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« Au Portugal, sans le foot, on sent que c’est compliqué »

Au Portugal, le déconfinement aura été bref pour les joueurs açoréens de Santa Clara, désormais placés à l'isolement à la Cidade do Futebol, le Clairefontaine local. C'est là, dans la banlieue de Lisbonne, que l'ancien Valenciennois Pierre Sagna et ses équipiers s'entraînent et jouent leurs rencontres à domicile de Liga NOS. Entre deux parties de Playstation, le latéral gauche franco-sénégalais a pris le temps d'évoquer cette nouvelle mise en quarantaine. Mais aussi son amour d'un pays qu'il n'a quitté que six petits mois depuis son départ en 2011 du VAFC.

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Vous avez repris la saison par une victoire 3-2 contre Braga, après trois mois sans match officiel.
Oui et c'était un bel exploit : ils sortaient de dix matchs sans défaite ! Après, d'un point de vue physique, c’était très compliqué, à titre personnel. Braga aime jouer au football, donc c’était un match très intense. À partir de la 65e, je sentais venir les crampes... ça s’est joué au mental. Heureusement, Trincão (future recrue du Barça) était plus de l’autre côté. Lui, c’est un phénomène ! Je ne pensais pas qu’il était si fort. Je le voyais plus comme un gaucher nonchalant qui aime garder le ballon, mais il est très rapide !

Comment vivez-vous ce nouveau confinement, alors que le Marítimo Funchal (basé à Madère) a lui le droit de faire les allers-retours entre son île et le continent ?
Il faut voir le bon côté des choses : toutes les conditions ici sont réunies pour bien bosser et faire une bonne fin de saison. C'est un kiff de pouvoir profiter de telles installations ! Même si on est pros, on est un peu émerveillés. Le seul hic, c'est d'être loin de la famille. À titre personnel, c’est un peu compliqué, car le manque s’installe et que ma compagne attend notre deuxième enfant. C’est un événement que toute personne veut vivre et que j’attends impatiemment. La naissance est prévue fin juin, et je ne serai peut-être pas là pour y assister. Mais je vais discuter avec le coach et la direction pour y aller, tout en respectant bien sûr les règles d’hygiène.

« On est constamment confinés, soit à l’hôtel, soit à la Cidade do Futebol. C’est par moments frustrant. »
Que faites-vous de vos journées ?
Le matin on s’entraîne, et l’après-midi on passe le temps comme on peut. On va aux soins, on joue au ping-pong, au badminton, aux cartes... Moi, je suis plutôt Playstation ! On se fait beaucoup de tournois. Impossible d'aller se balader à Lisbonne : on est constamment confinés, soit à l’hôtel, soit à la Cidade do Futebol. C’est par moments frustrant, pesant d'être isolés, mais on s'y était préparés : on savait dès le départ que l'île ne pourrait pas accueillir de matchs. En fonction de l'évolution du virus, on espère pouvoir sortir un peu pendant les jours de repos. On est en train d’en discuter.

Êtes-vous soumis à des règles sanitaires strictes ?
Jusqu’à la fin du championnat, on doit faire des tests avant chaque match. Une ou deux fois par semaine, on nous met l'espèce de grand coton-tige dans le nez. Au départ, on avait un peu peur, mais maintenant on est habitués ! C'est désagréable, mais ça ne fait pas mal. On nous prend aussi la température chaque jour. Dans l’hôtel, on n'enlève notre masque que pour manger. Sinon, on s’entraîne normalement, sans distanciation, puisqu'on est seuls sur les lieux et qu'on sait qu’on est négatifs.

La reprise des entraînements n'a pas été trop dure ?
C’était compliqué. En fin de championnat, on arrête cinq ou six semaines, mais on a un programme. Là, c’était vraiment deux mois sans ballon, sans sensations. Côté prise de poids, il n'y a pas eu d'abus. Certains ont pris un ou deux kilos, mais ça se perd vite. Il faut dire que le club s’était bien adapté à la situation.



