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Bleues : la vie sans compter

Alors que l'équipe de France reçoit lundi soir le Nigeria en étant déjà qualifiée, Corinne Diacre insiste : l'objectif est de boucler le premier tour avec les poches pleines et un gros paquet de certitudes.

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La scène remonte à la fin des années 1980, autant dire à un autre monde. Au souvenir, Claude Fort, ancien milieu de terrain devenu premier entraîneur de la section féminine de l’AS Soyaux en 1968 et brique centrale de l’édifice qu’est aujourd’hui Corinne Diacre. À ses yeux, toute la clé est là : « Quand on faisait les tests physiques au club, il fallait tourner autour du terrain le plus rapidement possible pendant dix minutes. C’est l’exercice où Corinne était la plus mauvaise. Mais elle n’abandonnait jamais. Elle allait jusqu’aux pleurs. Pendant que les autres s’arrêtaient à cause de points de côté, elle, elle ne s’arrêtait pas. Elle courait. Aujourd’hui, c’est le message qu’elle transmet à ses joueuses : si les filles n’acceptent pas la souffrance pour gagner, ça ne va pas aller. Elle ne prend que des compétitrices parce que Corinne, elle est faite pour travailler avec l’élite. »


De la Corinne Diacre ado, c’est bien ce qu’il reste avant tout aujourd’hui. Une amoureuse du parfait, qui semble maîtriser l’environnement de toute éternité : le match à venir, l’odeur du gazon coupé, l’entraînement, la gestion des hommes et des femmes... Et c’est bien cette version qui se balade entre les allées depuis le début de la Coupe du monde et qui est venue balancer sa sérénité à la veille du troisième match de poules des Bleues, prévu lundi soir à Rennes contre le Nigeria, cinq jours après avoir vu ces femmes entrer pour de bon dans le dur de la compétition face à la Norvège (2-1).

Entretenir la vague


Ce qu’on a vu à Nice : un match un peu plat, un peu étrange, joué à petite vitesse, que l’équipe de France aura réussi à démêler au mental après quarante-cinq premières minutes compliquées. La raison ? Les filles de Diacre semblaient un peu tendues, mais surtout pressées, ce qu’est venue raconter après la rencontre Wendie Renard : « On a voulu tout faire à 10 000 à l’heure. » Pendant ce temps, la Norvège, elle, recevait des cadeaux sur des erreurs techniques inhabituelles de la défense tricolore, mais n’en aura rien fait. Ouf et suffisant, donc, pour voir les Bleues voyager aujourd’hui avec un 100% de victoires dans les poches.


Et pour se permettre de souffler un peu contre le Nigeria ? Pas vraiment, car Corinne Diacre l’annonce depuis le début de ce Mondial : elle veut voir ses filles tout rafler. Ce qu’elle est venue répéter lundi : « Ce ne sera pas un turn-over pour tourner. On va mettre une équipe compétitive. L’objectif est d’aller chercher une troisième victoire. On veut se rattraper après la prestation moins probante que face à la Norvège. On a su gagner même dans la difficulté, mais l’idée, c’est surtout de continuer sur la même lancée. » Et d’entretenir la vague, ce qui passera par du jeu, des buts, du sérieux, du pressing, du feu dans l’approche : un comportement d’élite, celui d’une équipe en mission et non en gestion, et ce, même si Diacre sait qu’elle ne peut pas tout maîtriser.

« Je n'ai pas d'incertitudes »


« J’ai beaucoup de travail, donc profiter de la Coupe du monde, c’est compliqué, expliquait-elle en apéro de la rencontre. Je suis dans le même état d’esprit que mes joueuses, très concentrée. Il faut beaucoup travailler en amont pour donner des solutions aux joueuses. C’est le jour du match que je fais le moins de choses. C’est difficile aussi, car je n’ai plus d’emprise. » En ça, ce France-Nigeria compte pourtant beaucoup, car en ces heures où les coiffeuses sortent du banc, c’est la dynamique d’un groupe qui se joue. Une compétition se gagne en groupe et avec un banc compétitif. Alors, lundi soir, le onze devrait connaître trois-quatre changements (Le Sommer, Diani, Bussaglia et Torrent pourraient souffler), l’enjeu sera individuellement limité, collectivement assez difficile à cerner, mais ce match n’est pas à prendre par-dessus la jambe : c’est aussi grâce à la concurrence et au bouillonnement que l’on grimpe dans une compétition comme la Coupe du monde.


Ainsi, il faut jouer sans compter, et Corinne Diacre appuie sur ce désir de faire le boulot sans choisir, même si une victoire validerait définitivement un quart de finale des Bleues contre les États-Unis (sinon, ce sera en demi-finale, ce qui ne change donc dans le fond pas grand-chose). Ce qui marque, c’est que la sélectionneuse semble imperturbable – « Je n’ai pas d’incertitudes » , « je connais parfaitement mon groupe » – et a réussi à faire infuser son état d’esprit dans celui de joueuses qui ne cessent de souffler dans l’air la même phrase : « On est dans notre bulle. » Ce match à Rennes doit permettre de la solidifier, définitivement. Car derrière, ce sera les grands cols et un autre monde : celui des matchs sans retour.

Par Maxime Brigand
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