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Portrait : Hamza Sakhi (Auxerre), ainsi va sa vie

Par Matthieu Darbas

« J’aime pas dire qu’on a eu une enfance compliquée, mais ça serait mentir de dire le contraire. » De Rabat à Auxerre, en passant par Eindhoven et Châteauroux, rien n'a été simple pour Hamza Sakhi, aujourd'hui moteur de l'AJA de Christophe Pélissier. Portrait d’un mordu du ballon rond qui a toujours été rattrapé par la dure réalité d’une famille d’immigrés.

Dans cet article :

« Au départ, on était juste venus taper un futsal avec des potes… » C’est une soirée d’hiver, en 2009. Sur les coups de 21 heures, les frères Sakhi et leur bande déambulent dans le quartier Saint-Jean, à Châteauroux. La nuit est tombée depuis un moment déjà, et les rares lumières toujours en état de la cité guident une troupe qui, au moment de pénétrer dans le gymnase du coin, ne se doute de rien. Hamza a alors 14 ans, Saïf, deux de moins, et Ilyas a 10 piges. Saïf raconte : « Tout d’un coup, une voiture arrive à toute vitesse. Le conducteur tape un gros coup de frein à main. Deux personnes sortent et nous regardent. C’étaient des darons avec qui on s’était embrouillés. Ils étaient venus nous attraper. On n’a même pas eu le temps de comprendre ce qui nous arrivait que les flics ont déboulé. » Pour y échapper, la triplette se met à cavaler entre les tours castelroussines.

J’ai plein de moments en tête où j’ai eu l’impression qu’on allait vers un sombre chemin. Pour nous trois, c’était soit le foot, soit la rue.

Saïf réussit à escalader une clôture, Ilyas aussi. Pas Hamza. Un téléphone sonne : ce dernier a été embarqué par la police et sa mère doit aller le récupérer au poste. « On est arrivés au moment où Hamza était en train de dire aux flics qu’il faisait un footing et que c’est pour ça qu’il courait. L’inspecteur a compris qu’il le prenait pour un con. La daronne a choppé Hamza et l’a défoncé au poste. Elle lui a mis des tartes, sans gêne. Ce jour-là, elle l’a détruit », déroule Saïf, aujourd’hui pensionnaire de l’US Créteil-Lusitanos, en National 2. Au-delà de ce souvenir, symbole d’un temps où le foot était plus que jamais une échappatoire à une vie sans grand horizon, le cadet dessine une autre réalité : « Parmi tous les amis avec lesquels on a grandi, 80% sont aujourd’hui derrière les barreaux. J’ai plein de moments en tête où j’ai eu l’impression qu’on allait vers un sombre chemin. Pour nous trois, c’était soit le foot, soit la rue. »

« On aurait dit Jimmy Neutron »

« C’est vrai qu’on n’avait pas d’autre échappatoire, pose à son tour Hamza Sakhi. On n’a pas eu de père pour nous conseiller, notre mère bossait tous les jours et on était des gamins qui jouaient dans le quartier, à des heures où il n’y a pas dix-neuf gamins de cet âge-là dans les rues… » Avant d’arriver dans l’Indre à l’âge de neuf ans et de toucher ses premiers ballons sur un terrain stabilisé de La Berrichonne de Châteauroux, celui qui vit aujourd’hui avec le maillot de l’AJ Auxerre sur le dos a vécu un périple inoubliable.« Un film », rigole-t-il. Né à Rabat, Hamza a en effet pris la direction d’Eindhoven, aux Pays-Bas, alors qu’il n’avait qu’un an. Sur place, sa mère confie son premier enfant à son père avant de rentrer au Maroc quelques mois plus tard. Elle reviendra en 1997. « Je suis resté avec ma belle-famille pendant une petite année et on a vécu avec la deuxième femme de mon père jusqu’à mes sept ans », déroule Hamza.

Hamza, Ilyas et Saïf.

