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« Montrer comment l'amour de l’OM s’enracine dans le quotidien »

Tombé amoureux de l'OM dans les années 1990 avant de s'en éloigner petit à petit, le réalisateur Aymeric Colletta dévoile ce jeudi une mini-série documentaire de portraits de supporters olympiens. Un projet ficelé avant le Covid, et enfin révélé au grand public avec un objectif simple : mettre des visages sur ceux que l'on appelle les Fadas.

Comment vous est venue l’idée de faire une série de portraits de supporters de l’OM ?
C’est parti d’un appel du producteur, Mathieu Rozières, qui m’a dit qu’il y avait matière à faire un truc décalé, novateur sur les supporters marseillais. On est toujours dans le cliché du Marseillais qui craint degun, mais il y a une richesse, une variété de profils dans ce peuple. La série, ce sont huit épisodes, huit rencontres avec des gens inattendus, qu’on n’imaginerait pas supporters inconditionnels d’un club. Ça va de la comptable au chef cuisinier. On trouvait ça intéressant de faire un truc sur cette passion intime, avec un prisme différent, sans mettre d’images de foot. Le but était de montrer comment cet amour de l’OM s’enracine dans le quotidien, quelle que soit ta place dans la société, ton métier, ton milieu social. On ne voulait pas des têtes connues et clichés comme René Malleville (décédé en septembre dernier, NDLR), on cherchait des gens singuliers. Ils sont tous complètement cramés du cerveau, donc on a appelé ça Fadas.



Et vous, vous êtes aussi fada de l’OM ?
J’ai 37 ans, c’est l’OM de Cantona et Papin qui m’a attrapé. J’ai grandi dans le sud, j’ai tanné mes parents pour aller au Vélodrome en 1992, 1993, 1994. Je faisais des caprices dans la boutique sur la Canebière. J’ai toujours ce survêtement Adidas bleu ciel de l’époque qui était magnifique. Ce jour-là, j’ai dormi avec à l’hôtel et je ne l’ai pas enlevé pendant une semaine. J’étais bien mordu. Après, pour les Marseillais, je suis un peu footix, parce que j’aime tellement le jeu, le spectacle, que quand on descend au classement, quand on joue mal, je suis moins le club. Je n’ai pas cette fidélité et la longueur d’âme des gens que j’ai filmés. Il n’y a qu’en supportant la France que je retrouve cette fidélité inébranlable qu’eux ont pour leur club.

« On est toujours dans le cliché du Marseillais qui craint degun, mais il y a une richesse, une variété de profils dans ce peuple. »

Ça vous a servi pour le tournage ?
J’ai écrit ça avec Jean-Baptiste Loi, qui est un vrai mordu de l’OM. Lui avait la tête dans le guidon, moi j’ai pu prendre un peu de recul vu que je suis le club de loin maintenant. C’est le danger à éviter dans ces cas-là : trouver la limite, parce qu’il faut raconter l’histoire de ces personnages et pas uniquement prolonger la tienne.

Justement, vous cherchiez à montrer quoi à travers ces huit portraits ?
On voulait des personnalités fortes, qu’on a identifiées après une pré-enquête. On a lancé des appels sur les réseaux sociaux, on a fait appel à nos réseaux amicaux à Marseille et ailleurs, à des clubs de supporters, bien que ce n’est pas ce qui a été le plus productif finalement. Bon, ça nous a permis de trouver Bacary, au cœur du Sénégal. On n’était pas venu pour lui à la base, on l’a vu dans son coin, on lui a parlé et là, paf, tu prends l’histoire dans la tête. Tu sens tout de suite la fibre émotionnelle, un univers, un témoignage fort. En Bretagne, on a trouvé Julien. Un type qui a 500 maillots de l’OM sous son toit. Tu sais que, quoi qu’il arrive, ça va marcher. Mais en discutant avec lui, ça prend une autre dimension. J’adore la scène où il se met à faire des papinades dans un champ. Elle est pure, elle nous ramène tous à notre enfance.

