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« Au Parc, on a vu ce qu'étaient la foi et la ferveur »

Parce qu'il « était important de laisser une trace visuelle  » des supporters du PSG, William S. Touitou et Jérôme Bénadiner ont réalisé il y a deux ans le documentaire "Parc". Ce dernier ressort actuellement, agrémenté d'un second documentaire intitulé "Liberté pour les ultras". Et parce qu'avant d'être réalisateurs, les deux bougres sont avant tout des supporters du PSG depuis toujours, ils ont forcément des choses à raconter.

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Comment vous est venue l'idée de "Parc" ?
William : Après la saison 2010, avec Jérôme, comme beaucoup d'anciens abonnés, on n'allait plus au Parc des Princes. On était témoins de ce qui se passait, autrement dit les tribunes sans les virages, les arrêtés préfectoraux en déplacement, les IAS (Interdiction Administrative de Stade), etc. Du coup, j'ai dit à Jérôme qu'il fallait à tout prix que l'on fasse quelque chose, qu'on témoigne de ce qui était en train de se passer, du traitement infligé à ceux qu'on appelle désormais des « anciens supporters » . Je me suis occupé de l'écriture de la trame et Jérôme s'est occupé du démarchage des anciens du club : les anciens pros, les anciens leaders d'associations, etc. Petit à petit, ça s'est emboîté. À chaque fois qu'on démarchait, les réponses étaient positives et ça nous a poussés à continuer. Surtout que l'image du supporter n'a fait qu'empirer au fil des mois.

Le but était de « réhabiliter » le supporter parisien ?
William : Non, on a été assez lucides sur la situation. Quand on a repris la saison 2010-2011 sans abonnement, ça faisait longtemps que ça nous était pas arrivé et tout de suite, on s'est rendu compte que c'était un tournant dans l'histoire du club. Parce que le club se privait de ce qu'il avait de plus cher. Il fallait parler de cette période-là parce qu'on savait qu'il y aurait un avant et un après Plan Leproux. On voulait marquer cette période. C'était vraiment un hommage. Avec Jérôme, on ne se considère pas comme des ultras mais on en a côtoyés pendant très longtemps et on s'intéresse à ce phénomène. On lui porte un très grand respect. Il fallait parler de tous ces mecs qui se faisaient chier à venir au Parc pour l'amour du club, qui plus est à la suite d'une dizaine d'années sans titres, à part des coupes nationales. C'était les années noires sportivement et on était en virage à l'époque. On a vu ce que c'était de lutter contre la relégation, d'être à 45 000 alors qu'on pouvait descendre le match suivant. On a vu ce qu'étaient la foi et la ferveur. Donc c'était un hommage, oui, mais aussi une façon de dénoncer le traitement infligé au supporter, qui est devenu un paria et qui l'est encore aujourd'hui. Lors du match à Toulouse dernièrement, il y a encore eu un arrêté préfectoral.

C'était une façon de faire son deuil, aussi, un peu ?
William : Complètement. Le documentaire a été mis en place lors de l'année du boycott dont l'idée était simple : montrer la différence quand on n'est pas là. Et ça s'est ressenti.

Oui mais les instances du PSG n'en avaient rien à foutre.
William : C'est clair. Surtout qu'il y avait déjà le Qatar en sous-couche, même si on en parlait pas à l'époque. Mais c'est normal : s'il n'y a pas de rachat derrière, le Parc meurt petit à petit et la voix des supporters se serait fait entendre à un moment donné. Et en même temps, s'il n'y a pas le rachat du Qatar, est-ce qu'il y a le drame de 2010 ? Quand tu le dis, tout le monde croit que tu fabules mais on sait que c'est orchestré. Ne serait-ce que la Qatargate deux ans plus tard qui aurait dû faire l'effet d'une bombe et qui, finalement, passe inaperçu avec l'arrivée de Beckham juste après. On sait que le plan Leproux n'est pas arrivé tout seul, qu'il était programmé, et que dans la mort de Yann Lorence, tout le monde n'est pas blanc.

