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André Cœur de Lion

S’il a perdu de sa saveur par rapport aux années 1990, le grand match entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain peut compter sur quelques héritiers d’Éric Di Meco et de Bernard Casoni pour rester intense. Toujours motivé, toujours impliqué, le Ghanéen André Ayew incarne la grinta qui peut permettre aux Phocéens de mettre à mal des Parisiens intrinsèquement supérieurs.

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Karl Marx et Pierre Bourdieu en parlaient alors qu’André Ayew n’était même pas dans les testicules dorées d’Abedi Pelé. Intéressés par les aventures Don Quichotte et par le fait que Miguel de Cervantes parodiait, au début du 17e siècle, les mœurs médiévales, Carlito et Pierrot dressent tous deux ce constat, à des époques différentes: chevalier dans un monde la chevalerie n'existe plus et incapable de s'adapter à son nouvel univers, Alonso Quichano en vient à chasser les moulins à vent qu’il prend pour d’immenses tyrans. Plus de quatre-cent ans plus tard, André Ayew est le plus grand chevalier phocéen à une époque où la rivalité avec le Paris Saint-Germain bat parfois de l'aile. Logiquement qualifiée de moins houleuse et de moins chaude qu’il y a une vingtaine d’année, la rencontre entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain garde un peu de saveur grâce à ces enfants qui, comme André Ayew, pérennisent la rivalité parce qu’ils ont été éduqué comme cela, parce qu’ils ont baigné dedans, parce qu’ils la reproduisent, à leur tour. Fils d’Abedi, qui a connu des « classiques » bouillants, et vrai leader moral d’un OM parfois besogneux, André Ayew sera le fer de lance de l’attaque phocéenne ce soir. Un OM qui, pour gagner, devra passer par l’agressivité, les duels, les contacts. Des mots qui parlent à l'hériter de Don Quichotte, prêt à défier les moulins à vent parisiens ce soir.

Jamais inutile

Il y a des signes qui ne trompent pas. Un match OM-PSG qui commence par une balayette de Lucho le précieux sur Sissoko le Robocop, c’est une partie qui commence bien pour les Phocéens. C’est un fait : si ce fut toujours le cas, au fur et à mesure que le gouffre se creuse en terme de talent pur entre les deux équipes, le facteur implication et duel prime sur tout le reste. À ce petit jeu-là, les Parisiens, qui restent sur trois victoires 2 à 0 face aux Phocéens, ont souvent accusé un déficit. Le lieu commun existe «  ce n’est pas un match comme les autres, c’est différent, la forme compte peu » , mais il contient une once de vérité, comme tous les clichés. Et s’il y en a un qui ne rebrousse jamais chemin quand il faut troquer le bleu azur contre le bleu de chauffe, c’est André Ayew. Comme tous les joueurs, il arrive qu’André Ayew ne soit pas dans un grand jour. Des dribbles loupés, des passes imprécises, bref, un mauvais match. Mais là où certains, frustrés de jouer comme un type d’excellence régionale alors qu’ils ont un immense talent, baisseraient les bras, André est toujours utile. Sur son couloir gauche, rares sont les moments où il laisse son latéral seul sur le plan défensif. Le Ghanéen, c’est une flopée de tacles intelligents, de replis défensifs et de ballons grattés. Quand, dans un mauvais jour, il n’est pas une plaie pour le latéral opposé, il l’est au moins pour le milieu de terrain adverse. De plus, Dédé est une véritable force mentale. Dans une équipe où Steve Mandanda est le capitaine tranquille et où Mathieu Valbuena est le leader technique, il ne fait aucun doute qu’André 2000 est le leader moral. Poussé dans ses derniers retranchement par les journalistes au sortir de la cuisante défaite face à Dortmund, André Ayew s’est toujours refusé à dire que l’OM était trop faible pour ce groupe. De la folie? Un trop plein de fierté? Un peu des deux, certainement. Mais ce soir, tous les coups sont permis.

L'ex-impatient


Force est de constater que depuis son émergence au sein de la maison phocéenne, André Ayew, quand il n’égratigne pas la cheville de Yohan Mollo, met surtout des coups de boules. Au vrai, ce n’est pas mentir que de dire que du haut de son mètre 76, Dédé possède l’un des meilleurs jeu de tête de Ligue 1. Il faut dire que l'intéressé a longtemps eu la tête dure. De retour à l’OM depuis 2010, le joueur passé par Lorient et Arles-Avignon a souvent été impatient. Annoncé partant quasiment tous les ans depuis qu’il est revenu dans son club formateur, Dédé, 23 ans seulement, mais déjà beaucoup de bouteille, est toujours là. Plus posé, très mature, le Ghanéen n’a jamais caché son envie d’évoluer au plus haut niveau, mais ne met plus la charrue avant les bœufs. Preuve de sa patience, André, qui avait clamé haut et fort son désir de reculer d’un cran et de quitter cette aile gauche où il se sent moins à son aise, y évolue depuis le début de la saison. C’est encore à ce poste qu’il se pointera face au onze monstrueux du Paris Saint-Germain où son boulot défensif sera crucial, mais pas autant que sa grinta. C’est un fait, l’équipe mondialisée de Paris connaît l’importance de ce match et sa qualité n’est plus à prouver. Mais s’il y a bien un domaine dans lequel les Phocéens peuvent faire la différence, c’est dans l’engagement et la conscience collective de ce que représente ce match au Vélodrome. Pour ça, ils peuvent compter sur le chevalier Ayew. En mission en France avant peut-être, de voir se réaliser ses fantasmes d'ailleurs. Alors André cœur de lion pourra devenir André 1er, roi d’Angleterre. Ou d’ailleurs.

Par Swann Borsellino
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