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Benfica, des années noires à la résurrection

Champion du Portugal, finaliste de l'Europa League en 2013 et peut-être en 2014, Benfica se porte bien. Et surtout, le club a retrouvé une stabilité perdue au début des années 90 dans une crise financière dévastatrice. Au cours des 20 dernières années, les Lisboètes ont connu des salaires impayés, la 6e place et même José Mourinho. Retour sur la chute et la renaissance du champion portugais.

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En s’imposant 2-1 à la Luz face à la Juventus, Benfica a fait un petit pas vers une nouvelle saison à trois finales. En réalité, en cas de qualification ce soir, c’en sera plutôt une quatrième. À l’inverse de la saison dernière, Jorge Jesus et les siens ont déjà remporté la plus importante, le championnat, et c’est peut-être ce qui fera la différence au bout du compte. C’est peut-être ce qui leur permettra de terminer la saison avec des trophées plutôt que des médailles. Modèle de lose totale, la saison 2012-2013 laissait en fait présager le meilleur. Mieux qu’un sursaut d’orgueil, mieux que d’interrompre le FC Porto dans sa quête d’un nouveau « Pentacampeonato » , Benfica retrouve petit à petit sa grandeur d’antan, que ce soit à l’échelle nationale ou européenne. Les clés de cette renaissance résident dans la stabilité et la clairvoyance. Renaissance est bien le mot. Pour en prendre conscience, il faut monter à bord de la DeLorean, 88 mph, et retour dans les années 90.

Dettes, impayés et détournement de fonds

La dernière décennie du XXe siècle sera celle de la peste pour les « Encarnados » . Si Benfica remporte ses 29e et 30e titres de champion du Portugal au cours de cette période, il ne peut éviter la tornade financière qui s’approche de la Luz et dont les premières conséquences coûtent aux Lisboètes leurs meilleurs joueurs. Antonio Pacheco et Paulo Sousa filent vers le Sporting en 1993 en raison de salaires impayés et le légendaire João Pinto n’est pas loin de les suivre avant de se rétracter. Benfica remporte presque par miracle la Superliga en 1994 avec en prime une présence en demi-finale de la Coupe des coupes. Insuffisant pour le président Manuel Damasio, qui vire Toni du banc benfiquista. C’est le premier d’une longue série de mauvais choix, parmi lesquels des achats intempestifs de joueurs onéreux au rendement très peu satisfaisant. Si les Aigles se consolent avec la Coupe et la Supercoupe, le navire part à la dérive et s’enfonce dans un triste n’importe quoi qui atteint son paroxysme en 1996/97. Benfica trimbale alors un effectif de 35 joueurs et des dettes qui ne cessent de gonfler en guise de boulet. Conspué, Manuel Damasio démissionne et laisse sa place à l’incontournable João Vale e Azevedo, qui dira, quelques années après avoir laissé la présidence, que « quand je suis arrivé, il n’y avait pas assez d’argent pour sortir le car de la Luz. Sans moi, Benfica aurait disparu. » Avec lui, il n’en était pas loin non plus. S’il est vrai qu’il a réussi à redresser la barre économiquement, Vale e Azevedo est surtout connu pour avoir mis de l’argent des transferts du club dans sa poche. À ce jour, il est question de quatre millions d’euros détournés - somme susceptible d’évoluer, car toutes les enquêtes le concernant ne sont pas closes -, dont 640 000 du seul transfert du gardien russe Sergueï Ovchinnikov. Sportivement, l’escroc n’a gagné aucun titre, si ce n’est... un Tour du Portugal en cyclisme. Pas brillant.

Sixième place et résurrection


Ironiquement, c’est lui qui nomme José Mourinho à la tête de Benfica en 2000. Mais sa seule bonne idée est tuée dans l’œuf par Manuel Vilarinho, l’homme qui le bat lors des élections de novembre 2000 et qui ramène Toni sur le banc benfiquista. Benfica terminera 6e derrière l’Uniao Leiria où venait de se réfugier le Mou. Mais le bilan de Vilarinho n’est pas tout noir. C’est lui qui approuve le projet du nouvel Estádio da Luz et se retire en 2003 pour soutenir la candidature de Luis Filipe Vieira, toujours en place à ce jour. Le secret d’une telle longévité ? Des bonnes relations avec les gens influents en interne, des titres et surtout, un projet. Si la signature de Trappatoni en 2004 s’inscrivait clairement dans une logique d’acquisition de titres, celles de Quique Flores - bien que peu concluante - et surtout Jorge Jesus avaient un but précis. Gagner des trophées et mettre en place un jeu de possession similaire à ce qui se fait en Amérique latine. D’où les arrivées de Saviola, Aimar, Gaitan, Salvio et compagnie. La mayonnaise prend sous Jesus, et Benfica finit par devenir la machine à jouer que l’on connaît. Une identité de jeu est née. Mieux, elle est à présent enseignée chez les plus jeunes et ça marche plutôt bien, comme en témoignent la dernière campagne en Youth Champions League (défaite en finale face au Barça après avoir nettement battu le Real), ainsi que l’adaptation rapide des jeunes pousses promues en équipe première (Ivan Cavaleiro, par exemple). Si le ciel est bleu à l’horizon sur le plan sportif, la route du redressement économique reste néanmoins longue pour Benfica, dont la dette financière avoisine encore les 300 millions d’euros. À l’ère du fair-play financier, c’est sans doute la seule chose qui puisse inquiéter Luis Filipe Vieira, ainsi que les autres socios du club.

par William Pereira
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