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Bleus ou barrage : un match peut en cacher un autre

Dimanche soir, le match retour entre Dijon et Lens pour l'accession en Ligue 1 se jouera exactement à la même heure que la rencontre amicale entre l'équipe de France et la Bolivie. Un sacré manque de respect.

Raphaël Varane est champion du monde, mais il reste un supporter comme un autre. Mardi soir, le défenseur madrilène a vibré devant la première manche du barrage d’accession à l’élite entre Lens, son club formateur, et Dijon. « Ma femme et mon fils étaient au stade, ma famille y était aussi, et moi j’ai crié dans la salle de soins en regardant le match à la télé, raconte-t-il à Ouest-France. Ils peuvent le faire, même si ce sera à l’extérieur dimanche, ils l’ont déjà fait ! J’espère de tout cœur en tout cas ! » Sauf que cette fois, il ne pourra pas stresser pour les Sang et Or devant sa télé pour la bonne raison qu’il sera sur la pelouse de la Beaujoire pour disputer une rencontre amicale face à la Bolivie avec l’équipe de France. Déjà que la programmation d’un match des Bleus au lendemain de la finale de la Ligue des champions pouvait être considérée comme aberrante, il se trouve que le fameux « hasard du calendrier » veut que le retour entre Dijon et Lens se joue exactement à la même heure que France-Bolivie. Tout simplement grotesque.

C'est pas ma faute à moi


Et si tous les supporters lensois et dijonnais ont bien évidemment fait leur choix – ils seront soit au stade Gaston-Gérard, soit devant leur télé pour encourager leur équipe – les amateurs de ballon rond neutres devront, eux, choisir entre les Bleus et un match plein d’enjeu clôturant la saison 2018-2019 des championnats français. La faute à qui ? À personne, visiblement, puisque chacun a une bonne excuse pour justifier cette hérésie. Il faut remonter à la source pour comprendre la construction d’un tel couac : tout est parti de la volonté du sélectionneur Didier Deschamps d’ajouter une date au calendrier de l’EDF en juin pour préparer les rencontres éliminatoires contre la Turquie (8 juin) et l’Andorre (11 juin). Résultat, la FFF s’est empressée de trouver un adversaire aux champions du monde – en l’occurrence la Bolivie – et a fixé en mars dernier la rencontre au dimanche 2 juin, en prime time bien sûr, tout en sachant que la période internationale prévue par la FIFA débuterait officiellement le lendemain.


Mais voilà, le calendrier général des compétitions est établi depuis décembre 2017 et la LFP n’a pas voulu tout chambouler, l’enchaînement de Gazélec Ajaccio-Le Mans (18 heures) et Dijon-Lens (21 heures) étant souhaité par les diffuseurs beIN Sports et Canal +. « Les chaînes ont été tenues au courant de ce souci d’horaires avec le match de l’équipe de France, explique-t-on à la Ligue selon des propos relayés par L’Équipe. Et après concertation, il a été décidé de maintenir la programmation initiale. » Il en va de l'intérêt de chacun, sauf de celui des amoureux du foot, comme d'habitude. Le grand public se tournera sûrement vers les Bleus, pendant que les mordus opteront pour un double écran afin de ne rien rater, et l'ultime climax de notre championnat sera probablement relégué au second plan dans de nombreux médias, ainsi que dans l'esprit des gens. La faute, surtout, à une cacophonie générale dans le monde des instances et à un manque de communication entre la Fédé et la Ligue, qui n'ont en revanche eu aucun mal à travailler ensemble pour soumettre une proposition alternative à la réforme de l'UEFA pour la C1. À chacun ses combats.

Pour le bien de nos championnats


Mais à une époque où les championnats nationaux sont justement susceptibles d'être affaiblis et de perdre en intérêt à cause de la transformation de la Ligue des champions en cette fameuse ligue européenne quasi fermée, à une époque, aussi, où les interdictions de déplacement de supporters sont légion en France, il est essentiel de valoriser les moments clés de nos championnats et de penser - entre deux enjeux économiques - aux fans se déplaçant au stade et à ces passionnés consommateurs de foot à longueur d'année. Comment prendre au sérieux un barrage Dijon-Lens se jouant au même moment qu'un match des Bleus ? Comment prendre au sérieux un Troyes-Lens programmé un vendredi à 18 heures ? Est-ce vraiment la solution pour remplir les stades et pousser les gens à s'intéresser à cette nouvelle formule proposée depuis deux ans ? L'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs, mais en Angleterre, en Allemagne, en Italie, aucun barrage ne se sera déroulé en même temps qu'un match de la sélection nationale. Même en Espagne, où la saison se terminera le 23 juin, aucun match de deuxième division ou de play-offs ne se disputera le même jour que ceux de la Roja. Prenons-en de la graine, retenons la leçon et en attendant, tâchons de nous débrouiller pour croquer dans les deux rencontres ce dimanche soir. Mais s'il vous plaît, cher Didier Deschamps, chères instances françaises, chers diffuseurs, merci de respecter un minimum le football la prochaine fois.



Par Clément Gavard
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À peine le temps de respirer : les Bleus enchaînent avec la Bolivie




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