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« Anfield ? J'avais l'impression de sortir de boîte de nuit »

Dans son histoire, le Paris Saint-Germain ne s'est rendu qu'une fois à Liverpool pour y disputer une demi-finale retour de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe. Il faut donc remonter au printemps 1997 pour voir les deux clubs face à face, dans une double confrontation épique et remportée finalement par le PSG. Pour se replonger vingt et un ans en arrière, trois joueurs (Guérin, Loko, Cauet) ont accepté de raconter leurs souvenirs à quelques heures de la deuxième visite parisienne à Anfield. Flash-back.

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Pour arriver dans le dernier carré de la fameuse C2 lors de la saison 1996-1997, vous disposez de Vaduz, Galatasaray et l'AEK Athènes. Avec Liverpool en demi-finales, vous vous dites : « Enfin un gros morceau » ?
Benoît Cauet : (Rires.) Bah ça, c’est clair que par rapport aux autres, il y avait une valeur complètement différente vu le nom, le prestige et l'importance de ce tour.
Patrice Loko : Oui. Même si ces équipes avaient l'habitude de la Coupe d'Europe, là c'était Liverpool ! Et il y avait ce jeu anglais, très différent du jeu français et souvent très compliqué à aborder. Mais avec nos qualités, on sentait qu'on était capables de renverser cette équipe.
Vincent Guérin : Disons que c'était un nom plus connu dans la sphère footballistique, mais on n'a pas forcément réagi comme ça. Il ne faut pas croire que les matchs d'avant contre l'AEK ou Galatasaray étaient tous faciles, loin de là.

Il faut dire que Liverpool n'était pas non plus dans la période la plus faste de son histoire. Elle vous faisait peur, cette équipe ?
VG : On n'a jamais eu peur de personne, peu importe l'adversaire. Si une équipe est arrivée dans le dernier carré, c'est qu'il y a du niveau.
BC : On savait que c'était un adversaire difficile, une équipe très forte avec des individualités performantes. Ils avaient des arguments pour aller en finale.
PL : Ça ne changeait rien. On savait que les équipes anglaises étaient souvent très fortes dans les compétitions européennes, elles étaient à fond pour ces matchs-là. De notre côté, on avait une revanche à prendre parce qu'on se faisait toujours sortir à ce stade (sauf l'année précédente où ils gagnent le titre, N.D.L.R.).



Dans cette double confrontation, c’était déterminant de prendre de l’avance lors du match aller au Parc des Princes ?
BC : L'important, c'était de ne pas prendre de but !
PL : Dans ce type de match, l'objectif est de conserver ses chances pour le match retour, il faut absolument ne pas perdre. Je me souviens qu'en arrivant sur le terrain du Parc à l'échauffement, les Anglais sont au centre, détendus, en train de regarder les tribunes. Ils devaient se dire : « Cette petite équipe française, on va les liquider ! » Je me souviens que dans le vestiaire, on en avait parlé et ça nous avait encore plus motivés.
VG : On n'insiste jamais sur ce genre de choses parce qu'on le sait tous. Il ne fallait pas prendre de but et avoir l'avantage avant le retour. Même un petit 1-0, ça aurait été important.

Finalement, vous l'emportez même 3-0. Vous vous dites que c'est quasiment dans la poche après cette première manche ?
VG : Sûrement pas. On sait qu'il faut attendre le coup de sifflet final du match retour. Rien n'était fait. Surtout avec la renomée d'Anfield... on s'attendait à un match féroce. On savait que ça allait être extrêmement compliqué. Heureusement qu'on ne s'est pas dit que c'était dans la poche, on en aurait pris huit au retour sinon.
BC : On sait qu'il y a ce match retour et que ça s'annonce difficile avec cette ambiance de feu. On part en sachant qu'on a cet avantage confortable, tout en sachant qu'il faudra faire un gros match défensivement.
PL : Je me rappelle qu'on fête ça devant notre public avec une super ambiance, c'était extraordinaire. Mais Michel Denisot (le président délégué) et notre entraîneur Ricardo nous ont tout de suite remis dedans en disant qu'il fallait se méfier de cette équipe anglaise, qu'ils ne partiront pas battus, qu'ils seront remontés avec leur public et qu'ils ont l'habitude de marquer deux, trois ou quatre buts. Ils n'auront pas peur.


