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Furlan, mais sûrement

Il y a neuf ans, le PSG gagnait son premier titre sous l’ère qatarie. Il y a neuf ans également, Jean-Marc Furlan remportait son dernier match de Ligue 1. Depuis, à défaut d’avoir performé dans l’élite, le Girondin a confirmé son rôle de spécialiste en matière de promotion. La preuve : il pourrait, dès ce samedi, en acter une cinquième en Ligue 1 dans sa carrière d’entraîneur.

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Casquette à l’envers vissée sur sa chevelure blanchissante, lunettes de soleil et verlan maîtrisé comme personne - Birama Touré, son « stre-mon » , en témoignera - : Jean-Marc Furlan vit avec son temps. « C’est marrant de voir ce décalage. Je me rappelle, quand il est venu à Troyes, il arrivait tout juste de Libourne-Saint-Seurin, il avait le bob, dans un autre style » , se rappelle avec amusement Benjamin Nivet. En somme, difficile de donner ses 64 printemps à Jean-Marc Furlan, coach de l’AJ Auxerre depuis trois saisons désormais. Mais justement, ce temps, JMF sait l'apprivoiser. Car en trois ans, il a réussi à transformer cette AJA, un club qui risquait de tomber dans l’anonymat de la Ligue 2, en un candidat sérieux à la montée. Comme il l'avait promis.

Nivet : « Je me suis éclaté » avec Furlan


Cette attraction récurrente entre Furlan et la course au podium ne se restreint pas au championnat de Ligue 2, même si c’est bien sûr dans l’antichambre de la Ligue des talents que le fantasque entraîneur a passé la majorité de sa carrière de technicien. À l’orée du nouveau millénaire, lors de ses débuts dans la profession à Libourne, après avoir entraîné les catégories de jeunes du club, Jean-Marc Furlan fait de ce modeste club aquitain une surprenante équipe de troisième division. Sous ses ordres, le club monte en CFA (l’ex-National 2), puis en National. En parallèle, les Pingouins réalisent quelques performances retentissantes en Coupe de France. Le club girondin devient un habitué des 32es de finale de la Vieille Dame et réussit même de sacrés coups d’éclat, avec en tête d’affiche, celui de 2003 : l’élimination de l’Olympique lyonnais de Grégory Coupet, Patrick Müller, Sidney Govou et consorts, champions de France en titre.



La réputation qu’a Jean-Marc Furlan, selon laquelle il prône un jeu offensif et encourage la prise de risques, ne date pas non plus de la dernière pluie. Dès que Troyes lui donne en 2004 la chance de se frotter au monde professionnel, l'ancien défenseur central rafle le titre de meilleur entraîneur de Ligue 2 de l’année, place l'ESTAC sur le podium, et ce, avec la meilleure attaque du championnat. « Quand il est arrivé, il avait mis en place un 4-4-2 losange qui avait super bien fonctionné. Mais ça, il ne le fait plus depuis un certain temps, parce qu’il faut avoir les joueurs adéquats, et c’est difficile à mettre en place, se souvient Benjamin Nivet, Troyen lors des deux mandats de Furlan. Moi, je me suis éclaté, parce que je jouais en vrai numéro 10 derrière deux attaquants, avec trois milieux qui travaillaient derrière moi. » Furlan et l’ESTAC se maintiennent donc la première saison, pas la seconde. L'occasion pour le coach de rebondir à Strasbourg, mais aussi de subir une seconde relégation d’affilée. Dans la foulée, l'opération remontée échoue de justesse : le Racing termine au pied du podium, un point derrière Montpellier (2e) et Boulogne-sur-Mer (3e), la faute à une défaite dans l’Hérault lors de l’ultime journée de championnat. La décennie de Furlan se boucle par une courte pige au FC Nantes (9 matchs pour être exact), qui lui permet de figurer parmi les dix-sept entraîneurs utilisés en quinze ans par les Canaris sous l’ère Kita. Peut-être la dernière fois où on l'empêchera de mettre en place son projet.

Jamais deux sans Troyes


« Pour ancrer tes principes de jeu, il faut construire une équipe. Normalement, il faut du temps pour transmettre tes principes de jeu à tes joueurs, déclarait le natif de Sainte-Foy-la-Grande dans un entretien accordé à Onze Mondial. Il y a beaucoup de gens qui s’adaptent en fonction de l’endroit où ils sont et du moment. Moi, non. Comme je le dis souvent, si tu engages Furlan, tu sais déjà que tu vas prendre des risques. Si tu ne veux pas, ne l’engage pas. » Benjamin Nivet renforce ce sentiment de garanties dont a besoin celui qui peut parler de lui à la troisième personne : « Il aime bien avoir des joueurs qu’il connaît bien, qui doivent aussi avoir une certaine intelligence, parce que c’est important pour lui que les joueurs comprennent bien ce qu’il veut mettre en place. »



Son second passage dans l’Aube en est l’archétype. Il y retourne en 2010, promeut l’ESTAC une deuxième fois en 2012 après une troisième place en Ligue 2. Le 18 mai 2013, à l’occasion de la 37e journée, Furlan remporte alors ce qui est son dernier succès en Ligue 1 en date. Le promu, qui lutte pour son maintien, vient à bout de Bordeaux (1-0). Immédiatement relégué à l’issue de la saison, Troyes réappuie sur le bouton de l’ascenseur deux ans plus tard. En 2015, le club aubois est sacré champion de France de Ligue 2. L’année suivante, passée dans l’élite, tourne à nouveau au fiasco. La DNCG invalide dans un premier temps la montée de l’ESTAC en Ligue 1, avant de revenir sur sa décision, mais de bloquer les transferts. Début décembre, sans avoir remporté le moindre match de championnat, Jean-Marc Furlan remet sa démission. La débâcle face à Toulouse du 2 décembre 2015 (0-3) reste ce qui est pour l’heure son dernier match dirigé en Ligue 1.

