gradel, Firmin et d’autres. Mais nous sommes dans un championnat compliqué, avec des clubs qui disposent de très gros budgets. Toulouse y a sa place, le club continue de se structurer, avec un président qui ne veut pas faire n’importe quoi.

C’est aussi un club réputé favorable à l’épanouissement des jeunes. Vous en êtes un des symboles.
C’est vrai. Quand je suis arrivé du Mans, en 2013, j’avais été très bien accueilli. Comme je venais d’assez loin, les responsables du centre de formation avaient souhaité que je retourne voir ma famille quelques jours, au bout d’une semaine, puis au bout de trois ou quatre semaines. Dans l’effectif professionnel actuel, il y a d’ailleurs plusieurs joueurs qui sortent du centre de formation du TFC : Lafont, Diop, Bodiger, Sangaré, Amian... Cela prouve qu’on travaille bien à Toulouse. Le club fait confiance aux joueurs qu’il passe du temps à former, et il attire de très bons joueurs confirmés. Régulièrement, avant les matchs, je regarde les compositions adverses, et je constate que le TFC est un des clubs qui fait jouer le plus de jeunes qu’il a formés.


Vous êtes originaire du Mans. Vous aviez quitté le club à cause de ses problèmes financiers ?
Oui. Je pensais y continuer ma formation et y effectuer mes débuts chez les professionnels. Pour un Manceau, c’était l’idéal. On sait ce qu'il s’est passé par la suite. C’est dommage. Il fallait donc que je parte, et le TFC m’a contacté. J’ai très vite accepté car, quitte à partir, autant aller dans un bon club et m’éloigner de ma région natale, sortir un peu de mon confort, de mon cocon familial. J’étais prêt à le faire. À mes yeux, c’était la meilleure des solutions. J’avais 17 ans, mais je savais ce que je voulais. Quand je suis arrivé à Toulouse, j’avais rencontré Alain Casanova, alors entraîneur de l’équipe pro. Il m’avait dit que le club faisait confiance aux jeunes, qu’il comptait sur moi pour l’avenir.


« Le Mans a sa place dans le monde professionnel. Il y a un beau stade, un public. Il faut que le club remonte déjà vite en National 1 ! Quand on voit ce qu’a réalisé Strasbourg, qui était retombé en National 3 et qui a retrouvé la Ligue 1, Le Mans peut le faire... »

Vous avez rapidement joué en Ligue 1, en janvier 2015 contre Lyon (0-3). Quels souvenirs en conservez-vous ?
Le contexte était très spécial, très particulier : c’était juste après les attentats contre Charlie Hebdo et l’épicerie kascher. C’était assez difficile de penser au foot dans de tels moments... Il y avait beaucoup d’émotion. C’était pesant. Mais il fallait jouer, alors... Je me rappelle que juste avant le match, Étienne Didot et Adrien Regattin étaient venus me parler. Ils m’avaient dit : « Tu verras, ça va aller très vite, tu vas mesurer la différence avec le CFA et au bout de dix minutes, tu regarderas déjà le tableau d’affichage et tu verras que le match vient seulement de débuter. » Ils avaient raison : ça allait tellement vite. Je croyais que la VMA était mon point fort. J’ai surtout compris que j’allais exploser ce jour-là...


C’est ce jour de janvier 2015 qui vous a fait prendre conscience qu’être pro, cela demandait pas mal de sacrifices ?
Je le savais déjà. De toute manière, j’ai toujours fait attention. Au sommeil par exemple, j’éteins maximum à 23h. J’ai décidé d’habiter à deux minutes du centre d’entraînement, cela me permet de dormir le plus tard possible. Mais on apprend toujours : la saison dernière, Pascal Dupraz avait fait intervenir un diététicien. Parfois, on croit bien manger, mais ce n’est pas forcément le cas, ou alors on peut améliorer des choses... Cela a été utile pour moi.

Le Manceau que vous êtes doit forcément suivre les performances de son ancien club...
Bien sûr. L’équipe est en National 2, bien partie pour monter. Le Mans a sa place dans le monde professionnel. Il y a un beau stade, un public. Il faut que le club remonte déjà vite en National 1 ! C’est un championnat plus exposé. Quand on voit ce qu’a réalisé Strasbourg, qui était retombé en National 3 et qui a retrouvé la Ligue 1, Le Mans peut le faire...



Propos recueillis par Alexis Billebault
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