Quinze jours plus tard, c’est l’heure du match retour à Anfield. Comment abordez-vous la rencontre ?
VG : On s'est surtout dit qu'on y allait pour la qualif, tout simplement. On voulait marquer ce petit but et faire un résultat à Liverpool, sans forcément penser au match aller.
PL : On est quand même assez confiants. Avec notre expérience, on ne se voyait pas prendre trois buts. Donc on joue pour gérer le match, gérer l'avance et même marquer un but. On avait des joueurs capables de marquer à tout moment.
BC : On vient pour essayer de jouer notre jeu. C'était très difficile parce qu'ils nous pressent très haut d'entrée, comme l'avait prévu le coach. On savait qu'on devrait être au niveau sur les duels et techniquement.

Est-ce que vous redoutiez la chaude ambiance d'Anfield ? Comment était l'atmosphère dans le stade ce soir-là ?
PL : Ah bah c'était chaud, électrique, c'était comme un match de Coupe d'Europe. Même quand on est arrivé sur le terrain avant le match, les supporters anglais n'arrêtaient pas de chanter. Les matchs européens à l'extérieur, c'est toujours très difficile. Quand on qualifie le public de 12e homme, c'est vraiment ça. On est transcendés.
BC : L'ambiance était super, le stade plein à craquer. Le kop à Liverpool est comme un seul homme, ça hurle, ça chante, c'est top de jouer ces matchs. Mais on ne le redoutait pas, ça fait partie du jeu. Puis, on avait l'habitude de ces ambiances.
VG : Moi, je ne connaissais pas ! J'étais un peu dans la découverte, je n'avais pas joué contre Liverpool dans ma carrière. J'avais joué dans ce stade lors de l'Euro 1996 avec l'équipe de France contre les Pays-Bas, il y avait déjà une caisse de résonance assez incroyable. Mais le contexte était différent, quand il s'agit de Liverpool, c'est encore autre chose.



Robbie Fowler ouvre le score dès la 12e minute de jeu après un début de match plutôt cohérent de votre part. On se dit que la soirée va être très longue ?
BC : Ça a été un peu chaud, il faut le reconnaître...
PL : Ça ne se passe pas du tout comme prévu. On se prend ce but rapidement, puis il y a beaucoup d'occasions, on est dans un match d'hommes. Je me souviens de Bernard (Lama) qui fait plusieurs exploits...
VG : On aurait pu se poser des questions en prenant un but aussi rapidement. Mais je pense que notre expérience a été importante et a contribué à ne pas perdre les pédales. Les joueurs expérimentés ont permis d'éviter de perdre le fil dans un tel stade.

Puis il y a ce second but du capitaine Mark Wright à la 80e. Les jambes doivent trembler un peu à ce moment-là, non ?
VG : Là, ça a été chaud, le stade a vraiment explosé ! Je voulais parler à Raí qui était à trois mètres de moi, il ne m'entendait pas tellement le vacarme était incroyable. J'ai des acouphènes et c'est le seul stade dans lequel j'ai eu cette sensation étrange. (Rires.) Pendant deux minutes après le but, j'avais l'impression de sortir de boîte de nuit et d'avoir passé deux bonnes heures à côté d'une enceinte. Après, ça a été la guerre des tranchées jusqu'au bout et on a su résister et tenir le résultat.
PL : Surtout qu'il leur restait du temps pour revenir à la hauteur, c'était chaud. Je pense que si on avait eu une équipe jeune, on aurait continué de jouer, alors que là, on a fermé le jeu, on a défendu notre camp. On se qualifie à l'expérience.
BC : Il a fallu lutter jusqu’au bout pour éviter d’aller en prolongation. On s’est serré les coudes. Le groupe a tenu en équipe.