Puis, le cocon familial se déchire rapidement quand le père est inculpé aux Pays-Bas dans une affaire de trafic de stupéfiants. Des procédures judiciaires débutent. La mère décide alors, en 2004, de prendre la direction de la France avec Saïf, Ilyas et Hamza pour rejoindre l’une de ses sœurs à Châteauroux. Hamza : « Dès qu’on a mis les pieds là-bas, notre père a été envoyé au trou. On remontait parfois pour aller le voir au parloir. » Les premiers pas dans l’Hexagone ne se passent pas comme prévu, et des différends avec la tante des trois frères obligent le quatuor à s’installer à Paris. « On n’avait pas de papiers. Pour se loger, notre mère n’avait rien trouvé de mieux que le fond d’un restaurant marocain, vers la gare d’Austerlitz. Une vraie galère. On était à quatre dans une chambre aménagée avec un seul lit. On dormait tous les trois dessus et notre mère par terre. C’était horrible quand on y repense », rembobine l’aîné. Le cauchemar va durer trois mois. Face à la peur d’être exclue du pays et en grande difficulté financière, la petite famille retourne finalement à Châteauroux. « Cette fois-ci, on a été dans un logement social. C’était moins difficile qu’à Paris, mais rien de simple quand même. Ça faisait cinq mètres carrés en plus, mais il n’y avait toujours qu’un seul lit. En fait, on n’a jamais dormi sans notre mère avant nos 11 ans », se souvient Saïf. « Notre mère enchaînait les boulots à longueur de journée, même la nuit. Et nous, on tapait le ballon, matin, midi et soir », enchaîne Hamza. Amoureux du foot et rêvant de devenir pro depuis qu’il a passé, petit, la tête au-dessus du grillage du centre d’entraînement du PSV pour voir Arjen Robben et Park Ji-sung, Hamza emmenait souvent ses frères jouer dans les stades non loin du quartier.

Pour se loger, notre mère n’avait rien trouvé mieux que le fond d’un restaurant marocain, vers la gare d’Austerlitz. Une vraie galère.

« Et un jour, on a fait un tournoi amical avec une équipe du quartier, un été, replace l’humoriste Younes Depardieu, grand ami d’Hamza venant aussi du quartier Saint-Jean, qui s’était improvisé coach l’espace d’une journée. Il avait explosé tout le monde et avait marqué à tous les tours jusqu’en finale. Il était fort et tellement drôle sur le terrain. Il avait un petit corps et une grosse tête. On aurait dit Jimmy Neutron ! » La bande de potes se suit du lever jusqu’au coucher du soleil et ne se lâchera plus. D’abord sur les terrains verts. Hamza : « Avec Saïf, on jouait dans le club de Saint-Christophe. On n’avait pas de licence, mais on jouait avec celle des autres. » Et puis sur les city stades. « Fallait les voir. Saïf était monstrueux, mais Hamza c’était quelque chose. J’ai déjà joué avec eux. Enfin, ils jouaient tout seuls, reprend Depardieu. Je n’ai pas le souvenir de leur avoir pris une fois le ballon. Parfois, il y a des gens qui rageaient après avoir mangé un crochet et un petit pont. Une fois, j’ai même demandé aux Sakhi de partir pour éviter que ça parte en vrille. Ça voulait leur niquer leur carrière ! » Trop talentueux pour continuer de se cacher derrière les bâtiments, Hamza, repéré par Sadou Boukari, le père de Razak, entraîneur à La Berrichonne, intègre les rangs du club phare de la ville, en 2005, puis ceux de l’IFR – le Pôle espoir régional – en 2013. Un épisode qui va changer la vie de toute sa famille. « C’est lui qui nous a permis d’avoir les papiers. Sans son talent, c’était retour au bled », clame Saïf. « Grâce à moi ? Non, tout ça, c’est grâce à ma mère qui s’est toujours pliée en cinq pour nous, clarifie Hamza. Elle bossait au black tout le temps, empruntait de l’argent à droite à gauche… Tout ça pour nous acheter des crampons. Après, c’est vrai que quand je suis entré en préformation, le club a fait le nécessaire pour accélérer la procédure administrative. » La boule au ventre de se faire exclure du pays disparaît, les visites des huissiers et les avis d’expulsion aussi. « Un petit bonheur. Parce que oui, on les voyait souvent. Ils toquaient à la porte, parfois on n’ouvrait pas, alors on avait le droit au sabot jaune sur la roue de la Renault-19 de notre mère. Elle savait qu’elle allait devoir se lever deux fois plus tôt pour aller au travail », se rappelle Hamza. Débute alors, enfin, la formation d’un gamin destiné à briller.