« Le club a loué des vélos d’appartement, et on faisait entraînement en visio. Les séances comprenaient beaucoup de renforcement musculaire, je n'ai donc pas ressenti un manque de puissance à la reprise. »
Comment s’était passé le confinement à domicile, justement ?
Très bien, j’étais avec Madame et ma fille à la maison. Il y pire comme situation ! Mais au bout d’un mois, un mois et demi, le manque du ballon se faisait ressentir. C’était vraiment confinement complet : on sortait juste pour faire les courses. J’ai essayé d’aller courir parce qu’il y avait très peu de cas sur l’île - c’est d’ailleurs la seule zone au Portugal où il n’y a plus aucun cas aujourd’hui -, mais la police dehors veillait à ce que personne ne sorte. Donc le club a loué des vélos d’appartement, et on faisait entraînement en visio. Les séances comprenaient beaucoup de renforcement musculaire, je n'ai donc pas ressenti un manque de puissance à la reprise. Pour l’alimentation, on nous a envoyé une liste d’aliments conseillés, avec les quantités recommandées. Madame étant enceinte, elle ne pouvait pas faire beaucoup de tâches, donc j’étais là pour l’aider. Je me suis découvert quelques talents de cuisinier !

Avez-vous dû consentir à des efforts financiers pour soulager le club ?
Pendant le confinement, on ne recevait que 50% de notre salaire, mais le président nous a expliqué que les 50% restant seraient payés à la reprise du championnat.


« On était favorables à une reprise : on vit de ça, et c’est ce qu’on aime faire. Un arrêt aurait été une catastrophe pour les clubs. »
Celle-ci a-t-elle fait autant débat qu’en France ?
Déjà, ici, il y avait moins d’anxiété. Je pense que le Portugal a mieux géré la situation : on s’est mis en quarantaine très tôt, dès les premiers cas. La ligue a pu anticiper et nous a informés très tôt que le championnat allait reprendre. Au sein du staff et de l’effectif, on était favorables à une reprise : on vit de ça, et c’est ce qu’on aime faire. Un arrêt aurait été une catastrophe pour les clubs, qui ont besoin du foot pour survivre, et pour les supporters. Sans le foot, on sent que c’est compliqué ici.

Santa Clara, c'est aussi le club formateur de Pauleta, qui vous a accueilli à la cité du football. Comment est-il vu sur l'île ?
Comme le meilleur joueur de la région et de l’histoire du club. Ici, c’est quelqu’un ! Il est bien vu et très respecté. Étant supporter du PSG, c’est pour moi une icône. Petit, je l'admirais. Il était d'ailleurs là à ma présentation à la presse, qui tombait le jour de l'anniversaire du club. J'ai dit à mon directeur sportif que je voulais absolument le rencontrer. J'étais comme un fou !

« Jouer de grosses équipes comme Porto ou Benfica est un gros kiff qui ne m’aurait peut-être pas été permis en France. Je m’éclate ici ! »
Tu sembles te plaire au Portugal, où tu as effectué l’essentiel de ta carrière. (Avant Santa Clara, il a passé quatre ans à Chaves, trois à Moreirense puis une saison à Belenenses.)
J’adore ce pays. Les gens sont accueillants, super sympathiques, la vie est paisible et il fait presque tout le temps beau. Je n'aime pas le stress de la vie parisienne ! Pour une personne qui veut une vie de famille tranquille, c’est le lieu idéal. Et puis, jouer de grosses équipes comme Porto ou Benfica est un gros kiff qui ne m’aurait peut-être pas été permis en France. Je m’éclate ici ! Je recommanderais aux jeunes qui n'ont pas la chance de signer pro en France de venir tester le Portugal.

Du coup, tu te vois rester ?
J’ai signé un an et demi, et je suis bien à Santa Clara. S’il y a de bonnes opportunités, on discutera avec mon agent, mais l'objectif est de disputer le plus de matchs possibles. Finir ma carrière au Portugal ? Je commence à y penser, même si je ne refuserais pas un bon challenge à l’étranger. Mais pas dans n’importe quel pays. J'ai toujours en tête un retour en France, donc je ne ferme la porte. Le championnat français a toujours été l’objectif pour moi.

Propos recueillis par Simon Butel
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