Vous parlez tous beaucoup de l'importance de l'expérience. Après le match, votre entraîneur Ricardo insiste également sur votre état d'esprit et parle même de performance héroïque. Ce sont ces facteurs qui font la différence ?
BC : Le club avait déjà une histoire, on avait un groupe solide, des joueurs qui étaient ici depuis des années. Tout le monde tirait dans le même sens.
VG : L'expérience en Coupe d'Europe, c'est très important. On avait plusieurs joueurs qui avaient connu de belles joutes européennes ensemble. C'est ce qui nous a permis de ne pas paniquer et d'avoir la sérénité nécessaire pour ne pas tomber dans la peur.
PL : Il restait une quinzaine de minutes avec les arrêts de jeu et c'est très long. On connaît les Anglais, on savait qu'ils allaient mettre de longs ballons devant, dans la boîte... Heureusement qu'il y avait Bernard Lama aussi, dans les airs il était excellent. Puis, on n'avait que des défenseurs expérimentés. On a ralenti le jeu pour aller jusqu'au bout et on a réussi.



Ce mardi, le PSG se déplace à Liverpool comme vous à l'époque. Comment voyez-vous ce match ? Allez-vous le suivre ?
VG : Je serai sur place ! Les deux équipes sont un peu dans la découverte, même si je pense que Liverpool a plus de certitudes après leur campagne européenne de la saison dernière qui a pu les forger. Je pense que ça sera un bon test pour Paris. Et je suis content de retrouver ce stade, d'en prendre plein les oreilles. Le You'll never walk alone d'avant-match est toujours extraordinaire. Celui qui n'a pas les poils qui se dressent, il n'aime pas le foot.
PL : Je ne serai pas au match parce que j'habite en Bretagne, mais bien sûr je vais le regarder. Ça va me rappeler mon arrivée dans ce stade et les matchs que j'ai pu jouer. Le PSG fait désormais partie des meilleures équipes européennes, ils sont régulièrement dans les huit derniers. Et Liverpool ne prendra pas ce match à la légère, au contraire.
BC : De mon côté, je serai à Inter-Tottenham mardi soir, je ne vais donc pas pouvoir regarder le match. Mais je pense que ce sont deux équipes capables de gagner le titre, elles sont très, très fortes. Ça devrait être un super match.

Qu'est-ce qui a changé en 21 ans ?
PL : Le PSG recrute beaucoup de joueurs, certains ne seraient jamais venus à mon époque. Bien sûr, on a eu Raí et Leonardo, des grands joueurs de qualité mondiale. Mais aujourd'hui, il y a un Neymar qui fait partie du top 3 dans le monde. Je pense que Paris le club, ainsi que la ville, en avait besoin. Enfin un club français peut rivaliser avec les meilleures équipes européennes !
BC : Paris a continué d'écrire son histoire. Il y a eu des hauts et des bas, des moments très forts et des grosses difficultés... Aujourd'hui, le club peut prétendre à gagner la Ligue des champions.
VG : On est dans la mondialisation. On le voit bien au PSG, il y a très peu de Français. C'était tout l'inverse à l'époque. J'estime qu'on a eu la chance de vivre une décennie incroyable, le foot français était très fort dans les années 1990. Il y avait un foot très riche au niveau des clubs, ce n'est plus le cas aujourd'hui. Il suffit de voir nos derniers parcours sur la scène européenne, il y a eu une sacrée disette. Aujourd'hui, ce qui manque au PSG, c'est un moment fort au niveau sportif. Le club est connu pour sa marque, mais il a besoin de cette reconnaissance au niveau international.

Propos recueillis par Gabriel Attal et Clément Gavard
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