Le jeu comme vecteur d'émotions


Pourtant, ses étiquettes de faiseur de miracles et d'amoureux du jeu restent intactes. En 2016, Jean-Marc Furlan rebondit à Brest, qui vise à retrouver l’élite. Le club finistérien est tout proche de monter dès la première saison du mandat Furlan, mais rate son accession pour un petit point seulement, dû à l’un des rares sprints finaux ratés de JMF. Cinquième la saison suivante, le Stade brestois assure finalement sa promotion en 2019. La quatrième montée en Ligue 1 de Furlan en tant qu’entraîneur. Là où le bât blesse, c’est que les Pirates n’envisagent pas vraiment de poursuivre avec lui en Ligue 1, préférant se rabattre sur Olivier Dall’Oglio, qui prône les mêmes vertus offensives. « Quitter Brest, après trois ans magnifiques, avec ces joueurs, ce public en fusion, cette montée, ça a été une souffrance terrible, surtout quand je n'ai reçu, le 15 février, qu'une offre de prolongation d'un an. Pour moi, je l'ai senti comme un message de ma direction disant que c'était une fin de cycle » , expliquait-il sur RMC en août 2019.



Qu’importe, Jean-Marc Furlan en profite pour bondir sur la proposition de l’AJ Auxerre, qui lui faisait du pied depuis plusieurs mois. Et après une première année dans le ventre mou, une autre aux portes des barrages, la troisième – la dernière de son contrat qui n’a pas encore été prolongé – invite les supporters auxerrois à rêver. La preuve, l’Abbé-Deschamps sera à guichets fermés ce samedi pour la réception d’Amiens, qui pourrait, dans le meilleur des cas, acter le retour de l’AJA en Ligue 1, et dans le pire des scénarios, l’envoyer en barrages d'accession. Guichets fermés à Auxerre, ce n’était pas arrivé depuis plus de sept ans et une demi-finale de Coupe de France face à Guingamp (1-0). C’est évidemment lié à l’enjeu, mais c’est aussi là une victoire pour Furlan et sa vision du football. « Ma vraie passion, c’est de faire venir des gens au stade » , avait-il précisé dans ce même entretien avec Onze Mondial. Et Benjamin Nivet d’appuyer ce désir suprême de Jean-Marc Furlan : « Il veut donner des émotions, c’est un puriste, un esthète du beau jeu. Souvent, il veut réussir à domicile. Je le vois à Auxerre : j’y ai joué sept ans, j’ai beaucoup d’amis et de connaissances là-bas... Et je vois que ce qu’il a ramené à l’AJA, c’est énorme. Les gens viennent au stade pour avoir des émotions. Ils ne viennent pas parce que l’AJA est troisième, mais parce que l’AJA propose du beau jeu, que les supporters s’identifient à cette équipe, et c’est ça qui est important. »

Les cinq chances


Samedi, le sort d’Auxerre sera intimement lié à celui d’Ajaccio qui, dans le même temps, reçoit des Toulousains déjà promus et champions. Le destin de Furlan pourrait également en dépendre. L’entraîneur originaire de Gironde aura-t-il enfin l’occasion de regoûter à la Ligue 1 ? Trois ans après Brest, le voilà aux portes d’une cinquième montée en Ligue 1 avec une AJ Auxerre qui pourrait retrouver l’élite après dix ans d’absence. Néanmoins, le cas échéant, faudrait-il faire confiance à un coach qui, si ambitieux soit-il, n’a accumulé que 0,92 point par match sur ses 159 premières sorties dans l’élite ? C’est un grand oui, selon Benjamin Nivet : « Il nous a déjà maintenus avec Troyes une saison. Mais tu te retrouves souvent avec le plus petit budget de Ligue 1. Et quand on regarde le classement, souvent, les budgets font la différence. Mais si on lui donne des moyens, avec des joueurs – parce qu’il a toujours envie de faire du jeu, de créer quelque chose... Je suis convaincu qu’il en a les capacités. »



Cette année, l’AJ Auxerre s’est offert le droit de rêver au prix d’une fin de saison qui frôle le sans-faute, en témoignent ses dix victoires lors de ses treize dernières sorties. Jean-Marc Furlan est de toute façon coutumier du fait. « Souvent, il réussit bien les fins de saison, parce que pendant toute la saison, il a tellement répété à l’entraînement les attaques placées, les attaques rapides, des codes de jeu dont il ne faut pas déroger, qu’en fin de saison, tout le monde sait comment il doit jouer » , explique Nivet. Rendez-vous face aux Licornes pour basculer dans ce monde merveilleux.

Clément Barbier
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