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Bentancur des miracles

À 18 ans, Rodrigo Bentancur, annoncé comme l'un des meilleurs joueurs sortis du centre de formation de Boca, se fait une place dans l’effectif professionnel. Cet hiver, le Real Madrid a insisté pour recruter le milieu de terrain uruguayen avant de se retirer. Portrait d'un joyau poli par Boca.

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Nous sommes le 6 septembre 2015. Boca Juniors et San Lorenzo se battent pour la première place du championnat. Les Xeneizes reçoivent, dans une Bombonera explosive. Trois minutes d’arrêts de jeu sont annoncées, et Boca fait tout pour garder le 0-0. Une conservation de balle qui tourne mal. Rodrigo Bentancur, jeune milieu de terrain de 18 ans, veut servir Díaz, son défenseur central. Mal placé, en train de donner une consigne, le capitaine de Boca ne voit pas la passe de son coéquipier. Qui se transforme en cadeau pour Mauro Matos, le renard de San Lorenzo. 0-1, et le championnat relancé. Alors que Cata Díaz cherche (comme souvent) les embrouilles à la fin du match, Bentancur quitte le terrain en pleurs.

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« Je voulais mourir après ça. J’ai fait une erreur, mais ça ne va pas changer ma manière de jouer » , déclare-t-il quelques jours après, dans le journal Clarín. Les supporters de Boca craignaient que le crack disparaisse des radars après cette boulette. Mais Rodolfo Arruabarrena, l’entraîneur des Jaune et Bleu, lui maintient sa confiance. « On va tous l’aider à se relever » , avance le Vasco. Depuis, Bentancur a séché ses larmes, joué quelques matchs de plus avec les professionnels de Boca, reçu les éloges de Riquelme et s’est presque envolé vers le Real Madrid.

Boca double Peñarol


Débarqué à Boca Juniors à quinze ans, le natif de Nueva Helvecia (Uruguay) est presque inconnu chez lui. Pourtant, Bentancur est passé par l’un des plus grands clubs locaux. Son père raconte : « Un jour, à neuf ans, il a vu une annonce dans le journal. Peñarol faisait des détections et il m’a demandé s’il pouvait y aller. Je l’ai emmené avec son grand frère. Et ils ont finalement gardé Rodrigo. » Il s’entraîne pendant trois ans avec le géant de Montevideo. Qui le laissera filer. Gabriel González, entraîneur et préparateur physique qui a connu Bentancur à Peñarol, regrette : « Ce n’est pas clair. C’est une question qu’il faudrait poser aux dirigeants de l’époque. Mais j’imagine que Boca a fait une offre intéressante aux parents et que Peñarol n’a pas pu rivaliser. C’est vraiment dommage. »


Un mois après le tournoi, il devait signer pour Peñarol. Mais la proposition de Boca était difficile à refuser.Le père de Rodrigo Bentancur
Lors d’un tournoi dans la province uruguayenne, Boca repère le milieu de terrain longiligne : « Un mois après le tournoi, il devait signer pour Peñarol. Mais la proposition de Boca était difficile à refuser. Luis Luque, ancien joueur et entraîneur des jeunes de Boca, a insisté » , raconte son père. Jorge Raffo, qui gère les catégories de jeunes de Boca Juniors, confirme : « C’est surtout le père qui a décidé de s’installer en Argentine. Boca en a profité, et nous avons géré cela en règle avec la FIFA pour qu’il rejoigne notre institution. » En 2011, Bentancur et toute sa famille débarquent donc à Buenos Aires. Outre un talent inné pour la conservation de balle, « El Uru » , comme les Argentins aiment surnommer leurs voisins uruguayens, passe ses soirées dans une université de San Telmo, et suit des études en kinésithérapie pour l’après-football.