Hamza Sakhi ? Celui tout en haut.

Il ne doit cette réussite qu’à lui-même. Il vient et, paradoxalement, revient de loin.

Tout pour la daronne

« Sadou s’occupait super bien des jeunes. Il avait la connaissance du football, ce côté très animateur et une facilité à bien gérer un groupe de jeunes adultes. Et, quand on a vu le talent d’Hamza, on ne pouvait que se donner les moyens de créer des conditions favorables à son épanouissement. Impossible de gâcher ça. Il a très bien exploité cet environnement, mais il ne doit cette réussite qu’à lui-même. Il vient et, paradoxalement, revient de loin. » Cédric Daury, alors entraîneur dans les catégories jeunes de Châteauroux, découvre un joueur fin techniquement, qui se distingue des autres par son grand volume de jeu et sa qualité de passe : « C’était le footballeur par excellence. Aujourd’hui, il n’a pas vraiment changé. Il avait déjà tous les voyants allumés, et il fallait forcément que ça gagne en régularité, en temps de jeu, en expérience, en maturité… Mais il avait un QI football énorme pour son âge. » Concernant l’adolescent de quartier, capable de finir au poste de police, celui qui a entraîné la réserve de La Berrichonne entre 2003 et 2006 et l’équipe première entre 2015 et 2016 botte légèrement en touche. « C’était un jeune réservé, un garçon souriant, jovial. Hamza a toujours cherché à avoir des repères, et on l’a toujours bien accompagné. Bien sûr, comme tous les jeunes qui se cherchent un peu, il lui a fallu un peu de temps pour trouver sa voie et s’épanouir. Après, on n’a pas eu de gros soucis non plus… » Surclassé dans toutes les catégories, Sakhi paraphe son premier contrat professionnel à l’été 2013 et fait ses débuts en Ligue 2 un an plus tard. La machine est lancée, et le rêve devient réalité. « C’est allé si vite, mais ça ne m’étonne pas. Quand il a intégré l’IFR, il a compris qu’il pouvait nous sortir de la galère et a gravi les échelons un à un. Dès qu’il a signé pro, il a remboursé les dettes de la daronne, lui a acheté une maison et lui a offert un Tiguan », applaudit Saïf.

« Ça ne m’étonne pas de lui, sourit Francis Graille, ancien président de l’AJ Auxerre, qui a découvert Hamza Sakhi dans l’Yonne, en 2017. Il a toujours été reconnaissant. C’est un très bon joueur, un homme exemplaire, respectueux et très famille. » Le chemin a été encore long avant de porter la tunique bleu et blanc. « Il aurait largement pu réussir bien plus tôt, mais les circonstances familiales et les blessures ont fait qu’il a dû attendre quelques années pour nager dans le grand bain », insiste celui qui avait enfilé le costume de papa de substitution un certain temps. Après une bonne saison en professionnel à Châteauroux, Hamza ne répond pas favorablement aux intérêts des grosses écuries nationales, comme l’OM ou Montpellier, et file à Metz le dernier jour du mercato estival de 2015. « Et là, ça a commencé à être compliqué. Le fait d’être loin de ma famille, ce n’était pas simple. C’est la première fois que je les quittais », confie-t-il. Déterminé à fouler les pelouses de l’élite, Hamza attendra. Privé de temps de jeu et rapidement blessé, il serre les dents pendant plusieurs mois et aggrave une triste blessure. « J’avais une pubalgie, mais je ne voulais pas me faire opérer. J’ai attendu huit mois, et forcément, ça a empiré. » Rejoint par sa fiancée, prête à sacrifier sa vie professionnelle pour aider son futur mari à se relever, Hamza finira par trouver ce rebond quelques mois plus tard, un peu plus en amont de la Moselle, à Épinal. « Mes agents m’appelaient pour aller en National, je voyais le téléphone sonner, mais je ne voulais pas leur répondre. C’était compliqué de faire deux pas en arrière après être monté si haut… » Le Grenat finit par prendre l’appel et rejoint le Stade athlétique spinalien.

