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Bernard Joannin : « Amiens a pris une balle perdue »

C'est désormais officiel, Bernard Joannin présidera la saison prochaine un club qui évoluera en Ligue 2. Les dossiers, les recours, la LFP, l'avenir... Le président de l'Amiens SC fait le point après ces quelques semaines hors du commun.

« C'était vraiment quelque chose qui m'a passionné, parce que j'avais l'impression de mener une juste cause, vous voyez ? »
Vous sortez d'une séquence plutôt éreintante, comment allez-vous ?
Écoutez, je suis animé par une profonde fierté d'avoir mené ce combat avec de nombreux soutiens. Des soutiens à la fois du monde du football, Jean-Michel Larqué, Christophe Dugarry, Laurent Blanc... Et aussi des soutiens qui ont dépassé le monde du football, Jean-Pierre Pernault... Beaucoup de gens ont trouvé que ma position de défendre un sport humain et solidaire, de défendre les valeurs que le football professionnel n'aurait jamais dû perdre, que doivent avoir tous les sportifs, c'était un beau combat. Et j'ai eu, je vous l'assure, beaucoup de plaisir à le mener avec toutes mes équipes. C'était vraiment quelque chose qui m'a passionné parce que j'avais l'impression de mener une juste cause, vous voyez ?

« On a un esprit de guerrier, si vous prenez l'histoire, la Picardie est une terre qui a souvent été envahie. Les gens ont l'habitude de souffrir, de souffrir du chômage, Whirlpool, tout ça, des grands problèmes de chômage sur cette région qui est en train de se reconstruire. Donc les gens savent ce que c'est que souffrir. »
Vous parlez de fierté. Est-elle partagée par les gens que vous croisez en ville, à Amiens ? Comment réagissent-ils ?
C'est incroyable, le soutien populaire qu'on a reçu. Vous savez, quand vous descendez d'une division, les supporters sont toujours un petit peu aigris à votre encontre. Là, ça n'a pas du tout été le cas. Tout le monde s'est rendu compte que nous descendons de façon injuste. Quand on vous fait descendre alors qu'il reste 25% des matchs à effectuer et que si vous prenez les quatre dernières saisons, c'est toujours dans le dernier quart que vous avez été le meilleur, ce que j'avais appelé le « fighting spirit picard » , et ce sont des faits... En National, on est montés à la dernière journée. En Ligue 2, on est montés à la dernière minute. Et les deux années de Ligue 1, on s'est maintenus à la fin. Donc on a un esprit de guerrier, si vous prenez l'histoire, la Picardie est une terre qui a souvent été envahie. Les gens ont l'habitude de souffrir, de souffrir du chômage, Whirlpool, tout ça, des grands problèmes de chômage sur cette région qui est en train de se reconstruire. Donc les gens savent ce que c'est que souffrir. Donc ce combat que l'on a mené pour défendre notre territoire, ils l'ont vraiment apprécié et ils se sont sentis solidaires. On était plus dans la défense du territoire, de notre région, de notre métropole. On trouvait qu'on nous attaquait de façon injuste.

Le 9 juin dernier, lorsque le Conseil d'État a décidé de suspendre la relégation d'Amiens et celle de Toulouse, vous vous attendiez à ce qu'un mois plus tard ce même Conseil d'État refuse votre demande de maintien en Ligue 1 ?
L'étonnement, il a été d'abord sur l'acharnement de la Ligue à notre encontre. En étant totalement objectif et tout le monde le reconnaît, j'ai des présidents qui m'ont appelé, qu'il y ait un championnat à 22 n'arrangeait personne. C'est juste ça. Et la Ligue s'est acharnée à monter un dossier à la suite de l’injonction que lui avait signifié M. Dacosta, le juge des référés, pour revoir un autre format de compétition. Et ils ont monté un dossier à charge. Si vous prenez le temps de lire nos requêtes point par point, tous les dossiers qui ont été montés en réponse à nos requêtes, que ce soit au niveau financier ou au niveau calendrier, étaient biaisés. Je n'en tire pas d'aigreur, c'était comme ça, ils voulaient défendre une position. Vous avez 18 présidents de clubs qui se sauvaient en arrêtant le championnat là, c'est tout, ils ont pris des positions. Vous savez, dans la vie, il faut savoir tourner la page. Moi je l'ai passée. J'ai mené un combat, j'ai essayé de le mener de façon très correcte, vous ne m'avez jamais entendu être virulent envers des personnes. J'ai mené mon combat, j'ai expliqué pourquoi je le menais, et j'ai essayé de le faire d'une façon noble. Après, le juge des référés n'a pas entendu nos arguments, j'en ai pris acte. Toutefois, je suis persuadé que le Conseil d'État dans sa forme collégiale... Parce que quand vous déposez une requête en référé, en même temps est déposée une requête sur le fond. Donc nos requêtes sur le fond existent, elles sont là, elles mettront entre 3 et 6 mois, c'est le délai, et je suis persuadé que dans ce cadre on nous donnera raison. Et je ne cherche pas de dommages et intérêts. Je cherche à prouver ma bonne foi.


