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Amérique Latine

Dernier message de la page précédente, posté par Maoi
le 24/07/2019 à 01:13
Si un ultra cultivé est entrain de regarder River/Cruzeiro avec la Fox Argentina, c'est possible d'avoir le no, du co-commentateur ?

Le mec m’impressionne par sa qualité d'analyse en temps réel d'une phase de jeu ! Le mec est un algorithme vivant !

Sinon, je suis preneur pour les noms de commentateurs Fox Argentine, j'ai cherché je trouve pas vraiment mon bonheur... Je ferais le taff de recherche par rapport à la voix pour le retrouver !

Abrazo ;)
Réponse de Alceste Poquelin
le 24/07/2019 à 02:00
Je sais pas si c'est lui mais en tapant "commentateur fox argentina football" sur youtube, il m'a sorti ça.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Juan_Pablo_Varsky
Réponse de Italia90
le 24/07/2019 à 02:05
Message posté par Alceste Poquelin
Je sais pas si c'est lui mais en tapant "commentateur fox argentina football" sur youtube, il m'a sorti ça.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Juan_Pablo_Varsky


J'ai tapé "fox argentine", j'ai eu la page wiki du renard gris d'Amérique du Sud...très joli remarque.
Réponse de Maoi
le 24/07/2019 à 03:16
Message posté par Alceste Poquelin
Je sais pas si c'est lui mais en tapant "commentateur fox argentina football" sur youtube, il m'a sorti ça.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Juan_Pablo_Varsky


Message posté par Alceste Poquelin
Je sais pas si c'est lui mais en tapant "commentateur fox argentina football" sur youtube, il m'a sorti ça.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Juan_Pablo_Varsky


P*tain je crois que t'es un champion champion !! La voix est trèèèès ressemblante ! Cimer ;)

@Italia, ouais aussi en cherchant de la sorte avec Google et Wiki je suis tombé sur des trucs rien à voir mais jolis ! (ou d'autres moins tout public^^)
Réponse de Alceste Poquelin
le 03/08/2019 à 13:53
"Lionel Messi a ainsi écopé d’une suspension de trois mois en sélection, ainsi que d’une amende de 50.000 dollars"

http://www.footmercato.net/autre-champi … ssi_260193
Réponse de Alceste Poquelin
le 03/08/2019 à 17:04


C'est quand même autre chose que par chez nous. Je veux bien que les fumis ça aide à avoir de l'ambiance, mais avoir des groupes de supp qui peuvent chier des textes, ça aide aussi pas mal.
Ce message a été modifié.
Réponse de sainté
le 04/08/2019 à 23:51


y'a la même a boca^^ vécu en direct live en platea alta (au dessus de la doce) un jour de février 2015 contre des uruguayens j'en ai encore des frissons en l'écrivant...le stade bougeait tremblait, le gars à côté de moi ressentait les chants vivait les chants..comme si le chant était vivant je ne m'en suis toujours pas remis!!

https://www.youtube.com/watch?v=dd0YSpiT8TI

à la même époque dans les travées de boca se chantait ce chant rendu célèbre 1 an après par les supporters argentins au Brésil et bien sur réadapté!!
ce chant je l'ai chanté devant la bombonera et m'a fait rentré en popular avec de jeunes fous^^

https://www.youtube.com/watch?v=jknicB1UXLQ
Réponse de sainté
le 04/08/2019 à 23:55
me manque newell's, la guardia imperial du racing et independiente se sera pour l'année prochaine^^
Réponse de sainté
le 05/08/2019 à 00:03
Message posté par Alceste Poquelin
C'est quand même autre chose que par chez nous. Je veux bien que les fumis ça aide à avoir de l'ambiance, mais avoir des groupes de supp qui peuvent chier des textes, ça aide aussi pas mal.


