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Arsenal : Unai et à la barbe

Officialisée dans la journée de mercredi, l’arrivée d’Unai Emery à Arsenal entre dans la lignée des nominations surprises de l’histoire des Gunners. Reste qu’au-delà, ce choix est aussi celui de l’expérience et de la logique.

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L’histoire a presque dix bonnes années. Le cadre : Valence, l’été 2008 et les courbes d’un club embourbé dans une profonde crise, économique et institutionnelle. L’acteur central : Unai Emery, alors âgé de trente-six ans, tout juste arrivé d’Almería, avec lequel le Basque vient de terminer huitième de Liga et où il a affûté sa vision tactique des choses en avançant dans le circuit comme dans un supermarché – « Tiens, je vais prendre ça, ça a l’air bon. Et puis ça aussi, ça peut toujours servir. » Voilà donc face à lui le FC Valence, géant dans la gadoue et entre les pattes duquel Emery a bien cru se faire gober dès les premières heures. Il raconte : « Le premier jour où je suis arrivé au club, les journaux annonçaient que Luis Aragonés allait être entraîneur de Valence. Je n’avais pas encore dirigé un seul entraînement qu’on me foutait déjà dehors. (...) J’ai appelé Villalonga (président intérimaire de l’époque) tout de suite et je lui ai dit que je voulais le voir. J’ai attendu six heures pour lui parler. Quand finalement, il m’a reçu, j’ai été direct : "C’est moi l’entraîneur du FC Valence, OUI ou NON ?" Je savais que l’arrivée d’Aragonés n’était pas qu’une simple rumeur, mais je venais juste de signer deux ans de contrat avec Valence... Je me voyais mal affronter des joueurs sans être confirmé à mon poste. Au bout d’un quart d’heure, Villalonga m’a dit : "Je vais t’embrasser fort pour te prouver que c’est toi que je veux comme entraîneur." » Emery, ce serait donc l’histoire qui se répète, sans cesse.

« Réussir à convaincre est la chose la plus fondamentale »


Avec des choses à prouver, partout, tout le temps : pourquoi ce regard de travers ? Pourquoi ce petit truc en moins ? Même Unai Emery en personne l’affirme : « Réussir à convaincre est la chose la plus fondamentale pour pouvoir entraîner : les joueurs doivent croire en toi. Qu’ils croient en toi parce que tu as un palmarès, parce que tu es très fort... Peu importe la raison. » Lors d’une interview donnée à Marti Perarnau il y a quelques mois, le désormais ex-coach du PSG expliquait alors être toujours « en plein processus de formation et de maturation. Je dois encore poursuivre mon chemin. Personne n’est parfait, et il n’est pas toujours nécessaire d’avancer en se tournant vers l’avant. On doit aussi avancer en se retournant, en apprenant et en se corrigeant. Ce qui me manque à moi ? Que mes œuvres soient davantage des œuvres. Et soient davantage mes œuvres. » Mercredi, c’est ce même Emery qui s’est installé derrière un pupitre, à Londres : cinq jours après son dernier match dirigé avec le PSG à Caen (0-0), voilà le Basque déjà en danseuse pour attaquer la septième étape de son chemin. Où ? En Angleterre, où Pep Guardiola l’a accueilli en affirmant à tous « qu’un bon entraîneur arrive » dans le pays, et plus précisément à Arsenal, là où l’actionnaire principal du club, Stan Kroenke, l’a invité à « construire sur la plate-forme fabriquée par Arsène Wenger » vingt-deux années durant. Cette fois encore, Emery a tout à conquérir.

Le nom qui rassure


Un bon entraîneur ? Oui, et même un peu plus que ça : si son aventure au PSG restera injustement sous-évaluée à cause de ses échecs européens consécutifs face au Barça et au Real, Unai Emery a aujourd’hui gagné une bataille importante, et ce, alors qu’il n’avait aucune envie de marquer une pause dans une carrière d’entraîneur débutée il y a maintenant quatorze ans. Celle de la concurrence : Luis Enrique, Ancelotti, Allegri, Vieira et surtout Mikel Arteta, puceau sur un banc, mais longtemps favori pour succéder à Wenger sur le banc des Gunners. Emery, c’est le choix de l’expérience, de la logique, de la sérénité. Bref, un nom qui rassure plutôt que le brave choice vendu depuis plusieurs semaines par le directeur général du club, Ivan Gazidis. Face à la presse mercredi, Gazidis, qui a gagné ici un combat décisif face aux autres décisionnaires de la boutique, a justifié ce choix en évoquant « l'alchimie » détectée entre l’entraîneur basque et la conception du foot maison. « Sa passion du détail, sa force de travail, son amour du foot et de la victoire nous ont poussés à le choisir » , a-t-il complété. Et tout ça a été salué un peu partout dans le pays, même de la bouche d’un Ian Wright qui s’était élevé dans le week-end en se demandant tout haut ceci : « Mais d’où vient Unai Emery ? » Comme s’il fallait encore remettre en cause ses compétences.

Les bons ingrédients pour réussir


Impossible, et cette histoire a pas mal de bons ingrédients pour arracher de l’espoir autour d’un club qui avait besoin de prendre un virage, on le sait, et c’est ce qui a tourné au-dessus de la présentation d’Emery mercredi. L’idée sera d’abord de poursuivre la voie de Wenger concernant la formation, là où on a vu cette saison de nouvelles belles bouilles débarquer (Nelson, Maitland-Niles et surtout Mavropanos, première prise de Sven Mislintat, responsable du recrutement des Gunners depuis quelques mois) et où Emery a fait ses preuves au PSG en faisant passer un cap à Presnel Kimpembe, Adrien Rabiot ou encore Lo Celso, si l’on prend le développement pur du potentiel d’un joueur. Ce sera ensuite, et surtout, d’offrir de nouvelles nuances à un Arsenal devenu au fil des années un club à l’approche unidimensionnelle bien trop prévisible.


Chez les Gunners, Unai Emery, dont la nomination ressemble à celle, en son temps, de George Graham, va surtout avoir un auditoire à la mesure de son jusqu’au-boutisme tactique et prêt à écouter ses longues séances vidéo : des joueurs comme Özil ou Ramsey ont besoin de grandir dans leur discipline tactique et savent que leur réussite en dépend. C’est aussi une histoire, de caractère et de rigueur défensive à retrouver, alors qu’Arsenal a bouclé la saison avec 51 pions encaissés dans la tronche : voilà le principal chantier de l’été. L’un des nombreux d’une nouvelle page qui s’ouvre, et ce, alors que la mission d’Emery sera simple : remettre Arsenal dans une position de champion des poursuivants derrière les deux Manchester, et donc devant Liverpool, Chelsea et Tottenham. Voilà la lettre de mission.



Par Maxime Brigand
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