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Top 1000 : les meilleurs joueurs du championnat de France, Jean-Pierre Papin (2e)

Par Adrien Hémard-Dohain

Il est encore aujourd'hui le seul à avoir remporté le Ballon d'or pour une saison pleine dans le championnat de France. Jean-Pierre Papin, roi de l'OM et machine à buts extraordinaires, est le dauphin de notre top 1000.

Jean-Pierre Papin

Jean-Pierre Papin
OM (1986-1992), Bordeaux (1996-1998)

La donne pourrait changer en fin de saison si Lionel Messi, Kylian Mbappé ou Neymar décroche la timbale, mais à l’heure actuelle, le seul joueur ayant remporté un Ballon d’or pour une saison pleine dans le championnat de France est né le 5 novembre 1963, à Boulogne-sur-Mer. Eh oui : il est Ch’ti. À bientôt 60 ans, Jean-Pierre Papin reste le seul à avoir accompli cet exploit lorsqu’il portait le tricot marseillais. Pièce maîtresse de l’OM de Tapie de 1989 à 1992 (on rappelle que JPP était du mauvais côté lors de la finale de 1993…), l’attaquant a régné en maître sur la D1 avec 156 pions en 270 matchs. Surnommé « J’en peux plus » à son arrivée au Vélodrome, JPP retourne la situation à coups de buts et de volées extraordinaires, qui lui ont valu d’entrer dans le dictionnaire bien avant Zlatan.

Avec ses papinades – terme d’abord moqueur, en référence à « cagades » – et ses célébrations bras ouverts, il a mis la main sur le Ballon d’or 1991. Adepte de la première intention, JPP était aussi spectaculaire qu’efficace. Gros travailleur, il était du genre à martyriser les gardiens remplaçants de l’OM, quitte à terminer la séance sous les feux de sa voiture. En dehors de sa première saison « ratée » (13 buts), il a plané à une vingtaine de pions minimum par exercice, raflé quatre titres de champion et une Coupe de France, avant de décoller pour le plus grand club de l’époque : l’AC Milan. Son retour en 1996 pour deux saisons à Bordeaux reste plus anecdotique avec 21 buts en deux ans. Mais par sa régularité, son efficacité et son sens du spectacle, JPP reste sous-coté dans l’histoire de la Ligue 1. À tel point que même lui confie être surpris par son classement.


Bonjour Jean-Pierre, vous êtes numéro 2 de notre top 1000. Qu’est-ce que ça vous fait ?

Mille ?! Toutes générations confondues ? Ah oui, ça fait du monde. Je suis très surpris pour tout vous dire, mais surtout très content. Ça veut dire que je n’ai pas fait tout ça pour rien ! (Rires.) Comme quoi, même à la retraite, on peut faire une performance ! En plus derrière Onnis, que j’admire beaucoup, c’est flatteur.

En même temps, vous êtes le seul à avoir reçu le Ballon d’or pour une saison de Ligue 1, pour l’instant.

Oui, pour l’instant, le successeur est tout proche, je crois…

Vos années françaises, c’étaient les plus belles de votre carrière ?

Les plus fastes, oui. C’était un championnat que je connaissais bien, et dont on a longtemps pris la mesure avec l’OM. Ce n’était pas simple. Avec le recul, c’était le plus beau terrain de jeu pour moi, le plus beau truc qui pouvait m’arriver. La D1 du début des années 1990, c’était idéal pour un attaquant.

Vous débutez pourtant à Bruges avant de venir à l’OM. Qu’est-ce que ça représentait à vos yeux à l’époque de jouer en D1 ?

Quand on est professionnel, on pense d’abord à son pays, le reste c’est aléatoire. Autrement dit, le plus important pour moi était de jouer en France, même si on ne sait jamais dans une carrière. Aujourd’hui, je suis plus fier d’avoir joué en D1 qu’au Bayern et au Milan, parce que je suis français et que ça représentait le top dans mon pays. Ça a changé depuis. Mais en plus, à l’époque, c’était un des championnats les plus compliqués. Avec les équipes qu’on avait à l’OM, c’était hyper intéressant. D’autant qu’on était l’épouvantail, tout le monde voulait nous taper. Chaque match de championnat, c’était une finale pour notre adversaire.

Ça vous a apporté quoi ?

Ça m’a fait progresser, grandir sur le terrain et en dehors. Le championnat était très attrayant, on s’éclatait, on gagnait, je marquais des buts. C’était très épanouissant. Chaque année, on voyait un trio de clubs à la lutte, qui changeait régulièrement. Bordeaux et Monaco étaient les plus coriaces. Mais tous les matchs étaient durs pour nous, on était l’ennemi public numéro un. Et certains stades étaient impressionnants, notamment Bollaert et Geoffroy-Guichard, ça faisait un bruit…

Niveau défenseurs, qui vous a laissé le plus mauvais souvenir ?

Des mauvais souvenirs peut-être pas, mais celui qui m’a le plus emmerdé, c’était Basile à Auxerre. Quel enfer de l’affronter, j’étais bien content de le voir dans mon vestiaire après… Mais beaucoup ont été difficiles à jouer, plus collectivement qu’individuellement. En vérité, en Ligue 1, tous les matchs étaient spéciaux.

Si vous deviez en retenir un ?

(Il réfléchit.) C’est difficile, mais je dirais le Marseille-PSG de mai 1989. À l’époque, la rivalité n’existe pas, elle sera construite ensuite. En revanche, on gagne à l’arrache sur un but de Sauzée dans le temps additionnel, qui nous ouvre la voie du titre. C’était un match impressionnant, à part dans une carrière.

Pour finir, quel est votre regard sur la Ligue 1 actuelle ?

Elle revient bien au premier plan. Cette saison, c’est super plaisant à suivre. Certes, c’est dommage que le PSG écrase tout du début à la fin de la saison, mais c’est comme ça. Ce que j’aime, c’est de voir que derrière, 6-7 équipes luttent pour l’Europe, voire le podium. Avec à chaque fois une envie de bien jouer au foot, des buts. C’est superbe à suivre.

Par Adrien Hémard-Dohain


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