pourtant ils font comme pas mal d'européens ils adaptent des chants populaires de chez eux mais y'a pas de filtre il y a une passion encrée en eux qui en fait un peuple sans raison^^
effectivement toutes les tribunes sont concernées de 7 a 77 ans l'abuela ou le petit chantent et cris des "concha des tu madre" sans discontinuer!!
Réponse de sainté
le 05/08/2019 à 02:12
t'inquiètes je l'ai fais san lorenzo^^ comme rosario central godoy cruz et d'autres et j'ai pas été fan du monumental
Réponse de So-Frites
le 13/08/2019 à 10:34
L'Argentin José Luis Brown est mort…
Buteur en Finale de la CDM 86 contre l'Allemagne, je me souviens de son passage au Brest Armorique du fameux Yvinec!
Réponse de gil morrissao roland larque
le 13/08/2019 à 13:39
Il a marqué en faisant du saute mouton sur Diego! sur un coup franc de Burruchaga.
Dans capitaine Tsubada les jumeaux aurait peut être mieux fait d'améliorer le saute mouton à comme lui plutôt que des techniques compliqués.
Réponse de sainté
le 13/08/2019 à 19:25
ha mince merci de l'info le corse^^ putain le jour où les peronistes gagnent les primaires où du coup le peso s'effondre et où l'argentine reprend un cycle infernal tout es lié
putain de maladie de merde a 62 piges...effectivement sa tête est toujours dans ma cabeza^^ (comme beaucoup d'image de cette coupe du monde 86 vive l'enfance)

il sera dans le wagon des mondialistes de 86 qui debarquent du côté de la fin de la terre sacré yvinec^^

bel hommage du côté de lucarne opposée

https://lucarne-opposee.fr/index.php/cu … gladiateur
Réponse de Alain Proviste
le 13/08/2019 à 20:05
Ah putain José Luis Brown ! Sa tête face à la RFA est l'un de mes tout premiers souvenirs de foot avec le but du siècle, la main de Dieu, le péno de Luis, le but de Careca ou le quadruplé d'El Buitre contre le Danemak...
Il n'avait pas la classe des plus grands DC argentins de l'histoire (les Roberto Perfumo, José Luis Delgado, Daniel Passarella ou plus tard Roberto Ayala) et n'était même pas le meilleur défenseur argentin de sa génération (moins fort qu'un Ruggeri par exemple), pourtant il aura connu une belle carrière, avec en point d'orgue deux grands moments : son Mondial 86 donc, où il supplée au pied levé Passarella avec le succès que l'on sait, et puis ses premières années avec le grand Estudiantes du début 80's.
C'est à ce moment-là qu'il se révèle, s'imposant comme un cadre important de Bilardo et de l'équipe du bicampeonato (82 et 83). Une période qui lui vaudra de garder la confiance éternelle d'El Doctor, y compris après son passage à vide suivant son retour de Medellin.
Pas un immense technicien et pas le meilleur relanceur mais un défenseur solide, robuste, souvent bien placé, doté d'un excellent jeu de tête et d'une très bonne finition (il marquait pas mal en club), et surtout le genre de mec avec qui on pouvait partir à la guerre. Rip El Tata ! :'(
Réponse de sainté
le 13/08/2019 à 20:31
he ben tu as mis du temps à intervenir^^
Réponse de Alain Proviste
le 13/08/2019 à 22:11
Message posté par sainté
he ben tu as mis du temps à intervenir^^


Héhé oui désolé, je suis un peu en dilettante en ce moment. ;) Et comme je suis en vacances, ça va pas trop s'arranger ces prochaines semaines. Rdv début septembre pour une présence plus assidue... si je retrouve la motivation que j'avais un peu perdue (un peu lassé des brèves écrites avec les pieds et des trolls et débats bidons parlant de tout sauf de foot).
Réponse de Alceste Poquelin
le 02/09/2019 à 21:22
Ocampos forfait avec l'Albi. Moche pour lui.
Réponse de strover
le 05/09/2019 à 22:41
Message posté par Alceste Poquelin
Ocampos forfait avec l'Albi. Moche pour lui.


C'était moche de le voir sélectionné.
Réponse de Alceste Poquelin
le 05/09/2019 à 22:54
C'est sur que les joueurs sélectionnés habituellement sont tellement irréprochables et d'un niveau tellement supérieur...
Réponse de sox75
le 08/09/2019 à 00:05
Message posté par strover
C'était moche de le voir sélectionné.

C'est clair que c'était ... étonnant ! Il n'a rien à y faire. Même si Scaloni a pour le coup ratissé très large, tout en étant privé de ses meilleurs éléments. Et puis ce sont des matchs amicaux, c'était l'occasion. Même si ça apparaissait plus par défaut qu'autre chose. Je ne sais pas ce qu'un Ocampos, certes brave joueur, peut apporter. Au contraire, tu ne fais rien évoluer avec lui. Et il y a bien meilleur.

