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  1. // Ballon d’or 2018

Et à la fin, c’est l'équipe de France qui gagne

Le sacre de Luka Modrić donne un peu plus de relief à la dimension collective de la victoire des Bleus, cet été lors du Mondial en Russie.

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Coincé entre les gilets jaunes et les conflits géopolitiques, le Ballon d’or est un sujet idéal pour s’embrouiller avec des membres de sa famille autour du poulet rôti dominical. Impossible de se mettre d’accord et c’est bien normal. Trop de thèses peuvent se défendre. Trop simple de jurer qu’un défenseur le mérite autant qu’un attaquant. Encore plus aisé d’assurer que les stats et les trophées de tel mec ne sont pas négligeables. Trop facile d’être l’avocat de n’importe quel diable. Luka Modrić est l’heureux élu ? Bravo à lui car après tout, il a bien mérité d’installer sa babiole au-dessus de sa cheminée. En 2018, il a soulevé sa troisième Ligue des champions consécutive et l’histoire mérite de se souvenir que la razzia du Real Madrid n’est pas seulement l’œuvre du duo Zidane-Ronaldo. D’ailleurs, sans la sombre accusation de viol dont il fait l’objet, CR7 aurait sûrement encore raflé la mise cette année. Car sa Coupe du monde a beau avoir été moins fluorescente que celle de Modrić, elle n’a pas été scandaleuse (4 buts dont un triplé contre l’Espagne) et après tout, le Portugais de 33 ans a le point commun avec le Croate de 33 ans d’avoir la garantie d’arrêter un jour ou l'autre sa carrière avec moins de Coupe du monde que Florian Thauvin. Et puis s’il y a bien une chose qui ne se conteste pas, c’est que le deuxième semestre du néo-Turinois est bien moins pâlot que celui du Croate, chaque jour un peu plus livide depuis la défaite en finale de Coupe du monde face aux Bleus.

Autant de podiums pour Griezmann que pour Zidane et Henry

Les Bleus, justement. Nous y voilà. La première fois que la France a remporté la Coupe du monde correspond aussi au dernier Ballon d’or soulevé par un Français. Tout Zinédine Zidane qu’il est, l’ancien numéro 10 n’a ramené qu’une fois cet objet à la maison, en 1998 donc. Sur les dix-neuf dernières éditions, les Tricolores n'avaient atteint le podium qu’à cinq reprises (Zidane 2e en 2000, Henry 2e en 2003 et 3e en 2006, Ribéry 3e en 2013, Griezmann 3e en 2016).


Ce soir, Antoine Griezmann s’endormira malheureux, dans les rétroviseurs de Modrić et Ronaldo. Il a remporté une finale de Coupe du monde de laquelle il a été élu homme du match et au cours de laquelle il a marqué et fait marquer, il a planté un doublé lors d’une finale de Coupe d’Europe qu’il a remportée (ce n’est peut-être qu’une Ligue Europa, mais aucun Français n’a le droit de cracher sur une Coupe d’Europe, aussi petite soit-elle), mais encore une fois, il a manqué « ce petit quelque chose » à l’attaquant de l’Atlético de Madrid pour finir mieux que 3e. Ce petit quelque chose qui fait que 180 journalistes se mettent à peu près d’accord pour faire de vous une légende et pas un simple grand joueur. Si le natif de Mâcon cherche du réconfort et qu’un comprimé de Doliprane ne suffit pas, il trouvera peut-être la solution dans les bras de cette réalité qui vaut ce qu’elle vaut : à 27 ans, l'ancien de la Real Sociedad est déjà monté deux fois sur le podium, soit autant que Zidane ou Henry.

Et un, et deux, et trop de héros

Griezmann avait le droit de rêver de faire de cette récompense sa chose cette année. Mais il n’est pas le seul champion du monde à avoir ambitionné de coiffer Modrić au poteau. Inutile de rappeler les palmarès et faits d’armes 2018 de chacun d’eux. Constatons simplement que ce sacre de Modrić est peut-être avant tout la victoire du projet collectif de l’équipe de France. Un projet qui n’a nécessité qu’aucun joueur ne se charge de porter le bazar à bout de bras. Quand la Croatie a été ultra-dépendante de Modrić durant tout le Mondial en Russie, les héros français ont eu mille visages (Mbappé voire Pavard en 8es, Varane en quarts, Umtiti en demies, Pogba et Griezmann en finale). Mais aucun n’a rayonné au point d’éclipser ses coéquipiers. Cette répartition de ces quarts d'heure de gloire a rendu possible cette victoire finale à Moscou et impossible la perspective de voir un Bleu porter un plus beau costard que celui de Luka Modrić ce soir. Aucun Français n'a été plus fort que l'équipe de France, voilà tout. C’est peut-être beau, c’est peut-être bête, mais c’est comme ça.

Reste plus qu’à balancer des vérités. Elles ne dérangent pas forcément, puisque au bout du compte, un seul pays a gagné la Coupe du monde et il s'agit bien de la France. Mais voilà, ces vérités sont là :

  • Antoine Griezmann (414 points) et Kylian Mbappé (347) totalisent à eux deux 761 points, soit à peine plus que le seul Luka Modrić (753).

  • Harry Kane termine devant N’Golo Kanté.

  • Aucun des 180 journalistes n’a estimé qu'Hugo Lloris méritait de figurer dans le top 5.

  • D’ailleurs, Lloris n’est même pas sur le podium des gardiens, devancé par Courtois, Alisson et Oblak

  • Une Coupe du monde et une Ligue des champions n'ont pas suffi à Raphaël Varane pour atterrir devant Mohamed Salah, pourtant en panne depuis le 26 mai

  • Luis Suárez finit devant Paul Pogba

    Tout est choquant, et rien ne l’est à la fois. Tout cela n'est qu'une histoire de point de vue. Les 23 champions du monde ne méritent pas de figurer aux 23 premières places, bien entendu. Il suffira juste d’avoir les bons arguments pour briller lors de votre déjeuner de dimanche prochain. Et de ne pas se laisser déstabiliser par cette question pourtant capable de faire bégayer les plus loquaces : « Qui veut le sot-l’y-laisse ? »

    Par Matthieu Pécot
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