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« Pour nous, c’est plus qu’un numéro »

Après des mois de lutte et des années de galère, l'Argentine a décroché lundi, à Paris, le premier point de son histoire en Coupe du monde face au Japon (0-0). Le fruit d'un travail immense et un point qui doit désormais être utilisé comme tremplin.

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Une photographie, d’abord. Alignées côte à côte derrière un énorme panneau posé devant elles par la CONMEBOL, une vingtaine de femmes prennent la pose avant un Colombie-Argentine, premier match du deuxième tour d’une Copa América 2018 que les Argentines ont parfaitement commencé en bouclant le tour de chauffe à la deuxième place de leur groupe, juste derrière le Brésil. La veille, ces joueuses étaient dans un hôtel de Coquimbo et avaient pris une décision forte : sur la photo officielle d’avant-match, elles s’afficheraient avec une main collée contre l’oreille. L’objectif est alors simple : faire bouger les choses, encore et encore, dans les couloirs d’une Fédération (l’AFA) qui ne regarde pas ses joueuses et ne leur file quasiment aucun moyen. La preuve : au moment de se rendre en Uruguay en août 2017, les internationales argentines ne se sont pas entraînées depuis près de deux ans et n’ont pas de coach.


Au retour, ces dernières décident alors d’entamer une grève avec des revendications assez simples : le versement de 150 pesos quotidiens censés couvrir leurs trajets et leur absence au travail ; un vestiaire à la hauteur ; et une organisation digne du niveau international, histoire de ne pas être obligées de voyager en bus et de se lever à quatre heures du matin pour partir disputer un match amical dans un autre pays. Sur le moment, l’Argentine découvre alors la vie de ses joueuses, notamment celle de Vanina Correa, la gardienne de Rosario Central, qui doit jongler au quotidien entre son job de caissière, ses jumeaux et ses entraînements. Deux ans plus tard, Correa s’est retrouvée au Parc des Princes, sous une pyramide humaine. La voilà héroïne d’un jour, d’un début d’aventure : l’Argentine vient de décrocher le premier point de son histoire en Coupe du monde.

Des femmes devenues symboles


Forcément, tout remonte : la galère des années passées, le symbole que sont devenues ces femmes dans un pays où le mouvement féministe a pris un poids énorme depuis le mois de juin 2015 et le début des manifestations massives Ni una menos... Pour la première fois, en mars dernier, un collectif de joueuses argentines, accompagnées pour l’occasion de journalistes et supportrices, est venu manifester à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes pour la professionnalisation du football féminin en Argentine. Macarena Sánchez, une joueuse libérée par l’UAI Urquiza en janvier dernier, est devenue le visage de cette lutte. La raison ? À la suite de son départ du club, Sánchez a perdu son emploi à l’université et a décidé d’attaquer son ancien employeur et la Fédération en justice, demandant la création d’un statut professionnel, ce qu’a notamment soutenu Juan Pablo Sorín. Sous la pression, l’AFA a annoncé la professionnalisation du championnat féminin argentin mi-mars et a imposé aux clubs de salarier au moins huit joueuses de chaque équipe. L’histoire était en marche.


« Montrer ce dont est capable la femme argentine »


Dans ce contexte, la Coupe du monde française de l’Argentine a évidemment pris une couleur sociale, ce que n’avait pas caché avant ce premier match contre le Japon la star de l’Albiceleste Estefania Banini : « Chez nous, au pays, la majorité des gens ne savaient même pas que nous étions en train de préparer un Mondial. On a déjà vécu la Copa América l’année dernière : on a eu un rassemblement un lundi et le vendredi, on partait au Chili jouer notre vie face à des sélections qui s’étaient entraînées pendant deux ans. On a eu quatre jours pour préparer une équipe... On n’avait rien d’autre que notre capacité à se battre. (...) Venir en France, c’est évidemment une fierté, mais on est conscientes de la réalité à laquelle nous allons nous confronter. On veut en profiter et montrer au monde ce dont est capable la femme argentine. » Mais ça, c’était hier, avant ces quatre-vingt-dix minutes historiques contre le Japon, champion du monde en 2011 et finaliste en 2015, d’où Banini est ressortie avec le titre de femme du match et un point historique (0-0) dans les poches.

Renforcer la base


« Ce point est très important pour nous, est-elle venue raconter après la rencontre. Nous voulons désormais lutter de nouveau avec nos deux prochains adversaires. Aujourd’hui, c’était très difficile, on a beaucoup couru, mais on était prêtes. Ce premier point, c’est plus qu’un numéro, c’est le début d’un nouveau chemin. » Sur le banc lors des deux seules Coupe du monde disputées par l’Argentine jusqu’ici (en 2003 et en 2007), Carlos Borrello n’a pas non plus caché son émotion et a souligné lundi soir « le fruit du travail » récolté au Parc : « Ce point est très important pour le football féminin en Argentine. On a tenu le choc, c’était la seule manière de jouer contre le Japon, et en tant qu’entraîneur, je suis très satisfait. Un coach doit convaincre ses joueuses qu’elles doivent jouer d’une manière spécifique, et je repars d’ici ce soir avec ça dans le cœur. Maintenant, tout doit être renforcé au pays. » Avec un premier point précieux alors que l’Argentine affichait avant la rencontre un bilan terrible en Coupe du monde (6 matchs joués, plus de trente buts encaissés, que des défaites...), mais aussi un tremplin pour l’avenir. Plus qu’un numéro, définitivement. Prochain rendez-vous : l'Angleterre, vendredi.



Par Maxime Brigand, au Parc des Princes
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