D'ailleurs, le souci n'est pas la qualité individuelle des mecs devant. Ni même leur attaque. L'Argentine des dernières années est définitivement une équipe frustrante. C'est un énorme gâchis. Mais il y a tellement à revoir. Souhaitons à Scaloni d'y arriver mais j'en doute. Et le boulot, sur et en dehors du terrain, bonne chance à lui. Ca dépend tellement des joueurs. J'y croirai toujours, cette impression qu'ils leur manquent à la fois peu pour que ça se mette en place. Et pourtant ... Mais j'aime bien les voir jouer. Juste grisant.

Par contre le Chili, tristesse pour une équipe si forte il n'y a encore pas si longtemps. La magie est passée. C'est devenu une équipe assez méchante. Agressive dans le mauvais sens. Bref, pas terrible cet amical et ce 0 0 entre les deux équipes. Et puis dans un stade quasi vide ...

Colombie Brésil était bien plus intéressant à suivre. La différence avec les deux équipes citées plus haut, c'est quand même autre chose. Les Colombiens, faut pas trop en attendre niveau résultats mais on s'ennuie pas généralement avec eux. Et puis Neymar a rejoué, plutôt bien, enfin. A voir si ça tient.
Réponse de sainté
le 09/09/2019 à 09:33
je sais vous allez me traiter d’idolâtre lol mais regardez ça

https://www.lequipe.fr/Football/Actuali … ta/1057199
Réponse de Alain Proviste
le 09/09/2019 à 22:42
Bon papier de Thomas Goubin sur l'Argentine U20 championne du monde juniors en 79, l'inoubliable et magnifique équipe menée par les deux grands espoirs du foot argentin de la fin 70's, Diego Maradona et Ramon Diaz :
https://www.eurosport.fr/football/coupe … tory.shtml
Réponse de sainté
le 09/09/2019 à 23:38
merci alain il est top ce papier, quand même surprenant que menotti veuille absolument coacher les jeunes après 78.. il devait avoir une idée derrière la tête pour 82^^
en tous cas pour les jeunes qui dénigres à longueur de forum maradona qu'ils lisent ce qu'en disent ses coéquipiers de l'époque... ok il est partis en vrille après sa carrière mais il était déjà et sera incroyable!!
Réponse de Alain Proviste
le 10/09/2019 à 01:06
@sainté, je comprends qu'on puisse avoir quelques réticences sur le Maradona entraîneur, par contre ceux qui dénigrent le personnage et sa carrière globale (et donc le joueur) sont ceux qui ne l'ont jamais vu jouer en direct, je pense.
Je n'aime pas comparer les joueurs ayant évoluer à des époques différentes (ça n'a pas trop de sens tant les contextes changent) mais une chose est sûre : moi qui ai découvert le foot au milieu des 80's - et n'ai donc pas connu les Di Stefano, Puskas, Garrincha, Pelé et Cruyff -, Maradona est sans conteste celui qui m'a le plus impressionné et subjugué. Je ne sais pas qui est le meilleur et je reconnais que les Ronaldo, Zidane, Ronaldinho et surtout Messi sont des footballeurs extraordinaires mais aucun joueur ne m'a donné une telle impression de supériorité et de facilité que Diego ! Dans ses meilleurs moments (évidemment le Mondial 86 mais aussi sa période 86-90 au Napoli et certains matchs des CDM 90 et 94), il était absolument injouable...
Réponse de sainté
le 10/09/2019 à 01:28
@alain merci merci et encore merci^^ je savais que je trouverais en toi un soutien non négligeable... le problème c'est qu'ici nous sommes en terrain conquis on va dire entre gens raisonnables et connaisseurs.
le problème se situe sur le site et dans les brèves, nous devrions intervenir dans les brèves où il est question du pibe de oro où des fous décérébrés parlent à tort et à travers, je suis un poil sévère mais y'a de quoi devenir dingue en lisant certaines choses.
je le trouve énorme moi à sa deuxième saison au napoli, époque ou ferlaino n'a pas encore construit la super équipe, où il porte quasi à lui tout seule l’équipe à la seconde place...
Réponse de Alain Proviste
le 10/09/2019 à 01:48
Message posté par sainté
je le trouve énorme moi à sa deuxième saison au napoli, époque ou ferlaino n'a pas encore construit la super équipe, où il porte quasi à lui tout seule l’équipe à la seconde place...


