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  1. // Coupe d’Allemagne
  2. // 1er tour
  3. // Germania Halberstadt-SC Fribourg

Au nom du père et du fils

Avec seulement soixante-quatre participants, le suspense de la Coupe d’Allemagne dure évidemment moins longtemps qu’en France. C’est pourquoi, dès le premier tour qui se déroule ce week-end, les équipes amateurs tenteront tant bien que mal de se mettre en avant, parfois face à de coriaces adversaires issus de la Bundesliga. Ce sera le cas de la petite ville de Halberstadt, dont l’entraîneur Andreas Petersen n’est autre que le père de Nils, le buteur-star de son adversaire du jour : le SC Fribourg.

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Le 10 juin à Dortmund, Sebastian Kehl tire calmement les boules une à une. Il a soixante-quatre clubs à relier entre eux pour lancer l’édition 2017 de la Pokal. Très vite, premier match symbolique : Stuttgart se déplace à Cottbus, on rejouera donc la finale d’il y a vingt ans. Le Chemitzer FC se réjouit aussi. L’ancien club de Karl-Marx-Stadt a hérité du très lucratif Bayern Munich. L’assurance d’un stade qui se remplira autant que les caisses du club. Et puis à 350 kilomètres de là, en Saxe-Anhalt, on explose de joie : le SC Fribourg se déplacera chez le pensionnaire de D4 du VfB Germania Halberstadt. C’est la plus grosse affiche extra-sportive de ce premier tour puisque Nils Petersen, buteur vedette des Fribourgeois, n’est autre que le fils de l’entraîneur de Halberstadt, Andreas. Tous deux tombent dans les bras l’un de l’autre, c’est la première fois qu’ils s’affronteront dans leurs carrières respectives.

#GegenPapaImPokal #Verrückt! #WirFreuenUnsDrauf #Wahnsinn #DFBPokal #SCF #Halberstadt #VFBSCF #NP18

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Retour au bercail


« C’est inimaginable. Une chance sur trente-deux que ça se produise ! J’ai toujours voulu jouer contre mon père et ça va se faire devant la porte de notre maison. On ne peut pas rêver mieux, c’est un rêve qui se réalise » , s’émerveillait Nils Petersen après le tirage, rompant ainsi avec la tradition selon laquelle ce sont les petits qui se félicitent de jouer contre les gros. Son père Andreas n’a pas non plus caché sa joie, non sans s’exprimer avec prudence : « Pour Nils, les choses ne sont pas si simples et je pense qu’il vivra un sentiment étrange. D’un côté, il devra penser à son équipe, mais de l’autre, il est conscient de ne pas affronter n’importe qui, sinon le club qui a contribué à faire de lui ce qu’il est devenu aujourd’hui. »

Né en 1988 à Wernigerode, en Saxe-Anhalt, Nils Petersen a en effet démarré sa formation au VfB Germania Halberstadt, situé à une heure de route de cette petite bourgade de l’ex-RDA. « C’est ici qu’il a grandi. Tout le monde le connaît, chaque enfant, chaque grand-mère » , confie Andreas, qui lui aussi a été buteur dans sa jeunesse. Mais c’était en deuxième division allemande de l’Est. Un autre monde. Lorsque Nils quitte Halberstadt pour une grosse équipe du coin, le FC Carl Zeiss Iéna, on continue de suivre sa carrière d’un œil bienveillant. Puis des deux, lorsqu'il enchaîne les transferts au Bayern, au Werder, avant d'atterrir à Fribourg en 2015, avec qui il est sacré champion de D2 la saison suivante. Aux confins de la Forêt noire, Nils aligne les buts comme des perles et participe grandement à qualifier son équipe pour le troisième tour qualificatif de la Ligue Europa... perdu jeudi dernier contre les Slovènes du NK Domžale.

Avantage papa?


Après douche froide, père et fils ont analysé ensemble les raisons de ce fiasco, bien que Nils ait juré qu’ils ne se parleraient plus jusqu’à la rencontre de Pokal afin de rester pleinement concentrés. La complicité de ces deux hommes a repris le dessus, comme toujours : si le père s’inquiète des performances de son rejeton, ce dernier ne manque pas de se tenir au courant de l’évolution de son club formateur, que le paternel a réussi à faire monter en quatrième division au mois de mai dernier. Et malgré son statut de buteur reconnu en Bundesliga, Nils écoute toujours attentivement les analyses d’Andreas qui, depuis 1983, écume les Länder de l’ex-RDA et s’est construit une réputation d’entraîneur aussi autoritaire qu’efficace, au sein des divisions régionales. « Je suis un peu le Felix Magath du pauvre » , plaisante-t-il pour justifier le fait qu’il ne passe pas les diplômes pour entraîner à l’échelon professionnel.

Le derby des Petersen est d’ores et déjà une victoire pour la ville de Halberstadt, dont le Stade de la Paix affiche comble. Une tribune provisoire a même dû être rajoutée pour faire face à la demande. Et à en croire les deux vedettes du jour, la rencontre risque d’être bien plus équilibrée que ne le prédisent les cotes des bookmakers. Selon Nils Petersen, Fribourg doit encore digérer son élimination européenne en attendant l’ouverture du championnat face à Francfort le 20 août prochain. De son côté, Halberstadt affiche un effectif bien rodé qui pointe dans le milieu du tableau de la D4 - une petite surprise en soi, au vu de son statut de promu. « On peut être battus. Nous avons besoin de plus de créativité après l'élimination face à Domžale. Halberstadt a l’avantage d’avoir déjà repris la compétition, ils peuvent faire mal à un pensionnaire de première division. Eux ont le physique et nous, les individualités » , prévient Nils. Son père approuve : « Fribourg est prenable. Papa Petersen a un plan. Et nous voulons que ce match soit plus qu’une fête de famille. » Réponse sur le pré, où le fils prodigue de la région viendra prouver que les espoirs placés en lui n’ont pas été vains.



Par Julien Duez

Propos de Nils et Andreas Petersen recueillis par Kicker et le MDR.
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