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Argentine – Grèce, 1994 : La dernière résurrection de Maradona

C’est l’histoire d’un comeback sensationnel achevé dans un trou noir. Au Mondial US de 1994, la réapparition solaire d’un Diego Maradona donné perdu pour le football suscite le temps d’un match contre la Grèce l’espérance insensée qu’il redeviendra celui qu’il a été. Avant que ses démons ne l’embrasent à jamais...

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Argentine - Grèce (4-0) – Phase de poules de Coupe du monde – 21 juin 1994
Buteurs : Batistuta (2e, 44e, 90e SP), Maradona (60e)


« Je n’ai rien à dire. J’ai répondu sur le terrain aujourd’hui. J’aimerais dire à nos supporters de garder les pieds sur terre. Nous venons de réaliser un grand match, mais ce n’est que le début de la compétition... qui pourrait déboucher sur quelque chose d’encore plus grand ! J’envoie toute mon affection à tous les Argentins. » Hallelujah ! Le miracle a bien eu lieu : Diego Maradona est de retour ! L’Argentine vient de détruire la Grèce 4-0 pour son premier match de Coupe du monde 1994 aux États-Unis. Dans le Foxboro Stadium, Massachussetts, des grosses pancartes Diego sos mi dios ( « Diego tu es mon dieu » ) ont salué la renaissance inespérée du Pibe de Oro parvenu à l’âge christique de 33 ans. Et dire que neuf mois plus tôt, l’Albiceleste avait failli rater ce Mondial US...

Diego, has-been de 97 kilos

Le dimanche 5 septembre à Buenos Aires, les Argentins humiliés 5-0 par la Colombie s’embarquent alors dans des barrages périlleux contre l’Australie. Présent au stade Monumental, Diego reçoit dans la soirée un appel de l’assistant du coach national Alfio « Coco » Basile qui l’enjoint de rejoindre la sélection. Refus net de Diego ! Il veut en fait se faire désirer pour mieux endosser le rôle de Sauveur de la Patrie. Mais quel sauveur ? À 33 ans et avec 97 kilos, le Pibendum raillé et quasiment oublié poursuit sa trajectoire chaotique amorcée depuis sa suspension de 14 mois pour usage de cocaïne prononcée en 1991. Après un passage calamiteux au FC Séville (1992-1993), il est revenu au pays où il vient de signer en cet automne 1993 chez les Newell’s Old Boys de Rosario. Finalement, après trois ans d’absence en équipe nationale, Dieguito revient en sélection et conduit en capitaine l’Argentine au Mondial US après deux matchs au couteau contre l’Australie (1-1 puis 1-0 à dom). Désireux de disputer ce tournoi malgré son flop précoce au Newell’s, Maradona bosse tout seul comme un damné dans la pampa à partir de février pour répondre à l’ultimatum d'Alfio Basile d’arriver en forme au printemps. Le 20 avril, l’Argentine bat le Maroc 3-1 en amical. Diego a marqué sur penalty : c’est gagné pour lui ! On commence à reparler de Maradona et de l’Argentine. En débarquant à Boston, début juin, l’Albiceleste suscite en effet un intérêt croissant, et les médias concourent aussitôt à maximiser le sensationnel retour de Maradona. Alexandre Juillard décrit dans le détail ce Diego show permanent dans son livre Maradona : « Je veux gagner cette Coupe du monde, déclare-t-il. Et nous avons l’équipe pour la gagner. Ma première ambition, c’est d’arriver à 70% de mon meilleur niveau, celui du Mundial 1986, pour le premier match contre la Grèce. Je crois que j’y suis. Je suis en condition pour réaliser un bon Mondial. » Ses petites filles, Dalma et Giannina, arborent un T-shirt imprimé de ces mots : « Papa, je veux que tu gagnes la Coupe du monde. Mais si tu n’y arrives pas, je t’aime quand même. » Car c’est aussi pour elles que Diego s’est imposé ce défi... Un défi qui prend corps le 21 juin au Foxboro Stadium au moment de la présentation de la talentueuse compo argentine, à la fois chevronnée et rajeunie. Outre « Marado » , on retrouve, entre autres, Sensini, Balbo, Ruggeri, Simeone, Redondo, Caniggia et Batistuta. Pour des causes lucratives de diffusion mondiale du tournoi, la FIFA a eu l’idée calamiteuse de faire jouer des matchs à 12h30 sous l’enclume solaire. Une décision que Diego Maradona fustigera plus tard au nom de la santé des joueurs, à la tête de l’Association internationale des footballeurs...