On est d'accord ! Et même pour la saison du premier Scudetto, Maradona porte en grande partie l'équipe vers le titre (même s'il était pas trop mal entouré devant avec Carnevale et Giordano). Mais la grosse équipe du Napoli, c'est vraiment à partir des saisons 87-88 et 88-89 avec les arrivées successives de Careca et Alemão. Ah ce duo Maradona-Careca... Hormis Caniggia, je crois qu'aucun attaquant n'a été aussi complémentaire de Diego que le Brésilien.
Réponse de sox75
le 10/09/2019 à 13:14
Message posté par Alain Proviste
Bon papier de Thomas Goubin sur l'Argentine U20 championne du monde juniors en 79, l'inoubliable et magnifique équipe menée par les deux grands espoirs du foot argentin de la fin 70's, Diego Maradona et Ramon Diaz :
https://www.eurosport.fr/football/coupe … tory.shtml

Article qui fait écho aux nombreux écrits en Argentine, pour fêter le titre, 40 ans après.
https://www.ole.com.ar/seleccion/equipo … pfqb5.html
https://www.ole.com.ar/seleccion/40-ano … 6SlVh.html
Réponse de sox75
le 10/09/2019 à 13:27
Message posté par sainté
merci alain il est top ce papier, quand même surprenant que menotti veuille absolument coacher les jeunes après 78.. il devait avoir une idée derrière la tête pour 82^^
en tous cas pour les jeunes qui dénigres à longueur de forum maradona qu'ils lisent ce qu'en disent ses coéquipiers de l'époque... ok il est partis en vrille après sa carrière mais il était déjà et sera incroyable!!

Ah Menotti et 78 ... Le groupe qu'il monte, il le fait sans les joueurs de Boca et River. Avec des mecs d'autres clubs, joueurs qu'on retrouvera pendant pas mal de temps après. En 78, il se base sur ce groupe solidaire, avec en son sein quelques très bons joueurs mais pas tous les meilleurs. Dont l'absence de Maradona, Alonso, Bochini.

La suite, on la connait, un parcours jusqu'à la finale très poussif, dont le fameux match contre le Pérou, qu'on a toujours considéré comme arrangé. Mais une belle finale malgré tout.

Comme quasiment tous les mecs qui ont vu jouer le Brésil 70, il était fasciné par ce style de jeu. S'occuper des jeunes et de la belle génération d'Argentine, c'était quelque chose d'assez naturel à mon avis pour lui. En 78, il a un bon groupe mais pas vraiment le style de jeu qu'il souhaitait. Et en 79, il a pu se faire plaisir. Avec un Maradona en route pour la gloire.
Réponse de sox75
le 10/09/2019 à 13:34
Message posté par Alain Proviste
@sainté, je comprends qu'on puisse avoir quelques réticences sur le Maradona entraîneur, par contre ceux qui dénigrent le personnage et sa carrière globale (et donc le joueur) sont ceux qui ne l'ont jamais vu jouer en direct, je pense.
Je n'aime pas comparer les joueurs ayant évoluer à des époques différentes (ça n'a pas trop de sens tant les contextes changent) mais une chose est sûre : moi qui ai découvert le foot au milieu des 80's - et n'ai donc pas connu les Di Stefano, Puskas, Garrincha, Pelé et Cruyff -, Maradona est sans conteste celui qui m'a le plus impressionné et subjugué. Je ne sais pas qui est le meilleur et je reconnais que les Ronaldo, Zidane, Ronaldinho et surtout Messi sont des footballeurs extraordinaires mais aucun joueur ne m'a donné une telle impression de supériorité et de facilité que Diego ! Dans ses meilleurs moments (évidemment le Mondial 86 mais aussi sa période 86-90 au Napoli et certains matchs des CDM 90 et 94), il était absolument injouable...

