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Benjamin Lecomte : « Raphaël Guerreiro était persuadé que j’étais joueur de champ »

21 buts encaissés en 26 matchs de L1 : Lecomte est bon pour la défense montpelliéraine. Débarqué l’été dernier dans l’Hérault, le dernier rempart de la Paillade impose son style moderne, entre prises de risque et jeu au pied impeccable. Avant de rendre visite à la Meinau ce soir, entretien avec un gardien qui s’est découvert sur le tard.

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Jusqu’à l’âge de quatorze ans, tu évoluais dans le champ. Pourquoi es-tu devenu gardien si tard ?
Je jouais plutôt milieu de terrain axial ou défenseur. Être gardien, c’est venu par l’attirance envers le poste, par le fait que j’avais plus de capacités dans les buts, même si j’étais assez bon sur le terrain. J’ai écouté mon père quand il m’a dit que si j’avais quelque chose à faire dans le foot, ce serait plus dans les buts. Il n’avait pas tort. (Rires.)

Quel a été le déclic ?
Lorsque j’ai fait les tests de Clairefontaine. J’avais douze ans. J’ai passé les tests avec succès dès les premiers tours, et lors d’un rendez-vous à Clairefontaine, un gardien s’est blessé. Moi, sur ma fiche, j’avais mis joueur de champ et gardien de but, alors j’ai été rappelé pour faire les deux. Et finalement, j’ai été pris pour le stage probatoire en tant que gardien, mais pas en tant que joueur de champ. Ça voulait dire ce que ça voulait dire...

Tu t’es formé tout seul pour arriver à te faire repérer par l’INF comme gardien ?
Non, j’aimais bien ce poste, donc ça m’est arrivé de dépanner quand il manquait un gardien lors d’un tournoi. En plus, j’aimais bien aller faire les séances spécifiques des gardiens. Je m’incrustais le mercredi.

Et tu as été pris à Clairefontaine ?
Malheureusement, je n’ai pas été retenu dans la sélection finale. L’année qui a suivi, à Arcueil (Val-de-Marne), j’ai décidé de refaire une saison sur le terrain, par déception. Mais j’ai fini les trois derniers mois dans les buts. Après, avec mon papa, on a fait des tests et j’ai réussi à trouver un coach qui m’a fait confiance à Antony (Hauts-de-Seine), à un très bon niveau, puisque je jouais en quatorze ans fédéraux, soit ce qui se fait de meilleur à cet âge-là. On a été champions. De là, j’ai intégré le centre de formation de Niort.

Le poste de gardien nécessite une mentalité particulière. Comme tu es devenu gardien sur le tard, c’était difficile à acquérir pour toi ?
J’ai toujours eu ce côté solitaire.
« C’est vrai qu’on est tout seul pendant 90 minutes. Quand les coéquipiers célèbrent un but, on est à l’opposé... »
C’est vrai qu’on est tout seul pendant 90 minutes. Quand les coéquipiers célèbrent un but, on est à l’opposé... Peut-être que je me retrouvais plus dans ce rôle, qui est tout aussi collectif, avec une part individualiste. Quand on gagne, je peux rentrer à la maison en me disant : « Putain, j’ai pris des pions ! »

Ta pré-formation de joueur de champ a beaucoup influencé ton style de gardien moderne...
Bien sûr ! En matière de prises de risque, l'utilisation beaucoup plus importante du jeu au pied, une lecture de jeu différente parce qu’ayant joué défenseur central, je n’ai pas peur de sortir de mes cages pour anticiper les trajectoires et intercepter les balles.

La bascule de ta carrière est intervenue à Dijon, où tu as été prêté par Lorient, à 22 ans, en 2013-2014. Qu’est-ce que tu as appris là-bas ?
Quand j’étais à Lorient, j’ai beaucoup progressé en tant que gardien de but, dans les gammes... Mais je perdais un peu de mon jeu, c’est-à-dire jouer beaucoup avec les pieds, etc. parce qu’on me le demandait moins qu’à Niort. À Dijon, en Ligue 2, c’était le déclic. Laurent (Weber, l'entraîneur des gardiens, ndlr) et le staff dijonnais ont su tirer profit de mes qualités et les mettre en évidence. Je me suis aussi découvert, en prenant conscience que c’était mon jeu. Et si ça ne plaisait pas à certains entraîneurs, moi, j’avais envie de jouer de cette manière, parce que c’est comme ça que je suis performant. En revenant à Lorient, Sylvain Ripoll m’a fait totalement confiance dans mon style, et c’est encore le cas aujourd’hui avec le staff montpelliérain.


