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Une appli d'encouragements « authentiques » pour pallier le vide ?

Combler le silence ? Elias Andersen, 19 ans, fan de baseball et petit génie entrepreneur, veut en tout cas faire du bruit. Après avoir lancé son entreprise de données sportives à 18 ans, le jeune Canadien se lance dans un nouveau challenge lié à la crise du coronavirus : ramener l’ambiance dans les stades à huis clos. Comment ? Avec une appli qui permettra à chacun de gueuler et d’encourager son équipe depuis son canapé.

Le 11 mars dernier, la décision tombe : la NBA suspend la saison régulière. Quelques minutes plus tard, Elias Andersen reçoit deux textos, « quasi simultanément » : deux ingénieurs avec lesquels il travaille voient dans les futurs huis clos à venir une opportunité. Même si les supporters restent à la maison, pourquoi ne pas les faire participer depuis chez eux ? Pour Andersen, c’est un signe. « C’est l’occasion d’une vie. C’est une idée qu’on avait dans un coin de notre tête, mais qu’on n’a jamais eu le temps de lancer. » Six semaines plus tard, les voilà presque prêts à lancer leur service, « d’ici le 8 mai » . Son nom : HearmeCheer, littéralement « Écoute-moi encourager » .

« Seulement huer l’arbitre, pas l’insulter »


Mais comment cela va-t-il bien fonctionner ? Le concept est différent des bandes-son diffusées dans le stade pour masquer le vide, comme cela s’est produit lors du huis clos entre Valence et Bergame en Ligue des champions. Non, ici, Elias Andersen veut de l’interactivité, et que les fans soient « directement en lien avec l’ambiance du stade » . En quelques mots, devant sa télé, le supporter pourra se connecter au match de son choix et exprimer vocalement sa passion. Sa voix sera ensuite « agrégée et mixée » aux autres voix des téléspectateurs via un algorithme, dont en ressortira un son de supporters, audible à la fois au stade et à la télé. La question qui vient est donc la suivante : pourra-t-on insulter l’arbitre ? « Non, seulement le huer. » Les paroles, remixées via l’algorithme, seront en effet inaudibles, « sauf si tout le monde les prononce simultanément » .


Depuis Toronto, Andersen s’active en tout cas pour rendre son appli le plus rapidement opérationnelle. Il y a quelques jours, lui et son équipe ont testé leur programme à Taïwan avec le diffuseur Eleven Sports lors de la ligue de baseball. Rebelote jeudi dernier avec un test cette fois-ci public lors de la draft de la NFL. Un test finalement un peu limité, où l’on pouvait distinctement entendre les conversations des quelques personnes y ayant participé. En tout cas, selon les dires de Jason Rubenstein, l’associé d’Andersen, ils seraient déjà en contact avec des ligues US, mais aussi avec « des ligues et diffuseurs de foot en Europe, dont Sky Sports et des équipes de Bundesliga, de la Liga, etc. » , qui seraient intéressés à l’idée de payer pour ce service. Problème : contactée par So Foot, la ligue allemande (DFL) a expliqué qu’aucun artifice visuel ou audio ne serait utilisé pendant les matchs de Bundesliga, par respect pour leurs supporters.

Une appli pour les fans, ou pour les clubs ?


Aux critiques des supporters qui considèrent ce type de service comme des gadgets, Andersen répond : « Ce sont d’authentiques encouragements, et l’on pourra toujours ressentir de l’émotion à travers ces sons. » Il est même prévu que des chants soient proposés, sur le mode du karaoké, afin que les supporters puissent chanter ensemble. Toutefois, la technologie n’est pas « précise à la seconde près » , et les hourra post-but « arriveront sûrement quelques secondes en retard » . Mais si le but est de rendre l’expérience sonore authentique, l’expérience du supporter s’apparenterait plus à celle consumériste du fan à l’anglo-saxonne. Au programme : des pubs, des questions diverses sur le match, la possibilité de gagner des « loyalty coins » au fur et à mesure des participations – « vous pourrez par exemple avoir une réduction de 10 dollars sur un ticket » , explique Rubenstein. Avec un objectif clair pour les clubs et les diffuseurs, s’ils sont prêts à payer pour le service : « avoir un contact direct avec leur public pour mieux le comprendre » , ou en d’autres termes, avoir plus de données comportementales sur leur fanbase.

« Combler un besoin » sur le long-terme ?


Elias Andersen n’en est en tout cas pas à son coup d’essai. Petit génie adulé par ses profs de lycée, fan de sports US, Andersen invente à tout-va, comme lorsqu'il crée un arbitre électronique pour les matchs de baseball et se fait inviter par la ligue de baseball nord-américaine pour pitcher son idée. Quelques mois plus tard, à 18 ans, c’est avec Jason Rubenstein qu’Andersen se lance dans Champtrax, son entreprise d’analyse de données sportives pour les jeunes. Pour lui, Champtrax « n’est pas seulement [son] futur, c’est le futur de l’analyse du sport » . Avec HearmeCheer, filiale de Champtrax, c’est la même chose. Étonné d’apprendre qu’une appli similaire était apparue en Allemagne (Meinapplause.de, sans technologie de prise de son), il vante toutefois la supériorité de sa technologie audio et de son algorithme, « si solide que l’on a encore un temps d’avance » .


Andersen ne compte en tout cas pas arrêter HearmeCheer après la fin de la crise. « Nous sommes convaincus que les clubs et les diffuseurs auront un intérêt à continuer à payer pour ce service » , explique-t-il. Jason Rubenstein renchérit : « Pensez à la diffusion d’un match à l’extérieur, comme un Manchester City-PSG. Vous pourriez par exemple entendre à la télé française les chants des fans du PSG. » Et Andersen de conclure : « Nous faisons cette appli pour combler un besoin. » Mais un besoin pour qui ?

Par Nathan Gallo Tous propos recueillis par NG.
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