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Argentine-France 1978 : la naissance d'une équipe ?

La France va se frotter à l'Albiceleste. Les deux équipes se sont déjà croisées en Coupe du monde, il y a 40 ans. Une défaite 2-1 qui apparaîtra dès lors paradoxalement comme le point de départ de la renaissance du foot tricolore. Tout le romantisme des années 1980 en découlera.

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« Nous savions que nous pouvions encore nous qualifier avec une victoire, même un nul, sauf que nous jouions contre l'Argentine chez elle. » Une occasion manquée pour des raisons externes, voilà le souvenir que garde Marius Trésor de cet Argentine-France de 1978. « Le climat était particulier, surtout le côté politique. Je doute beaucoup que contre un autre adversaire, l'arbitre ait sifflé penalty sur la main involontaire que je commets sur le tir de Luque. Je rappelle que le joueur argentin avait raté sa frappe. Comment aurais-je pu le faire sciemment ? » Ce fait contestable a depuis largement disparu des annales du foot français, ni jamais poursuivi le défenseur phocéen. Car si quelque chose doit rester dans les mémoires de cette confrontation sous tension extrême, davantage que le score, cela reste le niveau de jeu procuré par notre sélection nationale.

« Nous avons perdu nos complexes »


La dernière apparition des Bleus en Coupe du monde remontait à 1966 (avec Robert Herbin et Jean Djorkaeff). Une prestation pas franchement brillante. Notre foot tricolore peine donc à exister, aussi bien avec ses clubs en Coupe d'Europe que dans les grandes compétitions internationales. « La France (du football) s'ennuie » pour paraphraser le célèbre édito du journaliste du Monde, Pierre Viansson-Ponté, qui annonçait Mai 68. La révolution se produira avec dix ans de retard. Tout comme en politique, elle aura d'abord des allures d'échec.



Or, derrière les apparences d'une déception, tout se met doucement en place. Même avant peut-être. « J'ai du mal à penser que le renouveau du foot français date seulement de 1978, préfère penser Marius Trésor. Je veux dire l'année d'avant, nous avions réussi à faire 0-0 à la Bombonera contre les Argentins. Et aussi 2-2 au Maracanã contre la Seleção. Je pense que notre réputation de champions du monde des matchs amicaux remonte à cette période. La seule chose que je veux bien concéder, c'est que nous avons perdu peut-être nos complexes. Nous avons pris conscience, lors d'une grande compétition, que nous n'étions pas plus mauvais que les autres, malgré les déboires face à l'Italie et l'Argentine. On pouvait y croire légitimement maintenant. »

Tentative d'enlèvement


Quelque part dans l'autre hémisphère s'écrivent de fait les premières strophes de la grande liturgie de la légende des Bleus des années 1980. Le goût du jeu offensif, le sentiment de pouvoir tutoyer n'importe quel adversaire, et aussi, voire surtout, le sens du tragique et le dialogue permanent avec le sentiment d'injustice. Avec, en point d'orgue, qui doit sonner bien étrangement aux oreilles de Didier Deschamps, l'impression que s'incliner avec les honneurs vaut mieux que triompher sans gloire. Le lendemain, L’Équipe titre fort logiquement : « Tombés, mais la tête haute » . Ils ne la baisseront plus jamais.



« Le premier rôle revient à Michel Hidalgo, veut souligner Olivier Rouyer, présent lors de la compétition. Depuis qu'il avait repris la sélection en 1975, tout avait changé. Avec l'arrivée de nouveaux joueurs comme Michel Platini, on sentait que cela tournait bien. » Difficile de le contredire. Le premier fait d'armes de l'ancien Monégasque sera de faire tomber l'Allemagne en amical, en 1977, sur un but, justement, du Nancéien Olivier Rouyer. L'entraîneur a pourtant failli ne jamais venir. La préparation des Bleus s'effectue dans un contexte tendu. Une forte mobilisation de la gauche (sauf le parti communiste, qui refuse le boycott en songeant déjà aux JO de Moscou à venir) impose une pression politique terrible sur le foot. Michel Hidalgo est victime d'une tentative d’enlèvement. Cependant, l'envie de revoir une Coupe du monde est plus forte que tout. « J’irai à la nage à Buenos Aires s’il le faut » , lâche Michel Platini. Bien plus tard, il aidera à vendre une Coupe du monde au Qatar, comme quoi...

Changement de mentalité


Ils sont bien là, en tout cas, le 6 juin à 19h15 à l’Estadio Monumental Antonio Vespuci de Buenos Aires, sous les huées d'un public de 72 000 spectateurs (et quelques téléspectateurs hexagonaux insomniaques), gonflé à bloc. Cette petite défaite et le sentiment d'avoir dominé la grande équipe de Kempes prennent d'un coup des allures de victoire sur le destin. « Bien sûr, nous sommes repartis avec un sentiment d'injustice, continue Olivier Rouyer. Toutefois, tout a changé ensuite dans nos têtes. Presque un changement de mentalité. Chez nous, tout le monde, dans la presse, chez les joueurs français, les dirigeants même, ne raisonnait plus pareil. Le regard porté sur nous à l'étranger avait considérablement évolué. C'était possible désormais pour nous. » Cette révolution culturelle connaîtra son aboutissement un soir de juillet 1984, à Marseille. Sur un centre en retrait de Jean Tigana, Michel Platini contrôlera tranquillement devant des Portugais allongés sur leur ligne de but, et inscrira le but qui envoie enfin la France en finale d'une grande compétition. Et vers son premier sacre.

Par Nicolas Kssis-Martov
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