Si le Conseil d'État en formation collégiale finit par vous donner raison sur le fond, le litige se réglera sur le terrain indemnitaire. Ça vous donnera satisfaction, vraiment ?
Peu importe, moi ce que je veux, c'est qu'on dise : « Oui, Amiens a été lésé. » Dans la vie, c'est important de voir que vous menez des actions justes. Alors je suis peut-être un dinosaure, mais je suis comme ça. (Il rit.)



Vous dites que les présidents des clubs n'ont aucun intérêt à une Ligue 1 à 22 clubs. Pourquoi, selon vous, ce format les embarrasse-t-il ?
Je pense, essentiellement, que c'était un problème financier puisque vous êtes obligés de diviser les droits télé par 22 au lieu de 20. C'est un premier point, et le deuxième, c'est que si vous faites un championnat à 22, l'année d'après, vous devez faire 4 descentes. Donc ça augmentait leurs chances de descendre. C'est un réflexe de protection, entre guillemets, égoïste. Mais je peux comprendre, je ne conteste pas, c'est leur façon de voir.

« Après, tournons la page. Amiens est en Ligue 2, et son dossier continue sur le fond. Et Amiens est là pour parler de sport, pour que son équipe s'entraîne, et que le recrutement se passe le mieux possible. »
Mais quand la LFP envoie au Conseil d'État des dossiers que vous considérez comme à charge contre Amiens, le rôle du Conseil d'État n'est pas de les accepter tels quels. Pour statuer, il s'appuie sur des points de droit, et sa décision doit suivre des chemins de droit. Donc si le juge finit par refuser vos requêtes, ce n'est pas seulement à cause de l'acharnement de la LFP...
Je suis d'accord avec vous, c'est ce qu'avait fait le juge Dacosta. Mais le juge qui s'est occupé de nous sur le deuxième recours ne nous a même pas reçus, je pense qu'il avait une conviction avant d'avoir lu le dossier. Vous savez, le Conseil d'État prend parfois en référé des décisions pour ne pas mettre le feu. Je pense qu'Amiens a été à un endroit où il ne devait pas être à un moment donné, et il a pris une balle perdue. Voilà la réalité des choses. Après, tournons la page. Amiens est en Ligue 2, et son dossier continue sur le fond. Et Amiens est là pour parler de sport, pour que son équipe s'entraîne, et que le recrutement se passe le mieux possible. Nous sommes une équipe de guerriers qui a une revanche à prendre sur le destin.

Avant cette aventure, connaissiez-vous le fonctionnement du Conseil d'État, ses procédures et le rôle du juge des référés ? Vous étiez familier avec tout ça ?
Non, pas du tout ! Je me suis entouré de trois avocats qui m'ont beaucoup appris dans ce domaine-là. Ce combat a été très intéressant d'abord parce qu'il a soudé dans une union sacrée tout le peuple amiénois, et plus largement tout le peuple picard par rapport à la défense de son identité.


Vous parlez d'union sacrée. Pendant un moment, il y avait également une union avec le TFC qui contestait lui aussi sa relégation, mais les Toulousains ont abandonné le combat un peu avant vous. Est-ce qu'au moment où Toulouse ne dépose pas le dernier recours, ça sonne le glas des ambitions d'Amiens ? Seul, vous aviez moins de poids...
Non, pas du tout. J'étais très choqué de la façon dont a été traité ce dernier recours. Je crois à la justice française, c'est pour ça que je pense que dans sa formation collégiale, le Conseil d'État va mieux étudier notre dossier. Je pense que sur le dernier recours, pour diverses raisons, notre dossier n'a pas été étudié totalement.

« La décision concernant Le Mans et Orléans est encore plus, je dirais... j'allais dire scandaleuse, mais non, le mot est un peu fort. Elle est quand même... excessivement injuste pour Le Mans et Orléans. »
Quelques jours avant ce fameux dernier recours, le Conseil d'État avait rejeté les demandes du Mans et d'Orléans, deux clubs qui comme vous contestaient leur descente. Est-ce que ça donnait une indication de ce qu'allait être la fin du film pour Amiens ?
Bien sûr. Et la décision concernant Le Mans et Orléans est encore plus, je dirais... j'allais dire scandaleuse, mais non, le mot est un peu fort. Elle est quand même... excessivement injuste pour Le Mans et Orléans. Le Mans, alors qu'il restait dix matchs, était à égalité de points avec Niort. C'est le goal average qui les a départagés. Comment peut-on créer un choc économique ? Parce que vous créez un choc économique, quand vous faites descendre un club de Ligue 2 à National, il passe d'entre 5 et 6 millions d'euros de droits télé à 700 000. Vous créez obligatoirement des licenciements. Et d'un revers de main, vous balayez tout ça. Je pense que la Fédération a manqué d'humanité et de solidarité. Dans cette année très compliquée avec cette pandémie qui a accablé tout le monde, beaucoup de fédérations ont décrété : « Aucune descente » . Et je pense que c'est ce qu'aurait dû faire M. Le Graët, faire preuve d'humanité.

