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Andy Delort est-il polyamoureux ?

À Montpellier, Andy Delort découvre cet été son neuvième club en pro. En rejoignant la Paillade et en retrouvant sa région d’origine, le Sétois de naissance a surtout fait ce qui ressemble à un choix du coeur. Comme en 2010, quand il est retourné à Ajaccio après un passage d’un an à Nîmes. Comme en 2014, quand il voulait rallier Lens. Comme en 2015, quand il a rejoint Caen, aussi. Comme à peu près tout le temps, en fait. Car s’il a besoin d’amour pour s’épanouir sur le terrain, le nouveau numéro 11 montpelliérain a aussi beaucoup d’amour à donner.

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« Si Sète est le club de ma ville, l’AC Ajaccio est mon club de coeur. » « Je n’ai jamais caché que j’étais un supporter de l’OM. Petit, j’allais au Vélodrome avec ma famille. J’aime ce club. » « Je ne suis pas capable de l’expliquer, mais je ressens quelque chose pour Lens. » « Caen, c’est le choix du coeur. » « Montpellier, c’est le club de ma région. J’ai toujours voulu jouer ici. » Derrière ces déclarations bourrées d’amour et de bonnes intentions, un dénominateur commun : Andy Delort. Un type aux mollets de pistard, à la larme de taulard et au coeur gros comme ça. Sur le terrain et, donc, en dehors. Suffisamment gros en tout cas pour y porter une demi-douzaine de clubs français, si l’on se fie à ses sorties médiatiques. Communicant hors pair ou véritable girouette ? Et si Andy n’était ni l’un, ni l’autre, mais un footballeur polyamoureux, tout simplement ?

Canto, le modèle a ses limites


De l’anglais « polyamory » , le polyamour - ou pluriamour - se résume, selon la bible Wikipedia, à « une éthique des relations amoureuses où les partenaires ont la faculté de pouvoir aimer plusieurs personnes en même temps et de manière assumée » . Chose impossible en matière de football, à écouter Éric Cantona, l’un des modèles d'enfance de Delort : «  Tu peux changer de femme, tu peux changer de religion, mais tu ne peux pas changer de club de foot » . Les qualifications pour le Mondial de beach soccer, auxquelles Delort a autrefois pris part, n’ont visiblement pas suffi au King pour lui enseigner tous ses préceptes : depuis cet été 2009, où il a trouvé le temps de côtoyer Canto, de passer un mois en réserve au Borussia Dortmund et de faire ses débuts en pro, avec Nîmes, le natif de Sète a déjà porté neuf maillots différents. À 26 ans.


« Ah oui, ça fait beaucoup, ça. » Psychologue spécialisée dans la psychopathologie, Émilie Vasseur n’a pas forcément pour habitude de parler polyamour. « Pas spécialement un sujet d’études en psychologie » , la thématique relèverait plutôt du travail d’un sexologue, à écouter celle qui exerce depuis peu à Toulouse, l’une des nombreuses villes où « AD 11 » a dégainé ses flèches. Ceci dit, face à des moeurs changeantes, « la question de l’amour, de la fidélité et du couple est assez d’actualité, observe-t-elle. Les gens deviennent plus individuels, et suivent des effets de mode comme chez les jeunes où c’est à la mode d’être libertin, ou libre. » Andy Delort ne serait donc qu’un simple reflet de la société, un suiveur de tendances, comme beaucoup d’autres gens de son âge. Comme beaucoup d’autres footballeurs aussi, d’ailleurs.

Un coeur d’artichaut dans un corps de bison


Pas tout à fait, en fait. « Dans le cas de ce joueur, ce que je retiens, c’est le côté passionnel, nuance Émilie Vasseur. On sent une volonté de vivre le moment à pleines dents. C’est assez tendance aussi, ça. Beaucoup de gens veulent être dans le carpe diem, sans trop savoir de quoi ça cause. Désormais, il faut être plus dans les sensations, dans le "ici, maintenant". Une certaine incertitude de l’avenir peut amener à mettre de la distance dans le relationnel pour se jeter à corps perdu dans le sensationnel. » Dans un milieu où la remise en question est permanente et où ils ne durent, en général, qu’une quinzaine d’années, footballeurs de haut niveau et avenir incertain vont justement souvent de pair. Taxés parfois de mercenaires, Delort et autres collectionneurs de clubs chercheraient donc dans leurs transferts à répétition des émotions, surtout.


« Le polyamour ne le caractérise pas tant que ça, puisqu’il n’aime pas tous ces clubs en même temps et passe d’un amour à un autre. Je le qualifierais plutôt de passionné, passionnel voire de fusionnel. Ou alors, pour employer un terme moins scientifique, de coeur d’artichaut » , tranche la praticienne. Un coeur d’artichaut dans un corps de bison, le tout surplombé d’un instinct. Celui du buteur, que l’attaquant espère retrouver à Montpellier après une saison à cinq pions seulement dans la Ville rose. Mais aussi celui « de survie » , que l’ancien Toulousain, toujours prompt à marteler en conférence de presse son besoin d’amour, utilise selon elle à assez bon escient en changeant de maillot dès que les choses tournent au vinaigre : « Il part avant d’être détruit, ce n’est pas plus mal. Et puis, si c’est juste au niveau professionnel qu’il est instable, ma foi... Ça pose toutefois la question de ce qu’il fuit. Quelle est sa quête ? » Jouer sous les ordres de Michel Der Zakarian, aux dernières nouvelles. Pures sensations.

Par Simon Butel
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