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Amiens, la ligue des 22 justiciers

Relégué en Ligue 2 à l’arrêt des championnats, le club picard et son président Bernard Joannin sont devenus de véritables bêtes médiatiques. Facebook live, conférence de presse, pétition, saisie du tribunal administratif... Amiens fait « all-in » , tel Patrick Bruel sur une table de poker à Vegas. Même Cauet et Jean-Pierre Pernaut s’en mêlent, le second militant pour une Ligue 1 à 22 équipes. La ficelle picarde ne veut pas se laisser dévorer toute crue, mais a-t-elle de bons arguments pour s’agiter ainsi ?

Autant Amiens se démène tel un lion en cage – qui n’a jamais voulu sauver sa tête, en montant à l’échafaud ? –, autant la manière interroge. « J’adore régler les choses en interne » , prônait ce mardi matin le président Bernard Joannin, attablé dans l’un des salons du stade de la Licorne. Sauf qu’à première vue, c’est surtout sur la place publique que ça se démène. Facebook live, lancement d’une pétition en ligne (déjà presque 18 000 signatures), conférence de presse, saisie du tribunal administratif de Paris (qui devrait statuer d’ici peu sur un référé-suspension de la décision de la LFP)... Jamais le club picard n'a activé autant de sirènes. Autour du dirigeant lors de cette conf', la maire d’Amiens Brigitte Fouré (UDI), le président de l’agglomération Alain Gest, l’avocat du club Christophe Bertrand, le directeur sportif John Williams et l’entraîneur Luka Elsner. Tous en première ligne. Tous sur le front.



« La Picardie a été une région tellement envahie durant des siècles..., poursuit Bernard Joannin, façon Jon Snow dans Game of Thrones. Notre peuple picard a beaucoup souffert, et a fini par obtenir le Graal avec la Ligue 1. Là, on le lui retire pour une décision injuste, incohérente et infondée. Ce combat est important, pour nous. » L’agglomération et ses quinze millions d’euros investis sur les deux dernières années (notamment pour la pelouse du stade) y va de sa saillie, évoquant un championnat désormais « transformé en loterie » « Amiens, dans la Somme, n’est pas tout à fait convaincu que la décision de la FFF et de la LFP aurait été prise aussi vite si c’était un autre club concerné » . Entre les lignes, si Guingamp (club cher au président Noël Le Graët) ou Le Havre (de la ville du Premier ministre, Édouard Philippe) se serait retrouvé en pareille posture, le dossier relégation n’aurait pas été bouclé avec le même timing. Alain Gest n’en démord pas : « Si le championnat avait été arrêté cinq journées plus tôt, Amiens n’était pas 19e et ça aurait tout changé. »

« C’est comme si nous arrêtions un match à la 67e minute »


Les « si » qui servent davantage à refaire le monde que d’arguments à la barre des juridictions... Car s’il y a bien un fait établi, c’est le suivant : au moment où toutes les turbines ont été stoppées, la troupe de Luka Elsner vivotait avec 23 points et étirait sa série sans le moindre succès depuis seize rencontres (sept nuls, et neuf défaites). Avait-elle les épaules suffisamment larges pour s’extraire, lors des dix journées restantes, de la charrette ? « Absolument, rétorque le technicien slovène. Les écarts avec nos concurrents n’étaient pas considérables (Nîmes, barragiste, avait 27 points, N.D.L.R.). Nous aurions eu les occasions de nous en sortir, en affrontant des adversaires directs. Personne n’est capable de dire ce que ça aurait donné, mais mes garçons étaient prêts à aller au combat et il ne faut pas oublier que nous n’avons été relégables que durant six journées. »


« Nous étions en ordre de bataille, enfonce John Williams, le directeur sportif. Ne pas pouvoir s’exprimer sur un terrain pour un sportif, c’est ce qu’il y a de pire. Nous allions faire un finish, comme tous les ans. » L’avocat, Christophe Bertrand, sort la calculatrice : « Il restait 26% du championnat à disputer, c’est comme si nous arrêtions un match à la 67e minute. Lorsqu’une rencontre ne va pas à son terme, est-ce qu’on peut déclarer qu’il y a des perdants ? » « Après 28 journées, réplique le président, ce n’est pas révélateur de la véritable performance des équipes. » Tout de même un peu, non ? « Quand nous sommes montés en Ligue 2, c’était à la dernière journée. Idem pour l’accession en Ligue 1. L’année dernière, on a décroché le maintien sur le dernier match, le fighting spirit picard existe. »

22, v’la les Picards


Tout comme l’humanité, la solidarité, la justice, les grands mots circulant partout à la Licorne. Où le seul horizon acceptable est celui d’une Ligue 1 à 22 équipes avec Toulouse « et un principe à quatre descentes en 2021 » , martèle le président Joannin. Lequel a le vent dans le dos, niveau soutiens (Gérard Houllier, Laurent Blanc, Antoine Kombouaré, Rolland Courbis...). Même Jean-Pierre Pernaut himself a lâché les reportages du 13h sur la réouverture de la pêche pour monter au créneau. L’animateur de radio Cauet aussi. « Jean-Pierre Pernaut est une réelle personnalité, dixit Bernard Joannin. Si notre combat n’était pas juste, il ne serait pas venu. » Mais le feuilleton amiénois, accompagné surtout d’agitation de l’opinion publique et « de requêtes de 45 pages » d’après l’avocat, ne semble pas suffisamment parvenir aux oreilles des autres présidents de Ligue 1. Ni de la Ligue, qui ne s’est pas encore entretenue avec le club, ni de la Fédération. Toulouse, dans le même cas de figure « et qui a aussi déposé une requête » d’après le président amiénois, a décrété le silence radio. Tout comme plusieurs autres formations sollicitées. Dans le Rhône, Jean-Michel Aulas a signé la pétition amiénoise uniquement contre l’arrêt des championnats, pas en faveur de la Ligue 1 à 22.



Le président picard, lui, « respecte les opinions des uns et des autres » , mais « pense qu’il ne faut laisser personne au bord de la route » . Personne, sauf ceux qui pourraient vous « piquer » un peu d’argent. Parce qu’une Ligue 1 à 22, c’est une répartition des droits TV moins élevée pour chaque club alors que chacun doit percevoir à part égale les 400 millions d’euros supplémentaires pour la diffusion du championnat la saison prochaine (soit un total de 1,153 milliard d’euros). À vingt équipes, cela représente vingt millions par club. À 22 équipes, le chèque sera amputé de deux millions d’euros. « Notre combat est juste, achève Bernard Joannin. On nous contraint à nous battre, à aller en justice. Quel gâchis, que de temps perdu... » Un temps qui va rapidement s’avérer précieux à Amiens, si les procédures s’enchaînent (le Conseil d’État pourrait être saisi, si la requête au tribunal administratif est retoquée). Parce que si la Ligue 2 est confirmée, il faudra être en mesure de remettre en ordre un autre plan de bataille pour retrouver la Ligue 1 et reconstruire un effectif qui risque de s’émietter. Et cette fois, on résoudra tout sur le terrain. Pas sur Facebook, ni devant le juge.

Par Florent Caffery, à Amiens Photos Manon Cruz
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