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Ben Mohamed : « 27 ans que l’Etoile Rouge attend de jouer la C1 »

Né à Mayotte, formé à la Réunion, passé par le Havre puis Vannes, El Fardou Ben Mohamed (29 ans) s’est fait connaître en Grèce, où il est resté quatre ans et demi. L’attaquant international comorien, qui a rejoint l’Etoile Rouge Belgrade en janvier dernier, a rapidement fait son trouve dans la capitale serbe. Déjà auteur de deux buts lors des tours préliminaires, il rêve d’affronter le Paris-SG lors de la phase de poules. A condition d’atteindre un seuil plus atteint depuis 1991-92.

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Les Lettons du Spartaks Jurmala d’abord (0-0, 2-0), les Lituaniens de Suduva ensuite (2-0, 3-0). Avec le Spartak Trnava (Slovaquie), l’Etoile Rouge va monter d’un cran ce mardi…
C’est normal. Plus tu te rapproches de la phase de poules, plus les équipes sont fortes. Trnava, c’est une formation à prendre au sérieux. On va jouer le match aller à domicile, mais pour nous, ce n’est pas forcément un désavantage, tellement notre public est derrière nous. Lors des deux premiers matchs, face à des adversaires plus modestes, il y avait déjà près de 25 000 personnes. De toute manière, si on veut aller en phase de poules, il faut passer ce tour, et le suivant (face au vainqueur de la confrontation entre les Autrichiens des Red Bull Salzbourg et les Macédoniens du KF Shkëndija, ndlr). C’est l’objectif du club.

Qu’il n’a plus atteint depuis un bail…
Oui. Vingt-sept ans que l’Etoile Rouge attend ça. Depuis 1991-92 (élimination au premier tour, ndlr), après la victoire en Ligue des Champions contre Marseille. Il y a une grosse attente des supporters.
"Moi, j’adorerais affronter un club français. Le Paris-SG, surtout."
Les dirigeants ont mis les moyens nécessaires pour cela. La saison dernière, le club avait disputé la phase de poules de la Ligue Europa, avant d’être éliminé par le CSKA Moscou (0-0, 0-1). Cette année, il est donc logique qu’on vise cet objectif. Moi, j’adorerais affronter un club français. Le Paris-SG, surtout. Quand j’ai signé à Belgrade, c’était surtout pour disputer des rencontres européennes. Même si nous sommes éliminés contre Trnava ou au tour suivant, on jouera la Ligue Europa. Mais je préfère la Ligue des Champions…

Le championnat de Serbie, ça vaut quoi ?
Je suis arrivé en janvier. J’ai donc pu me faire une petite idée, même si je n’ai pas disputé une saison complète. Techniquement, il y a de bons joueurs. La plupart des équipes cherchent à produire du bon football. Mais au niveau tactique, c’est moins rigoureux que dans d’autres championnats. Le niveau général est peut-être moins élevé qu’en Grèce, par exemple. Surtout, il y a deux clubs qui dominent vraiment le football serbe, l’Etoile Rouge et le Partizan Belgrade. Ce sont eux qui possèdent le plus de moyens, qui ont les meilleurs joueurs, les meilleures structures.



D’ailleurs, il paraît que vous êtes devenu très apprécié des supporters de l’Etoile Rouge après vos deux buts inscrits avec l'Olympiakos contre le Partizan à Belgrade (3-1), le 25 juillet 2017, lors d’un match de Ligue des Champions…
"Au premier abord, les Serbes peuvent paraître un peu froids, un peu distants, mais en fait, ils sont très cool, très accueillants."
(Rires) C’est vrai. Comme il y a une grosse rivalité entre les deux clubs, ils ont apprécié ce doublé et ont commencé à me suivre. Quand j’ai signé pour deux ans et demi en janvier dernier, ils étaient très contents. Je me sens d’ailleurs très bien à Belgrade. C’est différent d’Athènes, mais c’est aussi une ville festive, animée. Au premier abord, les Serbes peuvent paraître un peu froids, un peu distants, mais en fait, ils sont très cool, très accueillants. J’ai pris mes repères, mes enfants sont à l’école française, j’essaie d’apprendre un peu la langue même si c’est facile de communiquer à Belgrade, en anglais et même en français.