Patrick L'Hostis, l’ancien entraîneur des gardiens de Lorient, assure que tu as le niveau pour jouer au moins en CFA dans le champ...
Il n’a pas forcément tort. Quand j’étais numéro deux sous Christian Gourcuff, ça m’arrivait de faire des séances ou des semaines entières d’entraînements avec le groupe. Le coach me disait : « Écoute, Benjamin, je sais que ça va te faire chier, mais j’ai besoin que tu sois dans le champ... » « Moi, je m’en fiche, ce que je veux, c’est m’entraîner. » Je n’avais pas les mêmes capacités physiques que les joueurs de champ, mais techniquement, je ne faisais pas tache. Cela m’a permis de progresser dans la vision du jeu, le jeu sous pression et techniquement. Quand il a signé à Lorient en 2013, lors des premières séances, Raphaël Guerreiro était persuadé que j’étais joueur de champ. « Mais, attends, toi, t’es gardien ou t’es joueur ? » « Bah, je suis gardien. » Il ne me croyait pas !

C'était difficile d'acquérir une légitimité au Montpellier Hérault, sachant que depuis dix ans, le club donne toujours sa confiance à des portiers formés au club ?
Je ne sais pas si c’était difficile ou si ça l’est encore, mais toujours est-il que c’était un challenge pour moi. Il faut savoir que quand t’as un club qui forme aussi bien ses gardiens, ce n’est pas évident d’arriver de l’extérieur.

C’est-à-dire ?
Par rapport aux échos que j’ai pu avoir, avant que j’arrive, l’ambiance de travail entre les gardiens n’était pas géniale. Et moi, j’arrive, j’impose mon truc. Je suis très joyeux, mais ça n’empêche que je travaille.

Tu t’attendais à ce que l’équipe soit dans le haut de tableau aux deux tiers de la saison ?
Très sincèrement, non. Mais je suis vraiment content. Ça fait plaisir d’être récompensé de ses efforts.

Quand tu as regardé la dernière liste des Bleus, tu étais déçu de ne pas y figurer ?
Non, pas du tout. Déjà, parce que si tu es sélectionné, je pense que tu en es informé avant par une pré-sélection. Moi, ça n’a pas été le cas. Je n’attendais rien de la liste, mais si tu me demandes si je regarde avec intérêts les matchs de l’équipe de France, oui, comme toujours.


Où est-ce que tu te situes par rapport à des gardiens comme Stéphane Ruffier ou Benoît Costil, le troisième portier des Bleus ?
« Je ne sais pas ce qui me sépare de Ruffier ou Costil. »
Hormis l’expérience, je ne sais pas ce qui me sépare d’eux. Les compétitions européennes, par exemple, c’est ce qui me fait défaut. Mais je ne me dis pas que je mérite quoi que ce soit. Je travaille pour être le plus performant possible. Et puis, si l’équipe de France doit arriver, elle arrivera.


Tu as dit dans Le Télégramme que si tu n’avais pas été footballeur, tu aurais aimé être puériculteur...
Ouais, parce que j’aime bien les enfants. Aujourd’hui, je ne suis plus si sûr de ça ! (Rires.) J’ai une petite fille de quatre ans, j’adore m’occuper d’elle. C’est mon petit bout d’amour. J’essaye de lui consacrer tout mon temps libre, à elle et à ma femme.

On a l’impression que dans le foot professionnel, c’est normal que la femme du footballeur s’occupe des enfants parce qu’elle doit mettre son conjoint dans les meilleures dispositions pour qu’il soit performant sur le terrain. Tu ne le ressens pas comme ça ?
Pas forcément. Je sais que je peux compter sur elle, mais je ne suis pas le genre de footballeur à faire la sieste de 13h à 17h... Les tâches sont bien réparties.

Qu’est-ce que tu espères accomplir à Montpellier ?
Continuer ce qu’on fait depuis le début de la saison, collectivement et individuellement. J’espère qu’on tiendra nos efforts jusqu’à la fin de la saison. Après la perte de Loulou... Parvenir à accrocher une place en Coupe d'Europe, ce serait vraiment fantastique. Je sais qu’on en est capables.

Tu évoque Loulou Nicollin. Tu as pu lui parler avant son dernier gueuleton à Nîmes, le 29 juin dernier ?
« Loulou, je l’ai eu au téléphone la veille de son décès. Il était au restaurant avec son fils. Ma signature était prévue le lendemain matin, je devais le voir le week-end suivant... »
Je l’ai eu au téléphone la veille de son décès. Il était au restaurant avec son fils. Ma signature était prévue le lendemain matin, je devais le voir le week-end suivant... Je ne vais pas entrer dans les détails parce que c’est un souvenir personnel. Il m’a dit qu’il était vraiment très content que je vienne dans son club et qu’il souhaitait me rencontrer parce qu’il aimait particulièrement ce que je dégageais. Malheureusement, je n’ai pas eu cette chance. Ça fait partie de mes regrets parce que si je venais dans ce club, c’était justement pour rencontrer ce genre de personne, amoureuse du club. On ne peut pas dire que je sois arrivé au bon moment... (Très ému) J’espère vraiment que de là-haut, il sera fier de nous à la fin de la saison.



Propos recueillis par Florian Lefèvre
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