Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 44 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // 11e journée
  3. // Manchester United/Arsenal

Arsenal, les enfants ont bien grandi

Dimanche (17h10), à Old Trafford, le champion en titre Manchester United reçoit l'une de ses victimes préférées, Arsenal, leader au visage séduisant et qui débarque avec le costume de favori. Une première depuis de nombreuses années. En cas de victoire dans ce qui sera sans doute un tournant majeur pour la suite de la saison, les Gunners enverraient un sérieux message à leurs concurrents en vue du titre.

Modififié
Entre Manchester United et Arsenal, c'est plus qu'une simple histoire de suprématie. L'histoire respective des deux clubs, aussi singulière soit-elle, reflète également deux conceptions bien différentes. D'un côté, United, longtemps porté par un coach avide de succès qui a transmis cette culture de la gagne comme une nécessité. Prenant, parfois, le pas sur la manière. De l'autre, Arsène Wenger et son Arsenal chéri, qu'il a choyé et élevé contre vents et marées. Refusant, lui, de galvauder ses principes – des finances assainies et une volonté de pratiquer un jeu chatoyant - en dépit d'une armoire à trophées sacrément poussiéreuse désormais. Un motif à ramasser vanne sur vanne.

Notamment cette punchline cinglante de Patrice Évra, un soir de 5 mai 2009 où le club londonien se fait balayer aux portes de la C1 par son rival. « En général, quand tu gagnes, tu dis que tu as bien joué. Mais là, c'était onze hommes contre onze enfants. On n'arrête pas d'entendre qu'Arsenal, c'est le beau football. Mais en football, ce n'est pas le tout de bien jouer au ballon. Il faut gagner des titres. À Manchester, on joue bien au ballon et on gagne des titres. Même techniquement, si on regarde leurs onze joueurs et nos onze joueurs, on était meilleurs partout. » Au-delà de la haine viscérale que Évra voue aux « Baby Gunners » , le latéral gauche pointait là une réalité incontestable. À l'époque, les Red Devils marchaient sur l'Angleterre et l'Europe, tandis qu'Arsenal ne se gargarise que de son beau jeu. Quatre ans et demi plus tard, la donne semble être en passe de changer. Et Wenger de réussir, enfin, son pari du jeu et de la jeunesse.

Özil, cet impact player

« We're top of the league » , pouvait-on entendre à l'Emirates Stadium, dimanche dernier après la victoire contre Liverpool (2-0). Un refrain qui tranche avec les habituels et incessants « Spend your fuckin' money ! » qui résonnaient au sein de l'enceinte anglaise. Mais, pas totalement perdu dans sa foi aveuglante, tonton Wenger a enfin écouté ses supporters au mercato estival. À la seule condition qu'un éventuel transfert soit un « crack » à la plus-value effective. Ce crack, c'est Mesut Özil, recruté pour 50 millions d'euros. Une blinde. Indubitablement, l'ex-meneur de jeu du Real Madrid a illuminé de nouveau le jeu d'Arsenal. À coups de passes magiques (5 caviars en Premier League cette saison) et par cette facilité déconcertante à mettre ses compères dans de bonnes dispositions.

«  Il a fait un cadeau à chacun en venant au club et sera la pierre angulaire de notre équipe. Quand vous regardez ses statistiques, les passes décisives ne sont pas une coïncidence, clamait Wenger en septembre. Cela reflète sa volonté de jouer vers l'avant. C'est un excellent joueur. » Cliff Bastin dans les années 30 et 40, Ian Wright dans les nineties, Thierry Henry dans les années 2000, puis désormais Özil. Comme si, dans son histoire, Arsenal avait nécessairement besoin d'un top player pour sublimer une somme d'individualités. Un collectif qui paraissait jusqu'à présent bridé par un manque patent de cohésion. Le mariage entre les plus beaux – anciens ? – losers de Premier League et l'international allemand sonne à vrai dire comme une évidence. Dans le 4-3-3 du coach alsacien, le milieu de terrain s'est parfaitement intégré. Et a, surtout, rendu aux Canonniers ce jeu léché accompagné d'une efficacité redoutable. Illustration même contre Norwich lors de la 8e journée avec ce bijou de Wilshere, inscrit au terme d'une merveilleuse action collective. De quoi définitivement arrêter de pleurer les départs successifs de Fàbregas, Nasri et dernièrement Van Persie.

Le succès des « Invincibles » dans le rétro


Le changement est tel que plus personne n'ose se foutre de la gueule de l'escouade anglaise. Pas même Patrice Évra. Avant le déplacement à Old Trafford, Arsenal fait d'ailleurs figure d'épouvantail face à un adversaire qu'il n'a pourtant plus battu depuis mai 2011. Une éternité. Mais au regard de la forme actuelle, le costume de favori n'a rien d'une incongruité. Les Gunners squattent la place de leader du championnat, cinq points devant Chelsea, et affichent le bilan ébouriffant de 8 victoires en 9 matchs (25 points glanés sur 30 possibles). Avec deux succès de marque contre Tottenham et Liverpool, le week-end dernier. « Ce rendez-vous contre Liverpool était vital. Si nous avions perdu, les gens auraient encore conclu qu'Arsenal ne savait pas gagner les matchs importants » , rappelait à juste titre le manager français à la fin de la rencontre. Cette embellie est à mettre au compte d'une formidable deuxième partie de saison 2012/2013, où le club n'avait connu la défaite qu'une fois en Premier League depuis le 23 janvier dernier. Une véritable dynamique de champion qui n'est pas sans rappeler celle des Invincibles de 2003/2004, sacrés en ne concédant aucune défaite…

Voilà que le projet tant répété, seriné, souvent méprisé, de Wenger prend peu à peu forme. Sa volonté de lancer de jeunes joueurs, longtemps décriée, porte aujourd'hui ses fruits. Symbole de cette jeunesse irrésistible : Aaron Ramsey. À 22 piges, le Gallois marche sur l'eau et ne tue plus personne quand il marque (10 pions toutes compétitions confondues). Plus que jamais, l'effectif semble avoir mûri. Grandi. Pour être aujourd'hui épanoui. Souvent jugée brinquebalante, la défense est devenue hermétique. Le milieu de terrain londonien, quant à lui, est simplement le plus fourni et talentueux du Royaume. L'attaque est peut-être l'unique secteur défaillant avec le seul Olivier Giroud, qui entend néanmoins faire partie des « dix meilleurs attaquants d'Angleterre » . Alors, et si c'était l'année d'Arsenal ? « Ces dernières saisons, on a toujours payé nos mauvaises entames avant de finir fort. Quelque chose a changé et on le sent tous dans le vestiaire, où tout le monde se sent plus fort, a lâché récemment Ramsey. La période de Noël sera encore cruciale, mais si, début janvier, on est dans la même position qu'aujourd'hui, alors, là…  » Là, les Gunners ne pourront plus jamais se faire traiter d'enfants. Et regarder de haut, pour une fois, un certain Patrice Évra.

Par Romain Duchâteau
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Le Kiosque SO PRESS

Hier à 16:11 Premier League : le mercato estival fermera encore plus tôt 4
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Un autre t-shirt de foot est possible MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Olive & Tom