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Angelo Renna : « San Siro doit rester un lieu de vie »

Construit dans les années 1920, le stade de San Siro va être rasé à l'horizon 2025, avant qu'une nouvelle enceinte ne voie le jour juste à côté. Mais Angelo Renna, un architecte italien basé à Amsterdam, a une tout autre idée. Celle de transformer son stade préféré en un lieu luxuriant qui rendrait hommage aux victimes du Covid-19.

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Comment est venu ce projet de transformation de San Siro ?
C'est une nouvelle voie que j'ai récemment empruntée dans mes recherches. En gros, il y a un mois, la municipalité de Milan a approuvé le projet de démolition du stade et la construction du nouveau juste à côté. Quand j'étais petit, j’ai habité à Milan quelques années et j'allais beaucoup dans ce stade. En tant qu'amoureux de San Siro, j'ai cherché à trouver une nouvelle voie pour le quitter. Et du coup, j'ai designé quelque chose de nouveau et de différent.

Tu es né à Florence en 1986. Tu es supporter de la Fiorentina ?
Non, car je suis né à Florence, mais je n’y ai pas vraiment grandi. En fait, j’ai toujours été un fan de l’Inter.

« Quand je suis entré dans San Siro, j’ai été immédiatement impressionné par cette magnifique enceinte. »
Tu as quand même déjà été à Artemio-Franchi ?
Oui, c’est le premier stade dans lequel je suis allé. J’étais petit, je devais avoir cinq ans, et c’était lors d’un match très important entre la Fiorentina et la Juventus. C’est la toute première fois que Roberto Baggio a joué avec la Juventus, à Artemio-Franchi, un peu moins d’un an après avoir quitté la Fiorentina pour la Vieille Dame.

Tu te souviens aussi de ta première fois à San Siro ?
Oui, je devais avoir six ou sept ans, lors d’un match de Ligue des champions de l’Inter. Quand je suis entré dans San Siro, j’ai été immédiatement impressionné par cette magnifique enceinte. D’autant qu’à cette époque, c’était encore l'un des plus gros stades au monde et le plus gros d’Europe.

Qu’est-ce que tu aimes dans l’architecture de San Siro ?
Une chose m'a rapidement impressionné, c'est qu'il est vraiment profond. Ensuite, San Siro a en fait trois cercles. L'un est très proche du terrain, un autre est plus haut, et le troisième est le plus bruyant du stade, même s'il est éloigné de la pelouse. Quand on y est, on se rend compte de son impressionnante verticalité. Je n'ai jamais vu quelque chose comme ça. Alors oui, le temps l'a relégué hors du top dix des plus gros stades de la planète, mais quelle enceinte... Surtout que l'architecte, Ulisse Stacchini, l’a conçu sans piste d’athlétisme, ce qui était assez rare à l’époque pour un stade italien.


Ton projet est de transformer San Siro en un temple de la nature. Tu peux nous en dire plus ?
Mon projet prévoit la transformation de la tribune en terrasses vertes où 35 000 cyprès seraient plantés le long des nouveaux murs de soutien. Je propose également la démolition totale du toit, l’objectif étant que la lumière et les précipitations quotidiennes atteignent le sol. Au pied des tribunes actuelles, la nouvelle forme concave du sol permettra de collecter l'eau de pluie en créant des zones d'eau. L'eau sera ainsi collectée dans des réservoirs souterrains, puis réutilisable pour l'irrigation et le nettoyage de San Siro. En cas de fortes pluies, cette zone de collecte sera inondée, ce qui favorisera la biodiversité des différentes espèces, qu’elles soient animales ou végétales.

« Je propose également la démolition totale du toit, l’objectif étant que la lumière et les précipitations quotidiennes atteignent le sol. »
Pourquoi des cyprès ?
C’est une question intéressante. En fait, au départ, les cyprès sont utilisés dans les cimetières ou les espaces sacrés. En Italie, comme dans toute la région méditerranéenne, c’est un arbre ornemental qui est cultivé depuis des millénaires. La forme verticale et la symétrie de ces arbres sont une signature très caractéristique des cyprès, ce qui en fait un symbole d’immortalité et un emblème de la vie après la mort. Sa couronne épaisse fournit également un habitat pour de nombreux oiseaux, des loirs, des écureuils, des lézards et bien d'autres animaux. C’est un arbre très résistant et très intéressant pour la biodiversité. Mon autre idée est de planter un arbre pour chaque victime du coronavirus.

La nature et la végétation, c’est récent dans le milieu de l'architecture ?
Oui, c'était différent il y a dix ans quand j’étais encore étudiant, il y en avait moins. Mais aujourd'hui, ça a pris une place importante dans l'architecture et il y a de plus en plus d'exemples à Milan, comme les forêts verticales conçues par Stefano Boeri, avec l'aide d'horticulteurs et de botanistes. Il y a tant de choses qui se passent dans beaucoup de villes, afin de les transformer et d'y planter des arbres. Je pense que c'est le moment de faire de nouvelles choses et de changer les villes. Par exemple, Milan est une ville très polluée et la qualité de l’air est très mauvaise à cause des nombreuses autoroutes à proximité.

« Milan est une ville très polluée, et la qualité de l’air est très mauvaise à cause des nombreuses autoroutes à proximité. »
L’objectif est également de faire de San Siro un lieu de mémoire pour les victimes du Covid-19 ?
Tout à fait. L’idée, c’est que ça devienne un lieu de commémoration, en mémoire des victimes du Covid-19. Car comme tu le sais, il y a environ 35 000 personnes qui ont perdu la vie en Italie au cours des cinq derniers mois. L’économie repart et le nombre de décès est en baisse, mais il y a tous les jours de nouvelles victimes. Sans oublier que la ville de Milan a été l'un des principaux épicentres.



« J’ai imaginé transformer les vestiaires ou la salle de média, afin de créer un musée qui commémorera là aussi les victimes de l’épidémie. »
Ça ne sera pas seulement un sanctuaire puisque tu proposes d’investir les locaux intérieurs du stade.
Exact, car je pense que San Siro doit rester un lieu de vie. Les arbres sont essentiellement placés dans la zone de tribune, mais San Siro a beaucoup d’espaces à l’intérieur. Donc j’ai imaginé transformer les vestiaires ou la salle de média, afin de créer un musée qui commémorera là aussi les victimes de l’épidémie et ainsi ne pas oublier ce qu’il s’est passé. Il y aurait aussi un centre de recherche, des ateliers pour les étudiants et les chercheurs.

As-tu proposé ton projet à la ville de Milan ?
Oui. Enfin, pas tout à fait directement. J'ai juste envoyé un lien au maire via Instagram, mais il ne m’a pas encore répondu. Mais maintenant que le projet est public, peut-être que de nouvelles discussions seront ouvertes sur ce que va devenir San Siro. En tout cas, c'est mon but.

« Détruire le stade pour le reconstruire va coûter plusieurs millions d’euros. Je pense qu’une alternative est tout à fait possible. »
Ce projet n’est-il pas une utopie ?
Non. (Il insiste.) Je suis persuadé que c’est faisable. Parce que détruire le stade pour le reconstruire va coûter plusieurs millions d’euros. Je pense qu’une alternative est tout à fait possible, reste à convaincre la municipalité. Je pense aussi que l’Inter et l’AC Milan peuvent s’entendre et pousser pour une transformation du stade. Puis je remarque sur les réseaux sociaux que les gens sont très attachés à San Siro. Je pense que c’est plus facile de le transformer ainsi.



Propos recueillis par Maxime Renaudet
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