« Au départ c’était très compliqué », lance Xavier Collin, entraîneur de l’époque. Pour sa première titularisation, Hamza s’assoit sur le banc après 45 minutes de jeu et une prestation médiocre. « Ce jour-là, j’ai pris un sacré coup, je suis rentré chez moi et je ne disais pas un mot. Je ne voulais parler avec personne. » Au bord de la rupture, le Marocain se met à songer à arrêter sa carrière. Pour aider son frère à sortir de la dépression, Saïf fait de nombreux allers-retours avec des copains pour le remotiver. Tous les jours, Hamza appelle sa mère qui tente de le réconforter, en vain. Les matchs se ressemblent. « Et puis, au milieu de la saison, il a renversé la table », lance Xavier Collin. « C’était colossal. Il a pris pleinement conscience de son potentiel et a travaillé deux fois plus. » Le déclic s’appelle Ilyana, un petit bout venu au monde en mars 2016. « Quand j’ai su que ma fille allait arriver, j’ai charbonné. Je me suis mis à bosser plus, j’ai fait attention à ce que je mangeais. Mon rythme de vie était plus stable et j’avais envie de tout casser. Il fallait surtout que je prenne mes responsabilités de parent. Alors, je me suis dit : c’est soit je réussis cette saison, soit j’arrête tout. » Tous ses proches s’accordent à dire que les semaines suivantes, Hamza a complètement changé, est devenu plus mature à la maison et injouable sur le pré. « On était forcément convaincu qu’il pouvait faire beaucoup mieux. Quand il a pris les devants et a ajouté sa patte technique, c’était bluffant, et forcément, ça s’est vu. C’était remarquable, rejoue Collin. L’équipe tournait mieux et tournait surtout autour de lui. »

Notre directrice financière s’est arraché les cheveux avec lui. Il était chiant, il dépensait plus que ce qu’il gagnait, Monique devenait folle.

Icône et Icaunais

Même si le prodige retrouve des couleurs en semi-professionnel, Metz n’en veut plus. Un visage familier saute donc sur l’occasion. « Quand on a eu l’opportunité de le faire venir, je n’ai pas hésité une seule seconde, raconte Cédric Daury, alors directeur sportif de l’AJ Auxerre. C’était un bon challenge pour tout le monde, et le président a accepté ce défi. » « Cédric ne m’en avait dit que du bien, reprend Francis Graille. On savait que ce n’était pas un gamin au quotidien tranquille, mais que c’était quelqu’un avec un vrai bon fond et avec une gueule d’ange. Bon, on s’est parfois un peu disputé parce que notre directrice financière s’est arraché les cheveux avec lui. Il était chiant, il dépensait plus que ce qu’il gagnait, Monique devenait folle, mais c’est tellement quelqu’un d’humain que ça valait le coup de le garder avec nous. Il est vrai, ne ment pas et ne triche pas. » Longtemps en panne, la fusée redécolle et ne s’arrêtera plus. Plus épanoui chez les Icaunais, Hamza engrange du temps de jeu après un ultime prêt concluant à Sochaux en 2019, claque passe décisive sur passe décisive chaque week-end, place une tête sublime et importantissime lors du barrage retour face à l’AS Saint-Étienne pour la montée en Ligue 1 en 2022 l’été dernier… Autant d’arguments qui permettent au Marocain de faire partie de la présélection de Walid Regragui en octobre dernier pour le Mondial au Qatar. Cerise sur le gâteau, les frères Sakhi renouent les liens avec leur père après de longues années derrière les barreaux. « Il vient souvent à l’Abbé-Deschamps voir les matchs. Ma fille et moi sommes heureux dans ces moments, en sourit Hamza. On me dit souvent que je suis un héros, mais la vraie héroïne de cette histoire, c’est ma mère. Je veux que tout le monde le sache. Notre vie, ce n’est plus s’endormir sans savoir si on mangera demain. C’était dur, et si on en est tous là, c’est grâce à elle. » Maintenant, tout le monde sait.

Les frères Sakhi avec leur père.

Dans cet article :

Par Matthieu Darbas

Tous propos recueillis par MD.

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