C'est-à-dire ?
William : On était au match et on a vu ce qui s'est passé. Ça fait vingt ans qu'on fait des PSG-Marseille et on sait comment ça se passe. Surtout que là, c'était le pic des tensions entre Auteuil et Boulogne. Or, logistiquement, c'est pas possible que ça arrive : tu peux pas avoir trente, quarante, cinquante mecs qui passent autant de barrages d'un coup. De Boulogne à Auteuil, il y a la moitié du stade à traverser. Normalement, c'est pas faisable. Je le dis, je l'assume : il y a eu un vrai laisser-aller pour que la situation explose. Évidemment, ils ne s'attendaient pas à ce qu'il y ait ce drame, qui doit être dénoncé. Tous ces voyous qui ternissent l'image du supporter doivent être bannis à vie. Quand tu vas dire ça à un mec lambda, il va te dire que t'es parano, mais quand tu as été dedans, tu sais que tout est lié.

Dans le documentaire, on remarque qu'il y a des joueurs, des journalistes, des leaders d'associations. Et finalement, très peu de dirigeants. Vous vous êtes heurtés à une sorte d'omerta ?
William : Il y a certains mecs qu'on n'a même pas cherché à approcher. Denisot, c'était évident qu'on l'aurait jamais eu. On a surtout usé de nos contacts proches pour trouver des dirigeants. Cayzac, on l'a approché parce que c'est le dirigeant historique que tout supporter respecte et respectera toujours. Quand tu discutes avec lui, tu vois qu'il a la même idée du supporter que le supporter lui-même. C'est un mec qui a compris qu'intégrer les supporters dans la vie, c'était essentiel à sa progression. Après, il a été impuissant à l'époque où il était président et il est tombé sur la pire période du PSG. Aller chercher des mecs comme Graille ou Perpère, ça sert à rien : ce sont des mercenaires. Tu vois, on a fait Fernandez et on s'est rendu compte qu'il était pas du tout concerné par le sujet. Rapidement, tu te rends compte que les gars sont même pas au courant. Les mecs savent pas ce qu'est une interdiction de stade. Après, t'as des mecs comme Ducrocq ou Ceará qui savent de quoi on parle.
Jérôme : Nous, on a la conception du club comme une famille : c'est une même entité, on vit ensemble, on partage les mêmes valeurs. Mais aujourd'hui, les dirigeants se disent que les supporters sont des clients et que quoi qu'il arrive, ils seront là pour acheter les maillots et les écharpes. Au final, ils en ont rien à foutre. Quand tu vas chez Burger King, tu partages pas les valeurs, tu kiffes parce que les sandwichs sont bons et tu y retournes.

Pourquoi avoir ajouté un second documentaire dans le DVD ?
William : Le premier film marque une période du club et on ne voulait pas y toucher. Qu'il ait une date, qu'il reste ancré là-dedans. Donc on a fait une mise à jour plus étoffée, qui s'attarde plus sur le mouvement ultra au PSG.

Dans le documentaire, on apprend que le leader du mouvement Liberté pour les Ultras s'est fait emmerder dans sa démarche. Est-ce que vous avez connu les mêmes soucis ?
William : Non, on a juste eu une petite mésaventure sur iTélé dans l'émission de Pascal Praud qui nous a dit que ça n'allait pas se passer comme prévu parce qu'il avait reçu un appel de Jean-Claude Blanc et que les mecs de SOS Racisme et de la Lutte contre les hooligans allaient intervenir.
Jérôme : On était invités pour débattre de la problématique du Parc et on s'est finalement retrouvés à se justifier de tous les problèmes de violence que rencontre le football en France. C'est un amalgame énorme. Au Parc, les problèmes de violence sont quasiment résolus, il n'y a presque plus de supporters « chauds » , etc., mais il y a encore des arrêtés.

