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Griezmann, la fin de la foire

Deux mois après l’annonce de son départ de l’Atlético et parce que le Barça a fait sauter sa clause libératoire et lui a proposé un contrat de cinq ans, Antoine Griezmann a décidé de déménager en Catalogne, où il s’apprête à ouvrir la troisième fenêtre d’une carrière sportive modèle.

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Le troisième coup de pétard aura donc été le bon, même si l’impact de la balle en aura foutu plein les murs. Antoine Griezmann avait pourtant fait, comme souvent, les choses bien et dans l’ordre. Il y a deux mois, l’international français annonçait en cent quarante secondes vidéo plus qu’en cent quarante signes son départ de l’Atlético de Madrid après cinq saisons pleines, 320 matchs, 159 buts, 63 passes décisives, une Supercoupe d’Espagne, une d’Europe, une Ligue Europa et une finale de C1, deux places de troisième au Ballon d’or... Immense, indiscutable, brillant. « Nous avons contribué à le faire grandir. Il a passé cinq années merveilleuses ici, c’est l’un des meilleurs buteurs de l’histoire de ce club et je pense que sportivement, il est même inutile de parler du joueur qu’est Antoine » , résumait même plein d’amour Diego Simeone, au printemps. Avant de se mettre face caméra, le Français avait pris rendez-vous avec son coach et le directeur général de l’Atlético, Miguel Ángel Gil Marín, pour ne pas leur faire à l’envers. Pas le genre du bonhomme, déjà passé tout près de faire ses valises avant la Coupe du monde 2018. Messieurs, c’est terminé, merci pour tout, au revoir. Trop simple : il aura donc fallu deux mois supplémentaires pour faire sauter pour de bon le couvercle et voir le Barça, un club qui drague Griezmann depuis deux saisons, dégoupiller la clause libératoire (120 millions d’euros) de l’international tricolore. Mais c’est quoi cette histoire ?

Négociations complexes


Oui, tout aurait pu être fastoche : les dirigeants du Barça et de l’Atlético se seraient alors entendus autour d’une indemnité de transfert (Griezmann était sous contrat avec le club madrilène jusqu’en 2023) - ce qu’ils ont essayé de faire en vain jusqu’à mercredi selon L’Équipe, l’Atlético cherchant à inclure Nelson Semedo dans la transaction, ce qui a été refusé d’un côté de la table, et le FC Barcelone proposant de s’entendre autour d’une somme tournant autour de 130 millions d’euros, payable en deux fois, ce qui a été décliné par l'autre partie - et l’affaire aurait été dans le sac. Raté. Alors, il ne restait qu’un bouton possible : payer la clause libératoire d’Antoine Griezmann. Toujours selon L’Équipe, le Français a ainsi averti il y a une semaine, via un courrier recommandé de son avocat, qu’il le ferait si aucun accord n’était trouvé avec le Barça. Ce qu’il s’est donc passé alors que les dirigeants madrilènes ont menacé d’attaquer le club catalan devant la FIFA pour avoir négocié avec un joueur hors période de transferts. Selon les textes, Griezmann n’avait le droit de signer un contrat (ou un pré-contrat) qu’à partir des six derniers mois de son bail avec l’Atlético, pas avant. En cas de poursuite, le Barça pourrait devoir payer au minimum une amende, mais risquerait aussi, au maximum, une interdiction de recrutement et une suspension d’Antoine Griezmann.

Trajectoire modèle, cap ultime


Sauf qu’on n’en est pas là et que l’Atlético doit combler le trou creusé par l’acquisition de João Félix, qui a déjà gratté le numéro de Griezmann. Résultat, le Français est libéré d’un poids et sera présenté à Barcelone dimanche. Ce qui ouvre la porte de la projection et nous ramène au jeu : ce qui nous intéresse et ce qui concerne principalement le patron des Bleus. Le voilà dans un autre foot, balancé au milieu d’une autre approche et dans un autre système. Qui dit Barça, dit 4-3-3, dit changement de rôle (ici, installation sur le côté gauche) tant il est difficile d’imaginer Ernesto Valverde tout bousculer et Lionel Messi et Luis Suárez changer de fonction. À moins qu’un joueur puisse mettre, par ses qualités naturelles, sa science tactique et sa faculté à lubrifier le jeu de ses équipes, son petit bordel : pourquoi ne pas imaginer un 4-4-2 losange avec Messi en dix et une paire uruguayenne Suárez-Griezmann devant ? Affaire à suivre. La question, pour le moment, est la suivante : pourquoi Barcelone et pourquoi maintenant ? Parce qu’il est l’heure pour Antoine Griezmann, 28 ans, de voir la couleur de la marche supérieure, ce qui est assez semblable à la démarche d’Eden Hazard à Madrid et conforte l’idée que ces deux mecs-là tracent pour l’instant la trajectoire de carrière idéale : je deviens quelqu’un dans mon club formateur + je vais prouver dans un club médian que je ne suis pas qu’une promesse et que je peux faire gagner des titres à mon équipe + je vais voir là-haut, sur les cimes, jusqu’où je peux aller. De l’art, à une telle époque.


Peut-être aussi parce que Griezmann sait que c’est le moment parfait pour lui de changer de cap : l’Atlético ferme actuellement une ère, s’apprête à en ouvrir une nouvelle et celle-ci passera par de nouveaux visages, de nouveaux héros. Le Barça, c’est autre chose et c’est aussi pour ça qu’Antoine Griezmann s’était assuré, au moment de sa prolongation l’an passé, de laisser une porte de sortie ouverte. La saison moyenne de l’Atlético, et notamment l'élimination en Ligue des champions contre la Juventus, aura fini de le convaincre. Désormais, le Français va devoir prouver - il a déjà montré qu’il pouvait le faire - qu’il sait jouer les caméléons tactiques et qu’il peut cohabiter avec un joueur comme Messi, dont il partage le registre malgré des mouvements différents. Aujourd’hui, sa progression est linéaire et modèle, son jeu est mature et la Coupe du monde 2018 aura montré qu’il était capable de se mettre au service total d’un groupe, quitte à accepter les tâches les plus ingrates. La part de chance de le voir échouer au Barça semble même très réduite et ce transfert semble être un cadeau au foot. Peut-être le plus beau de l’été, déjà. Ainsi, Antoine Griezmann saura s’il se heurte à un mur ou non. On peut compter sur lui pour inventer quelque chose : il a toujours su faire.



Par Maxime Brigand
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