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Ancelotti, ciao pantin

L'entraîneur italien a été débarqué de Chelsea sitôt le coup de sifflet final de la dernière journée. Carlo Ancelotti ne l'a pas volée mais pouvait-il s'en sortir ? Chronique d'une mort annoncée.

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A qui le tour ? C'est l'une des questions qui vont animer les prochaines semaines alors que Carlo Ancelotti a été débarqué sans ménagement de Chelsea. Oui, qui pour succéder à l'Italien et devenir le sixième manager des Blues en cinq ans après Mourinho, Grant, Scolari, Hiddink et donc Ancelotti ? Les rumeurs vont déjà bon train. Ici Rijkaard, là Van Basten, en passant par Benitez, Deschamps ou le prodige du FC Porto Villas-Boas. Une chose est sûre : il devra trouver un savant équilibre entre une certaine indépendance d'esprit et une subtile souplesse pour composer avec les désidératas du boss Roman Abramovitch, profilé comme un fou furieux. Longtemps, on a cru que ce type n'en avait rien à cirer du ballon et qu'il s'était payé Chelsea comme d'autres s'offrent une bouteille de vin prestigieuse, un signe extérieur de richesse pour faire le beau sans avoir nullement l'intention de la savourer un jour. On s'était gourés. « Les meilleurs moments de ma vie actuellement, je les passe à Stamford Bridge » , confiait récemment l'oligarque russe que la crise et son divorce n'ont, il est vrai, pas épargné (même un milliardaire a ses fêlures, sniff...). Mais passionné ne signifie pas forcément bien avisé. Ancelotti, d'une certaine manière, en a fait les frais.

La débandade depuis l'épisode Ray Wilkins

Car on peut bien le dire : l'ancien technicien du Milan AC s'est en partie fourvoyé en voulant satisfaire les caprices de son patron. « Carlo Ancelotti est certainement un très grand coach mais c'est ce que j'appellerais un entraîneur politique. Quelqu'un qui ne veut pas aller au bras de fer et donc compose avec les fortes personnalités du club où il exerce : ça peut être son président, les cadres de son vestiaire... Mais il n'est pas comme José Mourinho qui est davantage guidé par ses propres convictions » . L'analyse est signée Christian Gourcuff. Et même si on peut imaginer que l'avis tranché du mentor lorientais est en partie influencé par les mésaventures subies par son rejeton chez les Rossoneri, les derniers mois d'Ancelotti à Londres semblent accréditer cette thèse.

Tout a commencé le 11 novembre dernier quand Abramovitch a limogé soudainement Ray Wilkins, pour des raisons restées obscures depuis. Wilkins, l'adjoint d'Ancelotti mais surtout l'homme des arcanes du club, lien idéal entre le staff et le squad, dans la foulée du remarquable Steve Clarke, homme de confiance de Mourinho notamment, parti en 2008. Face à l'absence de réaction de leur manager, plusieurs joueurs cadres auraient alors commencé à prendre leurs distances. Et puis vint la saga Fernando Torres, acheté une blinde à Liverpool (58 M€). Un achat impulsif du patron sans demander l'avis de personne et qu'Ancelotti devait implicitement rentabiliser immédiatement en l'alignant le plus souvent possible, malgré l'absence de forme totale du Nino et d'automatismes avec ses partenaires, davantage rompus à la présence athlétique d'un Didier Drogba. Un dilemme qui aura atteint son paroxysme en quart de finale de Ligue des Champions face à Manchester United (0-1 ; 1-2).

Le révélateur européen


A cette occasion, Ancelotti s'est totalement discrédité en alignant vaille que vaille le champion du monde espagnol quitte à ce que ce soit au détriment de son bélier ivoirien comme lors du match retour que les Blues devaient pourtant impérativement gagner. Il y a deux types d'erreurs : les plus subtiles que tout le monde constate après les faits, les grossières que tout le monde pointe avant les faits et puis les pachydermiques que l'on ne sait plus où ranger tellement elles sont énormes d'absurdité. Oui, en laissant Drogba sur le banc, Ancelotti a tourné le dos au bon sens le plus élémentaire. Lui l'Italien biberonné au sacchisme, architecte ensuite du fameux 4-3-2-1 (le fameux “arbre de Noël” avec Kaka et Seedorf derrière Inzaghi) vainqueur de la C1 en 2007 après avoir enlevé celle de 2003 dans un bon vieux 4-4-2 des familles, bref un maître tacticien qui avait toujours mis à genoux sir Alex Ferguson en personne. Avant que ses faiblesses humaines n'aient raison de ses responsabilités et tout rapprochement avec les déboires actuels d'un politicien en goguette à New-York seraient fortuits.

Pourtant, à bien y regarder, le bilan d'Ancelotti n'a rien d'infamant, entre le doublé Cup-Championnat l'an dernier et une solide deuxième place cette saison. Mais voilà, ses deux naufrages européens lui auront été fatals comme ils avaient été létaux pour Mourinho (deux éliminations en demie de C1) ou Grant (échec en finale). Abramovitch est russe, pas anglais, la Premier League ne lui suffit pas. Avis donc au successeur de l'entraîneur transalpin à Londres : une victoire en Ligue des Champions est vivement recommandée tout en appliquant les directives “sportives” du boss. Vous avez dit mission impossible ? Oui, à ce compte-là, la galerie funèbres des techniciens sacrifiés pour cette cause risque de s'allonger bien au-delà de Carlo Ancelotti...

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