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Bâle au centre

Il y a encore deux ans, un Lugano-FC Bâle aurait eu l'allure d'une promenade de santé pour le second. Reste qu'aujourd'hui, l'actuel quatrième de la Super League suisse est un géant en chute libre et va mal, très mal. Voilà pourquoi.

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Dix-sept ans, c’est long. Dans le football moderne, ça ressemble presque à une éternité. Une éternité qui, pour le FC Bâle, a pris fin le 30 août 2018. Battu en barrage de la Ligue Europa par l’Apollon Limassol, le Rotblau ne participe pas à une coupe européenne pour la première fois depuis 2001. Tout ça après avoir abandonné sa place sur le trône de champion aux Young Boys de Berne après un règne de huit ans sans partage. La saison 2018-2019 a des airs d’annus horribilis pour les Rhénans. On aurait pu penser à une saison de transition, mais, après les huit premières journées de Super League, les Bâlois pointent à la quatrième place du classement, à douze points des partenaires de Guillaume Hoareau, bien partis pour conserver leur titre. Bienvenue dans le monde de la normalité, loin, très loin des sommets.

Une débâcle historique


Dix-sept ans, c’est aussi le nombre de saisons depuis lesquelles le FC Bâle n’avait pas encaissé une telle dégelée. Nous sommes le dimanche 23 septembre, jour du sommet face aux Young Boys, déjà confortablement installés en tête du classement. Il s’agit de ne pas être ridicule et de tenter de recoller au wagon de tête. Comprenez : repasser devant le FC Zurich qui squatte déjà le podium, deux ans seulement après avoir retrouvé l’élite. Mais les choses ne se passent pas comme prévu : Berne fracasse Bâle 7-1. Plus qu’une correction, c’est une véritable humiliation. « Nous sommes conscients que nous ne pouvons pas rejoindre les Young Boys. C’est un fait » , analysait le coach bâlois Marcel Koller après la rencontre. « Maintenant, nous devons travailler avec l’objectif de redevenir un adversaire valable. »


En a-t-il les moyens ? Avant la saison dernière, le FC Bâle perdait plusieurs joueurs-clés comme Manuel Akanji (Dortmund), Renato Steffens (Wolfsburg) ou Jean-Paul Boëtius (Feyenoord), sans parvenir à leur trouver un remplaçant solide. Re-belote cet été avec les départs de Mohamed Elyounoussi (Southampton), Tomáš Vaclík (FC Séville) et, surtout, le vétéran Michael Lang (Borussia Mönchengladbach). Résultat, le Rotblau est rentré dans le rang et est devenu une équipe normale, qui ne fait plus peur à grand monde. Pas de quoi tomber dans la sinistrose, affirme pourtant le président Bernhard Burgener. Selon lui, la débâcle de Berne était due à l'indisponibilité de plusieurs cadres, suspendus (Taulant Xhaka) ou blessés (le gardien Jonas Omlin ou le capitaine Marek Suchý). Mais en enlevant les lunettes qui font voir la vie en rose, on remarque que le mal est en fait plus profond.


Ligue des champions dépendance


Comme l’explique le quotidien suisse Le Temps, le succès du FC Bâle s’est construit sur un modèle relativement simple : « Un tiers de jeunes, un tiers de bons étrangers, un tiers d’anciens de la maison revenus au bercail. » Mais pour que la mayonnaise prenne, il faut un entraîneur aux épaules solides. Ce qui n’était pas – en dépit d’une indéniable volonté de bien faire – le cas de Raphael Wicky promu sur le banc la saison dernière en guise de première expérience professionnelle et débarqué en début de saison, avant d’être remplacé par l’ancien sélectionneur de l’Autriche Marcel Koller, l’intérim assuré par Alexander Frei pendant deux matchs ayant été insignifiant.



Et pour ne rien arranger à la situation, les Bâlois ont perdu ce qui constituait leur meilleur argument de vente : la Ligue des champions. Malgré son statut de petit poucet, une participation quasi assurée chaque année à la reine des compétitions constituait le meilleur moyen d’attirer dans ses filets des joueurs prometteurs pour se révéler, tout en rapportant un joli pactole à la revente. « Sans l’assurance de disputer la Ligue des champions, jamais Mohamed Salah ne serait venu jouer au FC Bâle » , explique ainsi le directeur sportif Marco Streller à l’agence de presse ATS.

Se réinventer pour survivre


La dépendance à la C1 est donc plus actuelle que jamais, car le championnat suisse n’est pas le plus attirant pour un jeune qui veut se faire remarquer par les plus gros. Dit autrement : les clubs de Premier League et leurs salaires mirobolants. « Ces joueurs préfèrent désormais signer à Bournemouth, Burnley ou Brighton, parce qu’ils y gagneront un salaire cinq fois supérieur et qu’ils pourront espérer se faire remarquer par Chelsea ou Liverpool » , analysait l’année dernière l’ancien international Stéphane Henchoz.

Pour le FC Bâle, il faudra désormais travailler dur afin de retrouver l’Europe, condition sine qua non pour continuer d’exister dans la cour des grands. Et si le championnat semble promis aux Young Boys, il reste toujours la Coupe, que le quotidien Basler Zeitung définissait récemment comme « la compétition des perdants, qui ne deviendront jamais champions » . Sévère ? Ou tout simplement réaliste ?

Par Julien Duez Propos de Marcel Koller recueillis par le Basler Zeitung. Ceux de Stéphane Henchoz, par Le Temps.
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