Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 26 Résultats Classements Options
  1. // CDM 2019
  2. // 8es
  3. // France-Brésil (2-1)

Le sale air de la peur

Après un huitième de finale décevant, la question du manque de réussite se pose plus que jamais, surtout devant l’éventualité d’un duel face aux redoutables États-Unis. Et si, malgré les apparences, les Bleues avaient du mal avec la pression de jouer un Mondial à domicile ?

Modififié
« Quand on voit les stades pleins, ça fait chaud au cœur, mais ce n’est pas le même public que chez les hommes. C’est plus américain. Les gens viennent avec femmes et enfants consommer du Coca. C’est plus familial, plus spectateur, mais l’engouement est extraordinaire. Et les retombées seront réelles et sérieuses. Nous recevons déjà des coups de fil tous les jours pour nous proposer des essais. » La citation, tirée du Républicain lorrain, est de René Franceschetti, président de la section féminine du FC Metz. Si ce qu’elle décrit est théoriquement vrai, plus la Coupe du monde avance et moins elle se vérifie. Ce dimanche au Havre, par exemple, le Stade Océane ne s’est pas contenté d’applaudir poliment les beaux gestes des Bleues. Il a tantôt rugi, tantôt sifflé, tantôt hurlé, tantôt chanté. Et a contribué aussi à rajouter une couche de pression supplémentaire à un match déjà particulièrement stressant.

De la difficulté de changer de dimension

Il faut dire que le temps où l’équipe de France féminine jouait dans l’anonymat le plus total, devant quelques centaines de curieux et sur des pelouses d’obscurs stades de province, est bel et bien révolu. Depuis le début de la Coupe du monde, plus de 135 000 personnes se sont déplacées pour voir jouer les Bleues, et les 47 000 sièges du Parc des Princes, où elles disputeront leur quart de finale ce vendredi, ont déjà trouvé preneur. Autant dire que la ferveur est là. Trop peut-être, et il faut dire que même les joueuses les plus habituées à disputer des affiches de gala européennes n’ont jamais connu d’affluences aussi importantes.


Pas question de bouder son plaisir pour autant. Wendie Renard l’a rappelé après la rencontre face au Brésil : « Quand nos supporters chantent la Marseillaise et Allez les Bleues, vous ne pouvez pas lâcher sur le terrain, c’est impossible. On a fait avec eux, et cette victoire est amplement méritée pour eux et ceux qui n’ont pas pu venir. » Même son de cloche du côté d’Eugénie Le Sommer. L’attaquante de l’Olympique lyonnais a rappelé le supposé avantage de jouer une compétition chez soi : « Malgré la fatigue, il fallait rester lucide et continuer à pousser pour marquer ce deuxième but. Tout le monde y a cru, on n'a pas été abattues et on a réussi à le faire avec l'appui du public. Ça fait vraiment chaud au cœur. Si on n'avait pas joué à la maison, ça aurait peut-être été plus difficile. »


Pourtant, après cette nouvelle victoire obtenue aux forceps, Corinne Diacre, elle, a timidement ouvert une autre brèche pour tenter d’expliquer le manque de réussite de ses joueuses : « La pression, elle est sur nos épaules, on le sait bien. Vous savez, ce n’est vraiment pas facile et, je m’excuse, mais il faut avoir été sportif pour le savoir. Jouer devant un public aussi nombreux, même chez soi, ce n’est pas toujours évident. On peut, je pense à juste titre, accorder aux joueuses d’avoir un petit peu de pression et de parfois moins jouer sur leur valeur par rapport à d’habitude. Après, la valeur intrinsèque de mes joueuses, je la connais et je sais que l’on n’est vraiment pas à 100% aujourd’hui. Et le but c’est d’y parvenir au prochain match. » Une petite phrase qui expliquerait énormément de choses.

L’avantage d’être outsider


La dernière fois qu’une sélection a remporté un Mondial féminin chez elle, c’était en 1999, aux États-Unis. Chez les garçons, c’était un an plus tôt... en France. La symbolique est donc toute trouvée pour ajouter une charge mentale de plus sur les épaules des Bleues, déjà en quête de destruction du signe indien qui les bloque au stade des quarts de finale. Alors certes, les joueuses de Corinne Diacre ont déjà joué plusieurs rencontres à guichets fermés (notamment face aux États-Unis au Havre, en janvier dernier), à la différence près que celles-ci étaient amicales. Le contexte du Mondial n’est pas forcément simple à gérer, surtout quand le discours officiel place le public français sur un piédestal et lui confère une importante part de responsabilité dans les succès acquis jusqu’à présent. Malgré elle, la sélectionneuse a commencé sa conférence d’après-match dans ce sens : « L’ambiance était très très belle avec ce stade plein et ce public qui nous soutient. Très sincèrement, cela nous était rarement arrivé, même si on l’a déjà vécu trois fois sur cette compétition, et honnêtement, on espère que cela va durer. »


Évidemment, nul n’oserait déplorer l’engouement populaire provoqué par cette équipe de France et les retombées positives dont pourrait bénéficier l’ensemble du football au féminin après la compétition. Néanmoins, Corinne Diacre, pourtant réputée froide et renfermée, a malgré elle levé un pan du voile sur les raisons des faiblesses qui habitent son équipe. Et c’est déjà un immense pas en avant de reconnaître que la peur et le stress qu’elle engendre peuvent avoir une influence sur le cours du jeu. Si les États-Unis l’emportent ce lundi face à l’Espagne, la France abordera son premier match du tournoi dans la peau de l’outsider. Paradoxalement, ce changement de statut pourrait être bénéfique aux Bleues qui devront plus que jamais se dépasser pour espérer entrer dans le dernier carré. Parfois, se retrouver au pied du mur dès le début du match peut avoir du bon. On espère en tout cas que cette théorie permettra à ces Bleues d'écrire un peu plus leur histoire. Même s'il ne faut pas le dire trop fort.

Par Julien Duez, au Havre Propos recueillis par JD, sauf mention.
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


Partenaires
Olive & Tom Un autre t-shirt de foot est possible Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Tsugi Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons MAILLOTS FOOT VINTAGE

dimanche 7 juillet Emmanuel Macron : « Pour le sport féminin, les choses ne seront plus jamais les mêmes » 70 dimanche 7 juillet Revivez États-Unis - Pays-Bas (2 - 0) 255
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Tsugi Olive & Tom Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons Un autre t-shirt de foot est possible MAILLOTS FOOT VINTAGE
vendredi 5 juillet Infantino veut une Coupe du monde féminine à 32 équipes 22 mercredi 3 juillet Revivez Pays-Bas - Suède (1 - 0) 190 mardi 2 juillet Valenciennes bat des records d'affluence aux buvettes du Mondial 36 lundi 1er juillet Les stations de métro de Lyon rebaptisées au nom des capitaines du Mondial 16 samedi 29 juin Dhorasoo : « J’espère que la France ne sera pas la dernière à réagir » 195 vendredi 28 juin Revivez France - Etats-Unis (1 - 2) 493 jeudi 27 juin Pierluigi Collina défend la VAR 94 mardi 25 juin La mascotte Ettie volée au Parc des Princes 39
À lire ensuite
L'Argentine navigue à vue