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Bleus : Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir

Face à une opposition plus sérieuse que celle proposée par l'Australie le week-end dernier, les joueurs de l'équipe de France ont proposé deux visages. Tantôt attentistes et sans solution à part celle proposée par l'unique Franck Ribéry, tantôt créatifs et en mouvement, notamment après les entrées de Cabaye et Rémy, les Bleus commencent à faire vivre le ballon. Et au vu de ce que montre la défense, c'est tant mieux.

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Et la lumière fut. Enfin, la lumière, c'est vite dit, avec ces nouvelles ampoules écolos qui mettent deux heures et demie à offrir un éclairage digne de ce nom. Mais le fait est qu'en l'espace de deux rencontres – même contre des sélections plus faibles – l'équipe de France est sortie du noir. Le bateau de Didier Deschamps a fui le marasme qui l'avait conduit à une série de cinq rencontres sans rien proposer et sans planter le moindre but. Les Bleus, une soupe dans laquelle la vox populi a pris l'habitude de cracher sans forcément y goûter. Les Bleus, des types qui semblent trouver des repères offensifs au bon moment : juste avant les barrages. Cela étant, pour que l'ampoule basse consommation devienne un vrai spot, il faut que l'électricien en chef affine ses choix.

Ribéry trop puissant ?

Il est plus aisé de gratter un billet pour le Mondial 2014 avec un joueur d'exception dans ses rangs. Force est de constater que Franck Ribéry en est un. Sur son côté gauche, le joueur du Bayern Munich est une antisèche pour équipe en panne d'inspiration autant qu'un recours facile pour créateurs fainéants. En effet, si Francky, plus affuté que jamais, est le fer de lance de l'attaque française, sa maestria actuelle pousse parfois ses coéquipiers du milieu de terrain – Nasri et Valbuena hier – à lui refiler la balle avant d'assister en spectateur à ses tours de magie. Une magie qui opère souvent, comme sur le but de Benzema, où le Munichois crée l'action seul comme un grand, mais un pouvoir à double tranchant, notamment quand l'intéressé opte trop souvent pour la solution solo – lors des vingt premières minutes du deuxième acte, par exemple. C'est donc logiquement que le jeu des Bleus passe souvent par la gauche. Et comme disait votre coach chez les U13, « on reçoit le ballon à gauche, on lève la tête, et on cherche l'opposé » .

Via le délicieux Pogba, notamment, qui, lorsqu'il ne tente pas une transversale du mauvais pied sans contrôle, peut être, au même titre que Valbuena dans l'axe, celui qui oriente le jeu. Le problème est ailleurs, à l'extrême opposé, en fait, où Samir Nasri était titulaire au poste d'aillier dans le 4-2-3-1 cher à Didier Deschamps. Si leurs profils ne sont pas exactement les mêmes, Samir Nasri et Mathieu Valbuena se marchent dessus. Tous deux capables d'occuper l'axe et le couloir droit, donc prompt à permuter, le Marseillais et le Mancunien ne sont pas de vrais ailiers. Le Citizen, comme le Phocéen, est un joueur qui aime toucher le ballon, parfois un peu trop, et n'est pas l'homme d'espace que l'on voudrait voir à ce poste-là. L'idée n'est pas de dire que Nasri a été mauvais hier, au fond, l'ancien Marseillais a touché beaucoup de ballons et a été plutôt précieux dans la conservation, mais il n'est pas exploité au bon endroit. En somme, on se dirige plus sur un « Nasri ou Valbuena » que sur un Nasri et Valbuena, comme le disait pourtant Didier Deschamps. Cette configuration profite logiquement à Loïc Rémy qui, quoique discret contre l'Australie, est sans doute l'alternative la plus crédible à droite. Outre ses qualités de vitesse et son amour de la profondeur qui semblent indispensables sur ce côté, l'attaquant de Newcastle saura toujours se montrer présent au second poteau sur les nombreuses actions venues du côté de Ribéry. Là, son excellent jeu de tête et ses capacités de finisseur peuvent faire mal. Là, Mathieu Debuchy pourra jouir pleinement de son couloir, embouteillé lorsque Nasri est en phase de conservation. L'autre question posée par le onze titulaire de Didier Deschamps ce mardi soir est la présence de Blaise Matuidi à la place de Yohan Cabaye. Toujours bon dans l'entrejeu, le Parisien semble avoir un profil plus intéressant lorsque la France subit et laisse la balle que quand elle joue. Passeur correct et capable de franchir les lignes, Blaise apporte moins de garantie en terme de maîtrise et de deuxièmes ballons que le joueur de Newcastle. L'ancien Lillois, présent dès son entrée – il a failli planter sur un but de Ribéry – a montré face à l'Australie que, quand les Bleus prenaient le jeu à leur compte, il rayonnait. En somme, cela donnerait Valbuena – Matuidi lorsque les Bleus subissent et Cabaye – Nasri lorsque les Bleus portent le ballon.

Attention, défense fragile


Lorsqu'ils ne le portent pas, notamment lors des trop nombreuses offensives finlandaises au Stade de France, les Bleus ont souffert défensivement. Principal bémol de l'arrière-garde française, Éric Abidal a passé une sale soirée. Souvent adoubé pour sa qualité de relance, le défenseur de l'AS Monaco s'est surtout fait remarquer par son incroyable lenteur et ses oublis dans les couvertures. Convoqué par Didier Deschamps pour la fin de cette campagne de qualification en partie pour son expérience, Éric Abidal offre trop peu de garanties pour être un choix réellement satisfaisant. Candidat en puissance à une place de titulaire, Raphaël Varane se la joue plus Abou Diaby qu'Alessandro Nesta ces derniers temps, tandis que Laurent Koscielny prend ce qu'on lui offre. Efficace dans les airs, solide dans les duels, le Gunner est la seule véritable satisfaction défensive de la soirée. En effet, s'ils ont tenté d'apporter offensivement, les latéraux Évra et Debuchy étaient tout sauf l'assurance tout risque. Systématiquement pris dans leurs dos, Laurel et Hardy se la jouent « latéraux modernes » en oubliant qu'on ne devient pas Philipp Lahm, mais qu'on nait comme ça. S'appliquer derrière, donc, mais continuer à se donner à fond devant. C'est aussi grâce à eux que les Bleus ont semblé avoir un peu de fonds de jeu, de créativité et de vie lors de cette semaine internationale. Et tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.




Par Swann Borsellino
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