Vous commencez la série par deux profils étonnants, un cuisinier étoilé et une comptable. Qui vous a le plus marqué ?
L’ordre de diffusion n’est pas du tout celui du tournage, c’est arbitraire. On voulait commencer la série avec le cuisinier de l’Intercontinental pour montrer qu’on allait faire quelque chose de différent. On revient ensuite sur des personnalités plus attendues, incontournables. Et on finit avec le plus fort : Bacary au Sénégal. C’est le dernier qu’on a tourné, juste avant le Covid. Tu débarques sur place, au fin fond du Sénégal, après quelques échanges WhatsApp. Et là, tu vois quelqu’un au charisme impressionnant, à qui l’OM a donné une force de vivre, un courage. Sa passion l’a vraiment porté.

« Saint-Étienne et Lens s’en approchent peut-être par la ferveur, leur fidélité, leur passion. Mais l’OM, c’est beaucoup plus massif, ça déborde, ça dégueule. »

Ça veut dire que ce projet était bouclé avant le Covid ? L’attente a dû être frustrante !
Oui. La post-production était terminée juste après le premier confinement. Pour des raisons qui dépassent note volonté, la série est restée au chaud pendant longtemps dans les tiroirs de l’OM qui nous l’a achetée. Elle réapparaît maintenant, après une saison compliquée en tribunes, c’est bien de montrer ces visages-là du supportérisme. Mais c’est vrai qu’on bouillonnait.

Quelle vie va avoir ce projet ?
L’OM va d’abord la diffuser sur son appli aux abonnés, nous on la diffuse ce jeudi en avant-première. On travaille sur des exploitations secondaires, et puis l’OM la diffusera peut-être plus largement ensuite. On a envie qu’elle soit vue le plus possible, forcément. On a pensé un format court, mais pas trop non plus. On aurait pu faire plus long, sauf sur un personnage. Mais faire trop court, ça aurait été prendre le risque d’un montage au pied de biche. Ça ne restitue pas de la même manière les personnages.


Ce serait possible de le décliner dans un autre club ?
(Silence.) Elle est dure, celle-là... D’abord, l’OM, c’est une des plus grosses fan base dans le monde en volume et en qualité, active, passionnée, avec une histoire riche, avec des ramifications profondes. En France, Saint-Étienne et Lens s’en approchent peut-être par la ferveur, leur fidélité, leur passion. Mais l’OM, c’est beaucoup plus massif, ça déborde, ça dégueule. En Europe, on pourrait prolonger avec Dortmund, Liverpool, Naples, peut-être au FC Séville ou des endroits chauds comme ça, ou en Angleterre. Le rêve absolu, ce serait l’Amérique latine, c’est quasi religieux là-bas. Et si on nous propose de rempiler sur la deuxième saison de Fadas, j’irai les deux pieds joints.

« Le collectionneur breton Julien, il nettoie ses cadres avec un faux maillot chinois du PSG. Quand il m’a montré ça, j’étais mort de rire. »

Comment explique-t-on la folie qui entoure ce club ?
Le Barça se dit Mes que un club, Marseille c'est Mes que du foot. Normalement, quand tu brosses le portrait d’inconnus, il y a une certaine méfiance. Là, tu débarques, les portes s’ouvrent de suite. Je n’avais jamais vu ça. Les gens étaient tellement heureux qu’on vienne pour parler de ça, ça m’a beaucoup marqué. Ce sont des Méditerranéens au sang chaud, oui, mais avec beaucoup de générosité, de chaleur humaine, un sens du partage. On retrouve aussi souvent chez eux des liens profonds avec l’enfance, la famille et la sphère sociale. Et puis, ce qui est génial et drôle, c’est que tous les supporters sans exception que j’ai vus, à un moment, se définissent par rapport à leur relation d’amour pour l’OM, et de haine pour le PSG. Le collectionneur breton Julien, il nettoie ses cadres avec un faux maillot chinois du PSG. Quand il m’a montré ça, j’étais mort de rire.

Pourquoi l’OM suscite autant de créativité ?
C’est lié à tout ce qu’on vient de dire. La question vient de tout ça. Il y a une communauté établie, active, qui fait que l’OM dans l’époque actuelle des réseaux sociaux, c’est un sujet hautement conversationnel. Et la matière humaine, documentaire, éditoriale, historique autour du club, c’est du rêve. Cette histoire reste pour l’instant unique en France et en Europe. C’est une matière inépuisable.



Propos recueillis par Adrien Hémard-Dohain
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