Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 44 Résultats Classements Options
  1. // En route vers l'Euro 2016
  2. // Top 100 Italie

Baggio, le Batman de la Birmane

L'histoire de Roberto Baggio, c'est aussi celle d'un homme de paix allergique à l'injustice et aux malheurs du monde. Lors d'un de ses nombreux combats, sa route a fini par croiser celle d'Aung San Suu Kyi, la Lady birmane. Ensemble, ils ont montré au monde qu'un Ballon d'or et un prix Nobel de la paix pouvaient devenir amis.

Modififié

Cette année encore, l'hiver est chaud et humide à Rangoon, en Birmanie. Assise seule chez elle, Aung San Suu Kyi ne serait pourtant pas contre une petite balade, juste histoire de se dégourdir les jambes. Pour prendre un peu l'air. Simplement pour sortir de chez elle, en fait. Car en cette fin décembre 2007, celle qui enchaîne les emprisonnements et les assignations à résidence depuis que la junte militaire lui a confisqué son triomphe électoral de 1990 en la condamnant dans la foulée n'a pas encore vu le bout du tunnel. Consolation, le monde occidental l'a érigée en modèle absolu de courage, et les prix se sont mis à pleuvoir, à commencer par le prix Nobel de la paix en 1991.

Et ce 20 décembre 2007, c'est l'Italie qui la met à l'honneur, en lui attribuant le « Prix de Rome pour la paix et l'action humanitaire » . Ils sont sympas, ces Italiens. Déjà en 1994, la ville de Rome l'avait faite citoyenne d'honneur. Ça lui faisait une belle jambe, mais ça ne servait pas à grand-chose. Alors pour taper un grand coup et donner un peu de visibilité à ce nouveau prix, elle avait décidé de le faire récupérer par l'un des fils les plus prestigieux de la Botte : Roberto Baggio. À tout juste 40 ans, l'ancien footballeur est devenu un hyperactif de l'humanitaire, converti au bouddhisme - religion ultra majoritaire en Birmanie - depuis la fin des années 80, et toujours prêt à mettre sa notoriété au service d'une cause. De là naîtra une amitié aussi forte qu'improbable entre l'icône birmane et l'homme à la queue de rat.

Mieux qu'un Ballon d'or


Ce dernier rejoint immédiatement le mouvement pour la démocratie en Birmanie et pour la libération d'Aung San Suu Kyi, et trouve le temps de militer pour son « Edmond Dantès du Myanmar » entre deux levées de fonds contre la faim dans le monde et un match de charité pour aider les victimes du séisme en Haïti. Un engagement couronné le 9 novembre 2010, quelques jours avant la libération de la prisonnière, par le glorieux World Peace Award décerné par une assemblée composée d'anciens prix Nobel de la paix. Avec dans le jury qui l'a élu, entre autres, le Dalaï Lama, l'ancien président polonais Lech Walesa, ou encore Frederik de Klerk, président sud-africain qui a mis fin à l'apartheid.

Roberto Baggio rejoint au palmarès des superstars du sauvetage du monde médiatisé comme Bono ou George Clooney, et déclare dans la foulée : « C'est mieux qu'un Ballon d'or. Comparés à cette récompense, les autres succès personnels et professionnels deviennent risibles. » Baggio n'aura évidemment aucun rôle direct dans la libération définitive et historique d'Aung San Suu Kyi moins d'une semaine plus tard, le 13 novembre 2010. Mais le lien tissé entre les deux personnages malgré les années et les plus de 8000 kilomètres qui les séparaient n'est pas près de rompre. Et en visite à Rome en décembre 2011, Aung San Suu Kyi n'hésite pas à lâcher devant les caméras de Sky TG24 : « Je remercie l'Italie et les Italiens pour leur soutien permanent, et en particulier mon ami Roberto Baggio que j'aimerais tant enfin rencontrer, pour récupérer le prix de la ville de Rome qu'il avait reçu en mon nom. »

Un discours devant le président


Ça sera chose faite moins de deux ans plus tard, en octobre 2013, lors de l'organisation d'une grande cérémonie en présence du président de la République d'Italie et du maire de Rome, pour remettre son trophée à celle qui est désormais députée. Classe comme jamais dans son costume à fines rayures, Roberto Baggio est évidemment invité à prononcer un discours, qu'il démarre par un tonitruant : « Enfin ! Nous somme là, côte à côte, et nous pouvons finalement nous regarder dans les yeux ! » Avant cela, Il Divino Codino avait soutenu The Lady lors des législatives birmanes de 2012 en publiant une vidéo dans laquelle, de sa voix douce et posée, il faisait son éloge et lui souhaitait bonne chance pour mener son pays vers la liberté et la prospérité.

Vidéo

Il y apparaissait à la fin, posant dans un champ à côté du fameux prix qu'il gardait pour elle depuis 2007. Depuis, le parti d'Aung San Suu Kyi a survolé les dernières élections législatives et elle s'est emparée des rênes du pouvoir. Roberto Baggio, lui, a continué son bonhomme de chemin. Au programme, entre autres, un match pour la paix organisé par le pape en 2014 au cours duquel il a marqué sur une passe de Maradona, ou encore l'inauguration du plus grand temple bouddhiste d'Europe près de Milan la même année. Avec standing ovation en bonus au moment de son arrivée, malgré le calme évident demandé au public dans ce genre de lieux. Ne jamais oublier de célébrer ses idoles, jamais.




Par Alexandre Doskov
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié





Hier à 16:11 Premier League : le mercato estival fermera encore plus tôt 4

Le Kiosque SO PRESS

Hier à 14:25 Ronaldo se balade en trottinette électrique et risque une amende 29
Partenaires
Un autre t-shirt de foot est possible MAILLOTS FOOT VINTAGE Olive & Tom Tsugi Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur
Hier à 11:53 Le but pas vraiment fair-play d'une joueuse ouzbèke 30 Hier à 11:20 Christian Vieri derrière les platines 24