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Bleus : les destins en croix

En déplacement à Guingamp jeudi soir pour recevoir l'Islande, l'équipe de France s'apprête à ouvrir pour de bon la page de l'après-Mondial alors qu'un bal des courbes s'est organisé cette semaine à Clairefontaine entre les revenants et quelques nouveaux venus. C'est le thème central de ce rassemblement d'automne.

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Tanguy Ndombele croit en son destin : interrogé en janvier dernier, le milieu de l’Olympique lyonnais avait avoué qu’une convocation chez les Bleus était à ses yeux un objectif à long terme. Long comment ? « Je ne suis pas pressé, lâchait-il à l’époque. Bon, après, si je suis appelé, je suis preneur. » On y est : à 21 ans, 40 matchs de Ligue 1 et notamment une masterclass donnée sur la pelouse de l’Etihad Stadium de Manchester, où l’OL est venu dompter City (1-2) le 19 septembre, Ndombele tient son ticket d’or pour basculer vers « le niveau international » que lui promet publiquement, et ce, depuis plusieurs mois, son entraîneur Bruno Génésio. Alors oui, cela tient à la grave blessure de Corentin Tolisso, mais aussi à pas mal d’autres choses : une régularité trouvée dans les performances, les bonnes copies rendues par le joueur chez les Espoirs, le fait qu’il sache « un peu tout faire » sur un terrain... Ainsi, la belle histoire a pris forme cette semaine à Clairefontaine, celle du type un temps recalé du circuit pour ne pas avoir voulu se dépouiller assez, au bon moment, et qui a enfin pu pénétrer dans le château avec l’ambition du jeune bonbon qu’il ne reste plus qu’à déballer. Un retour au cœur du foot de haut niveau : la gestion des courbes.

« On est tous de passage en équipe de France »


C’est le thème du deuxième rassemblement international de la saison, qui verra l’équipe de France affronter jeudi soir l’Islande, à Guingamp, d’où Ndombele avait été éjecté en 2014 et où il avait avoué à certains proches que le foot n’était peut-être pas pour lui, et recevoir l’Allemagne mardi prochain au stade de France après une rentrée passée à se rouler dans les confettis. La fête est finie, pour de bon, et les affaires sérieuses ont désormais repris, la concurrence entre les hommes avec. D’un côté, il y a les absents du moment : Adil Rami, Samuel Umtiti, Benjamin Mendy, Nabil Fekir, Corentin Tolisso. De l’autre, les revenants de l’automne : Lucas Digne, Kurt Zouma, Mamadou Sakho, Dimitri Payet. Et au milieu, Didier Deschamps qui reprend de la hauteur à la manière d’un aigle tournoyant au-dessus des montagnes qui entourent le futur bleu : « Je dois faire des choix. Si je prends un joueur, c’est au détriment d’un autre. Je suis dans un souci d’équilibre de liste, vous le savez. En défense centrale, par exemple, j’ai déjà deux jeunes joueurs et il me fallait de l’expérience. La jeunesse n’est pas un handicap, mais c’est bien d’avoir un équilibre. » Officiellement, Deschamps est déjà revenu à ses habitudes, confirmant que le titre de champion du monde décroché durant l’été n’est pas celui de la naissance d’une génération, mais bien un révélateur de la richesse d’un vivier, simplement.



Alors, le boss des Bleus s’en sert : Umtiti absent, Didier Deschamps a décidé de faire remonter dans le train tricolore Mamadou Sakho, dont la dernière sélection remonte au mois de mars 2016 et à une victoire face à la Russie (4-2). Une autre histoire du destin, le sélectionneur justifiant la convocation du défenseur de Crystal Palace par « son vécu international » , souvent injustement résumé le concernant au barrage retour pour la Coupe du monde 2014 et à son doublé inscrit contre l’Ukraine (3-0), en novembre 2013. « Cela ne m’agace pas qu’on le pense, a répondu l’intéressé mercredi dans L’Équipe. Mais moi, je ne vis pas dans le passé. J’avance. On est tous de passage en équipe de France. Seuls les murs de Clairefontaine ne bougent pas. Quand on est là, on doit faire le boulot et se mettre au service de la nation. » Du Sakho à l’état brut : un ancien « nomade de Paris » , qui s’est monté une carapace dans la rue et au milieu d’un système qui ne lui a pas toujours rendu, mais qui vit aussi avec le souvenir d’une participation à l’Euro 2016 déchirée par un contrôle positif à un antiasthmatique avant d’être blanchi quelques semaines plus tard. Trop tard.

La boucle de Le Graët


Cette semaine, l’ancien défenseur du PSG a également ouvert une autre porte : « J’ai joué avec le grand frère de Kylian Mbappé, Jirès Kembo. Quand je jouais avec lui, Kylian avait huit ou neuf ans, et il me disait : "Tu vas voir, mon petit frère arrive." » Aujourd’hui, Mamadou Sakho a 28 ans et a bien retrouvé Mbappé, auteur d’un quadruplé face à l’OL de Ndombele dimanche (5-0). Son destin à lui ? « Kylian fait des choses qui sortent de l’ordinaire » , a d’abord commenté sobrement Didier Deschamps, lundi, avant d’allumer : « Ce qu’il fait, c’est un peu hors norme, il est déjà hors catégorie. Un joueur comme ça, il y en a un de temps en temps. En fait, il ne fait pas les choses simplement, il ne les a jamais faites simplement d’ailleurs. Il existe beaucoup d’autres Kylian, mais lui, c’est Kylian Mbappé et c’est prodigieux. » Le foot, ses portes qui claquent et ses chocs cosmiques : plus que jamais, le groupe France convoqué cette fois par Didier Deschamps raconte mille histoires, de Lloris qui vient en sélection pour respirer à Lucas Digne qui se pointe pour « avaler la pilule » d’une non-convocation pour le Mondial en passant par Paul Pogba, liant entre les différentes générations de la troupe et patron naturel en pleine galère à Manchester United.



Pour tenir la toile, voilà un drôle de cadre : Guingamp, ses 6900 habitants et son Roudourou, où les Bleus étaient venus s’imposer face aux îles Féroé en 2009 (5-0) et où ils ont été fêtés mercredi comme des rois à l'entraînement. Derrière le lieu, c’est aussi une boucle qui commence à se refermer : celle de Noël Le Graët, président de la Fédé depuis juin 2011, qui quittera ses fonctions au bout de son troisième mandat dans deux ans et qui tenait à offrir à sa ville et à son gendre, Bertrand Desplat, une tournée de champions du monde. Ce déplacement en Bretagne est l’occasion d’un voyage en province, mais aussi une arme de communication massive pour Le Graët. Amené sur le sujet dans la semaine, Desplat, l’actuel président de l’En Avant de Guingamp, l’a plus ou moins reconnu : « Il faut rendre à César ce qui appartient à César. » Jeudi, César revient donc dans la ville où il a été maire, président de club de foot et chef d’entreprise, mais César vient aussi ponctuer l’histoire de l’homme qui s’est construit en solitaire pour atteindre les hauteurs qui sont les siennes aujourd’hui. Et le foot, dans tout ça ? C’est là que se jouent les différents destins, et Lucas Digne a bien pointé l’enjeu du soir en affirmant vouloir « poser des problèmes au coach quand il fait sa sélection » à l’avenir. Une confirmation que les confettis ont été balayés : on ne va pas s’en plaindre. Place aux embouteillages.



Par Maxime Brigand
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