Comme les mecs interdits de matchs au PSG Handball ?
Jérôme : Ou ceux qui ont été interdits de stade pour le match France-Australie au Stade de France. C'est une folie. Ils sont en dehors de la loi. À tous les matchs, des supporters achètent leur billet par la voie officielle, se rendent au stade et se voient interdire l'entrée alors qu'ils sont dans leur bon droit. Il y a encore des listes noires où des mecs sont reconnus comme « anciens supporters du Parc » . La CNIL s'est même penchée sur le truc.
William : Toutes les interdictions de stade sont annulées un an après et les mecs sont dédommagés. Mais pendant un an, le mal est fait. L'opinion publique s'en fout et les médias ne relaient pas donc ça va continuer longtemps. T'as l'histoire lors du match à Toulouse il y a un an où les mecs sont restés bloqués avec leur bus sur une aire d'autoroute pendant quatorze heures sans boire et sans manger. Et c'est toujours la direction du club qui met ces choses en place, jamais les équipes adverses.

Vous êtes supporters du PSG depuis quand ?
Jérôme : Depuis toujours. C'est de famille. On est des vrais mecs du club.
William : On a joué au PSG, en plus. On est restés au club jusqu'à nos 18 ans.

Votre plus beau souvenir ?
William : Le PSG-Real de 93, j'y étais avec mon père mais j'ai une ou deux images. Pas de vrais souvenirs. Mais Jérôme, il était en virage pour le PSG-OM de 99. Ça faisait dix ans qu'on les avait pas battus. Il y a une ambiance de folie alors qu'on a une équipe de tocards. On fait la pire année après Canal+. Mais les trucs forts qu'on a vécus en tribunes, c'est quand on luttait contre la relégation. Les mecs chialaient en tribunes.
Jérôme : Le PSG-Saint-Étienne avec le but de Clément.

Vidéo

Jérôme : Ça poussait de la première à la dernière minute. C'était ta chair. T'avais des frissons rien qu'à voir ça. Même sur des petits matchs de merde contre Sochaux, contre Le Mans. On avait à 90% des joueurs de merde et t'avais des merveilles qui passaient. Ronaldinho, Pauleta, Rothen, par exemple.
William : Rothen, c'est un mec qui avait le club dans le cœur. Il a quand même raté sa carrière pour jouer à Paris.

D'autres joueurs vont ont marqués durant cette période ?
Jérôme : Sorín ! Lorik Cana ! Même Heinze, même s'ils nous a trahis en signant à l'OM.

Expliquez-nous comment, en signant à l'OM, certains joueurs peuvent trahir et pas d'autres ?
William : Heinze, tu te rends pas compte comme il a pu symboliser le club ! Et puis le club a fait beaucoup pour lui. Sans le PSG, il a pas de carrière, Heinze.
Jérôme : Quand il a perdu son père, il y a eu un hommage de fou au Parc. Il a fait des déclarations comme quoi il était lié à vie avec ce club et finalement, derrière, il signe à l'OM. Mais un mec comme M'Bami, bon, tu t'en fous qu'il aille à l'OM. Dehu et Fiorèse, c'était une trahison parce qu'ils étaient capitaine et vice-capitaine et qu'ils partent dans les derniers jours du mercato.
William : Par contre, un mec comme Cana, on lui en veut pas. Halilhodžić l'avait mis au placard alors qu'on voulait le voir jouer. Cana, quand tu lis une interview de lui, le club qui l'a marqué, c'est Paris. Avant un Clásico, sur Canal, on lui pose la question des supporters, il dit Paris. Alors qu'il jouait à Marseille. Le mec, il a des couilles.

Vous pensez quoi du PSG version qatarie ?
William : On est complètement fans ! Mais c'est vrai, en plus. T'imagines pas mais quand t'as mangé de la merde pendant des années avec des Pancrate et consorts... J'ai jamais vu une aussi belle équipe sur un terrain. Même l'équipe des Weah, Ginola, c'était pas pareil. Là, il y a que des gueules, que des caractères. Que des bonhommes, quoi. On pardonne rien mais on est lucides. Elle est merveilleuse cette équipe. On est rouge et bleu à vie et on va pas se mettre à supporter le Paris FC à cause de Qataris.


La page du documentaire Parc

Le Facebook de Parc


Propos recueillis par Matthieu Rostac
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