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Atlético, aux hargnes !

Séché l’an passé au même stade de la compétition par la Juventus, l’Atlético est redevenu l’Atlético mercredi soir, à Anfield. Ce matin, Diego Simeone tient ainsi entre ses mains une nouvelle page majuscule de son histoire avec le club madrilène, peut-être l’une des plus difficiles à écrire au cours d’une saison où son équipe a souvent sous-performé offensivement. Note pour plus tard : l’Atlético ne meurt jamais.

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Il circulait l’idée d’un point final. Mercredi, au réveil, certains supporters de l’Atlético de Madrid y ont peut-être d’ailleurs certainement pensé : une défaite à Anfield, un parcours européen qui touche à sa fin, un printemps à ne rien espérer, l’équipe étant déjà larguée en Liga et ne pouvant rien gratter de mieux qu’un podium derrière les voisins prétentieux et les Catalans boiteux. Diego Simeone allait-il changer son approche au moment de se rendre à Liverpool ? Impossible, et le Cholo l’avait répété la veille, face à la presse : « Vous savez à peu près ce que je vais faire, je ne pense pas que notre composition sera trop éloignée de ce que vous imaginez. Je pense aussi que Liverpool sait à peu près comment on va jouer. » Bercé par un contexte qu’il a appris à maîtriser comme personne, Simeone a ensuite passé sa journée dévoré par la peur : la peur de décevoir les siens, de leur faire honte, de les abandonner. Puis, l’Argentin a pris ses affaires, s’est installé dans un bus et s’est laissé guider jusqu’à Anfield Road. Là, il a répété une routine de toute éternité : coucher des noms sur une feuille, les disposer en deux lignes de quatre et une autre, plus avancée, de deux. La suite ? L’Atlético sait faire : il sait jouer ce type de rendez-vous - C1 et C3 confondues, les Colchoneros ont disputé 48 rencontres à élimination directe depuis l’arrivée de Simeone (pour neuf petites défaites) -, sait les appréhender et sait les étouffer, aussi.


Si le Cholo n’est pas aussi cinglé que Victorio Spinetto, son premier entraîneur au Vélez Sársfield, ce dernier lui a malgré tout appris à exploiter le moindre détail pour arrêter les attaques adverses et à développer la fibra (un mélange de détermination, persévérance et d’opiniâtreté) chez ses joueurs. D’où les nombreux sauts sur le banc, d’où les regards de tueurs à gage, d’où cette intensité déposée sur le moindre centimètre carré du terrain. D’où, surtout, cet énième braquage magnifique. Mercredi soir, dans la torpeur d’Anfield, Diego Simeone n’a pas déçu ses fidèles. Il leur a offert « une énorme performance qu’ils n’oublieront jamais » .

Duel de chasseurs de primes sanglant


En face, Jürgen Klopp a débarqué à la foire à sa manière : avec les yeux exorbités et les dents serrés. Depuis trois semaines, l’Allemand ne pensait qu’à cette manche retour et l’avait imaginé, dans sa tête, comme un duel de chasseurs de primes sanglant, où il fallait rafler le blé à la fin, peu importe comment. Son Liverpool étant une machine préparée au millimètre, il n’y a eu aucune surprise : les Reds, surpris d’entrée par une frappe de Diego Costa, ont envoyé des vagues et des vagues sur le but d’un Oblak héroïque. Ils ont fini par marquer, évidemment, sur une tête de Wijnaldum et n’ont cessé de pousser, Klopp ayant décidé de titulariser Oxlade-Chamberlain plutôt que Fabinho dans ce sens.


On a alors pensé à Bill Shankly, qui avait un jour demandé à ses joueurs de sortir sur le terrain pour « remplir le terrain de grenades » . Il y en a eu, bien sûr, mais les Reds ont également vu le 4-4-2 de Simeone en éviter la majorité grâce notamment à un Thomas Partey monstrueux - 12 ballons récupérés, 4 interceptions, 4 dégagements, 5 tacles réussis - et à l’envie débordante des Madrilènes. À Anfield, l’Atlético est redevenu un monstre de résistance, comme lors du match aller, en jouant avec un bloc bas et en cherchant ensuite à pourrir les moindres plaies adverses, ce qui a notamment été rendu possible grâce à l’entrée de Marcos Llorente à la place de Costa.

Bête de coupe et gens qui souffrent


Néanmoins, les bombes se sont multipliées, toujours plus violentes. Oblak a continué son festival, Robertson a touché la barre, l’Atlético de Madrid a perdu encore plus de ballons, la prolongation est arrivée par miracle et l’histoire s’est écrite. Au moment où Liverpool a cru que tout était terminé à la suite du deuxième but de la soirée inscrit par Firmino, au moment où tout le monde riait de voir enfin le Cholo piégé : on ne piège pas Simeone et on n’enferme pas ses hommes. On les réveille. Car être un joueur de l’Atlético, c’est ne jamais paniquer et ne jamais tomber dans l’euphorie, c’est ne jamais poser les armes, c’est courir jusqu’à la dernière goutte et c’est emporter le monde entier dans son tourbillon. Mercredi soir, Marcos Llorente, auteur d'un doublé, est devenu le héros d’une victoire arrachée par des perdants et d’une énième lune de miel orchestrée par Simeone. Ce que l’Argentin fait depuis 2011 est unique en son genre, peut-être la plus belle création collective du football moderne, et semble être incapable de retomber. À chaque fois qu’on a voulu constater la mort de cet Atlético de Madrid, il s’est réveillé pour mieux sortir de sa boîte. Klopp, piqué au vif, a alors constaté les dégâts : « Je ne me sens pas bien ce soir. Je ne comprends pas le football pratiqué par l’Atlético. Ils pourraient jouer un bon football, mais ils ont un bloc bas et procèdent en contre-attaques. Je me rends compte que je suis un très mauvais perdant... »



« Il n’existe pas de gens méchants, il y a seulement des gens qui souffrent » , écrivait Céline, et ce matin, plus que jamais : s’il avait récupéré il y a neuf ans une équipe habituée à ramasser des claques dans la tronche, Diego Simeone l’a transformé en bête de coupe, incapable de céder en match à élimination directe et qui a appris à souffrir pour mieux rugir. Attention, Europe, l’Atlético est de retour, Diego Simeone avec, faisant traîner derrière lui cette question éternelle : et si l’Argentin devenait le Sir Alex de Madrid, refusait de briser ce socle émotionnel et s’en allait gagner, si cette édition va à son terme, cette Ligue des champions pour de bon ? En cas de mise sur arrêt des compétitions, il a au moins offert une dernière image à imprimer dans les cœurs.



Par Maxime Brigand
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