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Matchs de légende (8e) : Madrid - Barcelone et "El Puto Amo"

Ce genre de match ne se dispute qu'une fois tous les 50 ans. Nous, on en aura eu cinq en deux semaines. Dans la tempête de Clásicos du printemps 2011, il faudra en garder un, ou deux, ou même cinq. La demi-finale aller et retour de Champions, c'est le sommet.

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Real Madrid – Fc Barcelone (0-2, 1-1)

Demi-finale de Ligue des champions – 27 avril 2011, 3 mai 2011
Bernabeau, Camp Nou


Que dira-t-on dans 50 ans de cette demi-finale de Champions League ? On aura sans doute oublié qui sont Pepe ou Dani Alves. On se souviendra à peine que l'arbitre prévu pour le match aller était portugais, qu'il s'appelait Pedro Proença mais qu'après une réclamation du Barça, ce fut finalement Wolfgang Starck, un Suédois, qui prit le sifflet, qu'à la 60e minute du match aller, ce Suédois expulsa Pepe sur une faute imaginaire mais bien interprétée par Dani Alves, qu'un entraîneur s'en prendrait publiquement à l'UEFA, qu'il serait ensuite suspendu. On oubliera peut-être que pour ce match aller à Bernabéu, le Real s'était présenté avec trois milieux défensifs (Pepe, Alonso, Lass), que le ballon était catalan (54% de possession, 657 passes réussies). On trouvera que jouer cinq Clásicos en deux semaines pour se disputer trois titres, finalement, ce n'était pas tant que ça, qu'on en aurait bien repris encore un peu, que le temps de la rivalité entre deux équipes de même taille, de même importance et d'histoire commune dans un même pays serait devenue une chose assez rare pour mériter toutes les attentions. On se dira que cette demi-finale de Champions League entre le Real Madrid et le Barça, c'était le bon temps où il se passait encore quelque chose. On pensera même que ces deux matchs aller et retour n'étaient qu'un seul match. Notre mémoire aura soudé deux semaines entières en une seule journée. Et puis il y aura quelque chose, c'est sûr, qu'on n'oubliera jamais.

On se souviendra de ce match parce que ses acteurs principaux étaient inoubliables. D'un côté, Pep Guardiola, l'idole de Catalogne et du reste du monde (moins Madrid), l'entraîneur classieux, bien élevé, qui révolutionna le football du début du XXIe siècle, l'entraîneur que tous les entraîneurs rêvaient d'être, celui qui réconcilia fond et forme, style et score, club et cœur. Pep Guadiola en 2011, c'était l'homme qui avait remporté toutes les compétitions qu'il avait disputées jusqu'alors, qui fera se souvenir de ses années blaugrana comme d'une temps béni ou honni, c'est selon. De l'autre côté, José Mourinho, la première rock star portugaise, le coach qu'on aimait aimer ou haïr, surtout il s'en prenait à notre équipe, à notre pays, à nos mauvaise habitudes. Dans 50 ans, on se souviendra que Mourinho était une sorte de grincheux victorieux qui gagnait partout où il passait et que surtout, il avait été recruté par le Real pour se débarrasser du mythe Guardiola, son ancien coéquipier, son ancien camarade d'Université sur les bancs du Barça, le plus grand rival. On se souviendra que deux anciens amis s'affrontaient. Ce match, c'était l'affrontement d'un égorgeur et d'un poète.

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On se rappellera qu'on l'avait vue en direct, la conférence de presse de Mourinho. Il nous avait bien fait marrer quand il avait raillé les circonvolutions de Pep au sujet d'un but pas vraiment hors-jeu quelques jours plus tôt en finale de Coupe du Roi « Jusqu'à présent, il existait un groupe d'entraîneurs très restreint, qui ne critique jamais les arbitres. Et puis un autre groupe, auquel j'appartiens, qui commente les erreurs d'arbitrage. Avec Guardiola, nous entrons dans une nouvelle ère, avec la naissance d'un troisième groupe dont il est le seul membre : celui qui critique les décisions correctes des arbitres. Je n'avais encore jamais vu ça. » Le coup était net, Mourinho avait avait tapé juste. Guardiola allait devoir répondre quelques heures plus tard. C'est le jeu médiatique. C'est alors que pour la première fois, on entendit Guardiola regarder droit dans les yeux, jurer et promettre : « Je pourrais moi aussi sortir une liste d'injustices arbitrales entre nos deux équipes, mais nous ne terminerions jamais. Je n'ai pas (comme lui, ndrl) une batterie de secrétaires, de conseillers, de directeurs généraux pour tenir les comptes de ces choses-là (...). Dans cette salle, c'est lui le puto amo (le putain de patron), le puto jefe (le putain de chef), celui qui en sait plus que tout le monde. Je n'ai pas l'intention de lui faire de l'ombre un seul instant. » La postérité se souviendra que c'est Guardiola qui avait un jour fait taire Mourinho, que c'est ce jour-là que Barcelone avait mouché l'insolente Madrid. Le reste (victoire 2-0 à Bernabéu puis 1-1 à Barcelone), on l'aura oublié et on aura raison.

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Par Thibaut Leplat
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