Un Diego dernier cri...

Par chance, le ciel est gris nuageux sur Foxborough, et la partie peut démarrer. L’Argentine en kit marine et ciel jouera en 4-3-3, avec au milieu la paire Simeone-Redondo derrière Maradona en pointe haute. Devant, un trio killer associe Balbo, Batistuta, Caniggia. Le récital Maradona débute juste avant le coup d’envoi quand il lance un grand clapping repris aussitôt par les hinchadas massées en tribunes. Au bout de trois minutes, Batistuta marque en force en tirant entre les jambes d’un défenseur grec ! Mais le but est évidemment salué par des « Olé... Olé, olé, olé... Di-eee-gooo ! » Cheveux courts, un poil enveloppé, 10 au dos, Maradona redevient le meneur de jeu du Mondial italien de 1990. Dans une zone médiane, ses prises de balle impeccables et ses orientations vers les 30 derniers mètres où il s’aventure moins qu’en 1986 font merveille. Diego est bien de retour... Et comme par le passé, la menace permanente qu’il fait passer lui vaut de se faire sécher. Au deuxième fauchage, Tsalouchidis prend un jaune qui fera désormais réfléchir les Grecs, moins brutaux envers lui. « Un comportement très sage » , commentera Dieguito après la rencontre en guise d’avertissement à ses futurs cerbères... À la 44e, Batistuta offre le break aux siens d’une frappe en lucarne du droit aux 16 mètres (2-0), et l’Albiceleste, plus confort, poursuivra la rencontre comme un entraînement amélioré. Mais Maradona doit prouver que Dieu existe encore... À la 60e, un mouvement rapide aux 16 mètres de six-sept passes s’achève par un de ses missiles du gauche favoris parti allumer la lucarne du pauvre Minou... « Diego-diego-diego-Diego... Gooooooool ! » hurle la télé. « Golazo de Maradona, sensacional ! » hurle la radio. Et 3-0 ! De la magie pure, celle de 1986. L’hystérie libératrice agite Diego, lancé dans un sprint solitaire qu’il stoppe net pour hurler face caméra sa joie, sa revanche, sa résurrection dans un rictus grimaçant. Les images de ce cri primal tournent toujours en boucle depuis... À la 83e, le Messie remplacé par Ortega confie le précieux brassard à son fidèle grognard Oscar Ruggeri. À la 90e, Batistuta clôt le bal d’un penalty en force : 4-0 final. Les rédactions du monde entier s’agitent : Diego est redevenu Maradona, et « son » Argentine flamboyante rejoint le groupe des favoris du Mondial US ! Le sélectionneur grec Alkis Panagoulias fait déjà allégeance au micro de l'Inquirer : « Mes joueurs semblaient être là pour la photo, pas pour jouer au foot. Même après le match, ils étaient tellement heureux d’avoir joué avec (sic) Maradona. Il est magique, sans en avoir trop fait. Il est évident qu’il est l’inspiration même de son équipe. » La sensation Maradona, le phénomène Maradona, la renaissance de Maradona... Il va rejoindre et dépasser Pelé, présent aux USA, c’est sûr ! La Diegomania enfle de jour en jour, nourrie par la victoire 2-1 contre le Nigeria durant laquelle il a joué 90 minutes. Le 30 juin, la FIFA éteint brusquement la lumière : déclaré positif à l’éphédrine, Maradona est aussitôt exclu du Mondial. Éphédrine... Qui sonne comme « éphémère » .



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    Chérif Ghemmour
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