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Match de légende (3e) : « Le Match du Siècle »

Cette demi-finale de Coupe du monde n'est pas surnommée le match du siècle pour rien. À l'époque, l'Allemagne n'était pas encore réunifiée et n'avait qu'une seule étoile sur son maillot, les Italiens déjà soudés comme toujours et deux étoiles sur le paletot. Les deux grands d'Europe n'en auront jamais fini d'en découdre.

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Italie-RFA (4-3, a. p.)

Demi-finale de Coupe du monde, 17 juin 1970
Stade Aztèque, Mexico


L'équipe d'Allemagne a le chic d'être dans le générique des plus grandes rencontres jamais disputées en Coupe du monde. Il y a eu « Das Wunder von Bern » en 1954, bien sûr, et la Hongrie qui se fait piéger par des Allemands morts de faim. Il y a eu « Die Nacht von Sevilla » en 1982, qui hante encore les nuits des supporters français. Un peu moins connue, « Die Wasserschlacht von Frankfurt » (la bataille aquatique) en 1974, un match de poule ultra-décisif (le vainqueur allait en finale) face à la Pologne que les Allemands remportèrent sur une pelouse franchement impraticable. Et puis il y a eu cette rencontre de 1970 face à l'Italie, qui gagnera l'appellation de « Jahrhundertspiel / Partita del secolo / Match du siècle » .


Il perd 7 kilos en 90 minutes

Cette rencontre entre la Nationalmannschaft et la Squadra Azzurra fut l'un des épisodes de la série d'événements qui contribuera grandement à faire de cette Coupe du monde un tournoi légendaire. Toutes ces images relayées sans cesse par les médias à l'approche d'un Mondial : la tentative de lob de Pelé sur Ivo Viktor, Gordon Banks qui stoppe la machine du temps sur la tête de Pelé, le numéro 10 brésilien (toujours lui) et son inspiration géniale devant Ladislao Mazurkiewicz, et bien sûr, le bras en écharpe du Kaiser lors de ce fameux Italie-RFA.

À vrai dire, cette épaule pétée est le seul véritable frisson du match. Durant les 90 premières minutes du moins. Roberto Boninsegna ouvre la marque en début de rencontre, et puis il ne se passe plus rien, ou presque. La suite est une série de séquences qui frôlent le burlesque : Overath qui se prend pour Didi sur un coup franc à l'entrée de la surface (coup franc qui finira dans le mur), le grand Enrico Albertosi qui fait deux boulettes de débutant, dont une qu'il sauve in extremis d'un tacle à la limite de la faute... Bref, par moments, on n'a pas l'impression d'être devant une demi-finale de Coupe du monde. Ceci étant, les joueurs ont une ligne de défense imparable : la chaleur. Sous le soleil de plomb du Stade Azteca de Mexico, il se murmure que Gerd Müller aurait perdu jusqu'à sept kilos au cours de la rencontre. Même son sens du but s'est envolé. Heureusement pour lui, on l'a vite retrouvé : il était parti se planquer dans le corps de Karl-Heinz Schnellinger. À la dernière minute du temps réglementaire, le défenseur du Milan AC crucifie ses collègues et adversaires de la vie de tous les jours et envoie des mecs complètement carbo en prolongation. La fameuse niaque à l'allemande.

Rivera qui rira bien le dernier


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À partir de là, on bascule dans la matrice. Au diable les conventions et la rigueur tactique. Tout part en fumée. Côté allemand du moins. Sorti de nulle part, Müller donne l'avantage à la Mannschaft à la 94e minute. L'Allemagne ne lâche pas l'affaire pour autant et se met à pilonner le but italien. Facchetti et les siens ne paniquent pas, et Burgnich égalise quatre minutes plus tard. Riva donne l'avantage aux siens à la 104e. Fini ? Non ! Car Müller rôde toujours : 3-3 à la 110e. Mais voilà : à dix et demi (Beckenbauer et sa clavicule en miettes), l'Allemagne finit par plier sur un but de Rivera une minute plus tard. En quarts, c'est elle qui n'avait rien lâché face à l'Angleterre. Cette fois-ci, la Mannschaft a trouvé son maître.

La preuve, depuis ce match, l'Allemagne est complexée, incapable de battre l'Italie en match officiel : défaite en finale 1982, défaite en 2006 (un match qu'elle aurait pu jouer 1000 fois, elle n'aurait jamais gagné, tous les Allemands le disent) et défaite de 2012, avec ce suicide tactique de Löw pour isoler Pirlo. Dès que l'Allemagne entend Italie, c'est la panique ; eux qui n'ont peur de rien, de personne, perdent alors tous leurs moyens. Comme si leur « opposé » se devait d'être aussi leur supérieur ; comme si, dans une Europe partagée entre ces deux phares, la rigueur allemande était vouée à plier devant la fantaisie latine, l'intelligence toute teutonne à rompre devant la malice transalpine. Anima Latina. Toujours. De sorte qu'enfin, on puisse redéfinir ce jeu. Le football se joue à onze et à la fin, ce sont les Allemands qui gagnent, s'ils ne jouent pas contre les Italiens.

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Par Ali Farhat
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