« Du reste, trouvez-vous normal que l'assemblée générale de la Ligue vote pour un championnat à 22 en Ligue 2, et que la Fédération s'acharne derrière pour faire descendre Orléans et Le Mans ? Je trouve que c'est de l'acharnement. »
Tous les jugements vous concernant s'appuyaient sur la convention signée entre la FFF et la LFP, un document qui fixe le cadre juridique du championnat et qui ferme la porte à la Ligue 1 à 22 clubs. Mais cette convention, elle a été votée par les présidents de clubs, donc par vous !
Alors, nous avons voté le côté financier. En revanche, la convention, personnellement, j'ai voté contre. Ce qui est logique, je ne trouvais pas normal qu'on puisse sur cette convention jouer à 22 en Ligue 2 et ne pas jouer à 22 en Ligue 1. Elle a été votée il y a un mois, elle était en renouvellement, pour 2020-2024. Je préconisais cette division à 22, il aurait été absurde que je vote pour. Et du reste, trouvez-vous normal que l'assemblée générale de la Ligue vote pour un championnat à 22 en Ligue 2, et que la Fédération s'acharne derrière pour faire descendre Orléans et Le Mans ? Je trouve que c'est de l'acharnement. Mais ne soyons pas négatifs, c'est de l'histoire ancienne.



« Les quatre championnats majeurs ont repris et vont aller au bout de leur compétition. Je ne juge pas les personnes, je fais un constat. »
La base de tout ça, c'est l'arrêt définitif et brutal de la saison décidé fin avril. J'imagine qu'avec le recul, vous ne voyez pas cette décision d'un très bon œil.
La décision a été trop hâtive. Quand le ministre dit qu'il faut que les championnats de football s'arrêtent, si nous avions eu un président de Ligue très solide et un directeur de la Ligue très solide, comme M. Tebas l'est en Espagne, il aurait dit : « Nous suspendons ce championnat. » Ce qui allait dans le sens du gouvernement, mais au lieu de l'arrêter définitivement, en le suspendant vous donnez une chance à une reprise. Et on le voit bien, les quatre championnats majeurs ont repris et vont aller au bout de leur compétition. Je ne juge pas les personnes, je fais un constat. Je trouve qu'on aurait dû prendre un peu plus de recul, on ne l'a pas pris, c'est tout. Maintenant, concentrons-nous sur les choses à venir. Parlons de sport.


Vous m'offrez ma transition, discutons de la saison à venir.
Autour de John Williams, mon directeur sportif, de Luka Elsner, l'entraîneur, et de son adjoint Oswald Tanchot, on forme une équipe très soudée. On a déjà un panel de joueurs très intéressants, certains vont être amenés à partir, vous avez vu que nous avons fait un prêt payant pour Gaël Kakuta à Lens avec une somme importante en transfert si Lens se maintient. Deuxième point, Guirassy. C'est vraiment une personne exceptionnelle, au mois de janvier il a voulu rester à Amiens pour aider le club à se maintenir. Malheureusement, la pandémie en a décidé autrement, et je lui avais promis d'organiser son transfert au mois de juillet, ce qu'on est en train de faire. Les prétendants sont nombreux, anglais, français... On est en phase décisive.

« À nous de confirmer maintenant et de constituer une belle équipe pour ce championnat de Ligue 2 qui a ses spécificités. »
Et quid de Luka Elsner, qui est lui aussi très sollicité ?
Luka est notre entraîneur et sera notre entraîneur. J'ai fait le choix de passer d'une période de Christophe Pélissier qui a duré cinq ans, période merveilleuse, on a fait de très belles choses ensemble... J'ai décidé de repartir sur une page blanche avec un jeune entraîneur pour entrer dans un cycle nouveau. À nous de confirmer maintenant et de constituer une belle équipe pour ce championnat de Ligue 2 qui a ses spécificités, qui est un championnat où vous devez être très solide défensivement. C'est là-dessus qu'on va intensifier nos recherches dans les prochaines semaines.

Propos recueillis par Alexandre Doskov
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