Qu’est-ce qui vous a poussé à quitter l’Olympiakos Le Pirée en janvier dernier ?
Je jouais peu. Le club m’avait acheté en 2015, j’avais été prêté deux fois, mais on ne comptait pas trop sur moi. L’Etoile Rouge m’a contacté, et la présence de Vladan Milojevic, que j’avais eu au Panionios en 2016-2017, a été déterminante. Car je m’étais très bien entendu avec lui. Il m’a convaincu de signer à l’Etoile Rouge, et ça se passe très bien.

Vous êtes né à Mayotte, mais vous n’y avez pas vécu très longtemps…
Non. C’est pour cela que je n’ai pas beaucoup de souvenirs. Quatre ans, avant de venir à Marseille, pendant cinq ans. Mon père était un footeux, en dehors de son emploi de chauffeur de bus. C’est aussi pour ça que j’ai vite joué au foot. Puis je suis parti à la Réunion, avec une de mes grand-mères. J’ai pris une licence à la JS Saint-Pierroise, un des meilleurs clubs de l’île, et qui avait un partenariat avec Le Havre. Quand j’ai commencé à jouer pour l’équipe première, j’ai fait quelques bons matchs et j’ai décroché un essai au HAC. Hélas, je me suis blessé. Mais le directeur du centre de formation du Havre, Jean-Marc Nobilo, voulait me voir, j’ai pu aller faire un test. Et j’ai signé…

Que retenez-vous de l’expérience havraise ?
"La logique aurait voulu que je poursuive ma carrière en France. J’avais des touches dans de bons clubs de National."
J’ai joué quelques matchs avec les professionnels, mais surtout avec la réserve. Je manquais sans doute de quelque chose pour vraiment m’imposer ; de talent, peut-être et puis, il y avait des entraîneurs qui devaient faire des choix. Mais l’expérience a été bénéfique. J’ai joué pour un club très bien structuré, j’ai découvert le professionnalisme. Mais comme je n’avais pas réussi à m’imposer, je suis parti à Vannes. J’ai fait trois saisons là-bas : deux en National, une en Ligue 2. J’ai marqué vingt-trois buts toutes compétitions confondues. La logique aurait voulu que je poursuive ma carrière en France. J’avais des touches dans de bons clubs de National. En Ligue 2, les clubs étaient plus attentistes. Et j’ai eu cette proposition de Véria, en Grèce…



À votre retour au Pirée, on vous a de nouveau prêté, au Panionios (2016-2017, ndlr)…
On ne comptait pas vraiment sur moi à l’Olympiakos, alors autant aller ailleurs… Et puis, le Panionios est un bon club, qui joue régulièrement l’Europe. Là-bas, j’ai fait une assez bonne saison (9 buts), j’ai eu du temps de jeu, et j’ai rencontré Milojevic, mon coach actuel, même si c’est Marinos Ouzounidis, un ancien joueur du Havre et qui parlait français, m’avait fait venir. Mais il a été vite limogé.



La Grèce a traversé une grosse crise économique, dont les effets sont encore visibles. L’avez-vous ressentie ?
Il y a des clubs qui ne respectent pas toujours leurs engagements, et pour des joueurs, quand les salaires ne tombent pas, cela peut devenir vite compliqué. On sentait aussi que beaucoup de grecs étaient touchés et qu’ils devaient faire très attention à leurs dépenses. Mais ce qui m’a toujours surpris dans ce pays, c’est la solidarité qui existe entre les gens. Ils sont très soudés, très famille. Je pense que dans une telle situation, c’est important.

Bien que né à Mayotte, vous êtes international comorien depuis 2014…
"L’objectif, avec les Comores, c’est de disputer une CAN. Pour celle de 2019, même si on a perdu notre premier match, on a encore mathématiquement nos chances"
Oui, car j’ai une grand-mère qui est originaire d’Anjouan, aux Comores. Les Comores et Mayotte, c’est la même chose. La seule différence, ce sont les statuts. Et puis, je n’avais pas le niveau pour prétendre à l’Equipe de France (rires). Les Comores, c’était donc une évidence pour moi, puisque Mayotte n’est pas membre de la FIFA. C’est un challenge intéressant, car l’équipe progresse. On a des résultats, les choses se mettent en place. L’objectif, c’est de disputer une CAN. Pour celle de 2019, même si on a perdu notre premier match (0-1 au Malawi), on a encore mathématiquement nos chances, même si ce sera dur car il y a aussi le Maroc dans notre groupe…

Propos recueillis par Alexis Billebault
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