S’ensuit une période où le milieu est couvé par les dirigeants xeneizes. Certains avancent même que Bentancur était préservé afin que les grands clubs européens ne le repèrent pas. Un argument que réfute Raffo : « Dans notre club, le processus de formation et la promotion chez les professionnels se font dans des laps de temps définis. Entre 18 et 20 ans généralement. Comme dans tous les grands clubs, l’achat de joueurs déjà expérimentés empêche parfois les jeunes de s’imposer ou retarde leur éclosion au haut niveau. »

« Un joueur universel »


À 18 ans, Bentancur a disputé 25 matchs avec Boca Juniors.
Le foot est un sport où il faut prendre des décisions, et il a pris celle de faire la passe en retrait. Ce qui est certain, c’est que seuls ceux qui prennent des risques se trompent.Juan Román Riquelme
Jorge Raffo justifie ce « manque de temps de jeu » : « En 110 ans d’histoire, seuls cinq joueurs ont joué leur premier match professionnel à 17 ans. Cela montre que Rodrigo est un joueur avec un talent hors du commun. C’est juste une question de temps pour qu’il arrive à maturité et qu’il entre dans l’histoire du club. » La saison passée, le jeune Uruguayen a été titularisé pour des matchs décisifs. Celui de San Lorenzo marque déjà un tournant de sa jeune carrière : « Si on prend en compte l’importance du match, c’est normal qu’il sorte en larmes. Mais il s’est relevé, et dès le match suivant, Arruabarrena lui a confié les clés du jeu contre River. Et il a fait un superbe match » , se souvient Jorge Raffo, le cerveau de la formation de Boca. Après cette erreur, Riquelme est venu à la rescousse du fautif : « Ça fait partie du jeu. Le foot est un sport où il faut prendre des décisions, et il a pris celle de faire la passe en retrait. Ce qui est certain, c’est que seuls ceux qui prennent des risques se trompent. »


Si le coach du dernier champion d’Argentine l’a baladé sur tout le terrain, c’est que la pépite uruguayenne peut se le permettre, selon Raffo : « Rinus Michel parlait de joueur universel, pour décrire ceux qui peuvent jouer partout et être performant. Il décrivait ainsi des joueurs comme Cruyff ou Neskeens. Et Rodrigo entre dans cette catégorie. Pour sa qualité technique, sa vision du jeu, sa frappe et sa manière d’organiser le jeu. » Dans l’intransigeant football argentin où les idoles n’existent plus (et où l’on tente trop souvent de les faire renaître avec des comparaisons exagérées), Bentancur n’échappe pas à la règle. Les supporters de Boca n’ont pas hésité à le comparer à Riquelme, après un petit pont identique à celui que Yepes s’est mangé face à l’Último Diez.



Lui calme le jeu et affirme « qu’il est plus Gago que Riquelme » lors d’une interview pour Olé. La sérénité incarnée.

Le Real Madrid a insisté avant d’abandonner


Ses quelques matchs à régaler les attaquants de Boca ont finalement attiré les recruteurs européens. D’abord, la Juventus a acheté les droits du joueur dans le cadre du transfert de Tévez.
J’ai trois joueurs préférés : Iniesta, Xavi Hernández et Busquets. J’aime leur technique.Rodrigo Bentancur
Mais c’est le Real Madrid qui a fait de Bentancur une priorité. Cet hiver, une offre de dix millions d’euros a failli faire craquer les dirigeants de Boca. Elle venait du Real, pressé de recruter avant la sanction infligée par la FIFA. Inconnu en Europe, l’Uruguayen se livre lors d’une interview pour Marca : « J’ai trois joueurs préférés : Iniesta, Xavi Hernández et Busquets. J’aime leur technique. Il y en a quelques autres, mais j’admire ces trois-là depuis quelques années. »


La déclaration paraît banale. Mais le milieu de terrain de Boca Juniors vient de faire une erreur. De jeunesse, d’inexpérience, puisqu'il cite trois joueurs du Barça, alors que son transfert pour le Real Madrid est en pleines négociations. Résultat, une petite polémique malvenue. Finalement, Bentancur ne rejoint pas la Maison Blanche. Cette maladresse n’est pas à l’origine de l’échec du transfert (les négociations ont échoué), et Bentancur jouera donc une saison de plus aux cotés de Tévez, Osvaldo et compagnie. « En Argentine, les jeunes talentueux sont tôt ou tard achetés par les grands clubs européens. On ne peut pas résister. J’espère qu’il va pouvoir terminer sa formation en Argentine et qu’on pourra profiter un peu plus de son talent. » Sans faire de passe en retrait, cette fois-ci.

Par Ruben Curiel Tous propos recueillis par RC
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