Bien évidemment. Diego, il avait 20 ans d'avance sur tout le monde. Il savait tout faire. C'est le joueur ultime. Ce que font les mecs maintenant, lui le faisait déjà. Et je dirais même qu'il faisait des trucs qu'on voit presque plus. Tout comme l'influence qu'il avait sur ses coéquipiers, on a rarement vu ça. Plus que tous les plus grands encore. Et ce n'est pas peu dire.

Les plus grands joueurs de ce sport ont une influence incroyable sur l'équipe. C'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait souvent. Et il y en a peu.

Maradona est incomparable. Y a Pelé et puis y a lui. Le reste, c'est et ce sera toujours un cran en dessous. Mais là on est dans les sommets.
Ce message a été modifié.
Réponse de Alain Proviste
le 10/09/2019 à 14:40
Message posté par sox75
Ah Menotti et 78 ... Le groupe qu'il monte, il le fait sans les joueurs de Boca et River. Avec des mecs d'autres clubs, joueurs qu'on retrouvera pendant pas mal de temps après. En 78, il se base sur ce groupe solidaire, avec en son sein quelques très bons joueurs mais pas tous les meilleurs. Dont l'absence de Maradona, Alonso, Bochini.

La suite, on la connait, un parcours jusqu'à la finale très poussif, dont le fameux match contre le Pérou, qu'on a toujours considéré comme arrangé. Mais une belle finale malgré tout.

Comme quasiment tous les mecs qui ont vu jouer le Brésil 70, il était fasciné par ce style de jeu. S'occuper des jeunes et de la belle génération d'Argentine, c'était quelque chose d'assez naturel à mon avis pour lui. En 78, il a un bon groupe mais pas vraiment le style de jeu qu'il souhaitait. Et en 79, il a pu se faire plaisir. Avec un Maradona en route pour la gloire.


Sans les mecs de Boca en effet (alors que Boca avait pourtant fait le doublé Libertadores-Coupe Intercontinentale), par contre Menotti avait bien sélectionné plusieurs joueurs de River dans son groupe : Fillol, Passarella, Luque, Ortiz et Beto Alonso qui était bien présent mais qui fut remplaçant et joua un rôle mineur dans le sacre (d'où ta méprise peut-être). ;)
En fait, l'amiral Carlos Alberto Lacoste, proche de Videla et chargé de l'organisation de la Coupe du monde, était un hincha de River et selon la rumeur, avait donc poussé Menotti à convoquer Beto Alonso plutôt que Bochini. En tout cas, c'est la version qu'avance Bochini pour expliquer son éviction des 22.
Le plus curieux, c'est que l'Argentine disposait à l'époque de trois n°10 de classe mondiale (Maradona, Bochini et Beto Alonso) et qu'au final, elle a remporté le Mondial 78 avec deux d'entre eux à la maison et le troisième sur le banc, Menotti ayant aligné Kempes (magnifique joueur mais plus un attaquant qu'un pur meneur de jeu) dans un rôle hybride de 10/9,5 : décalé un peu sur la gauche, Kempes avait plus ou moins en charge l'organisation du jeu avec Ardiles et Bertoni (aligné sur l'aile droite) et se trouvait aussi souvent à la finition mais placé un cran plus bas que Luque qui était le véritable 9 de l'Albiceleste.
Ce message a été modifié.
Réponse de Alain Proviste
le 10/09/2019 à 14:43
Message posté par sox75
Bien évidemment. Diego, il avait 20 ans d'avance sur tout le monde. Il savait tout faire. C'est le joueur ultime. Ce que font les mecs maintenant, lui le faisait déjà. Et je dirais même qu'il faisait des trucs qu'on voit presque plus. Tout comme l'influence qu'il avait sur ses coéquipiers, on a rarement vu ça. Plus que tous les plus grands encore. Et ce n'est pas peu dire.

Les plus grands joueurs de ce sport ont une influence incroyable sur l'équipe. C'est d'ailleurs à ça qu'on les reconnait souvent. Et il y en a peu.

Maradona est incomparable. Y a Pelé et puis y a lui. Le reste, c'est et ce sera toujours un cran en dessous. Mais là on est dans les sommets.


Amen !
J'ai parfois l'impression que les gens ne se rendent pas bien compte de l'influence inégalable qu'avait Maradona sur ses coéquipiers, que ce soit avec l'Albiceleste ou le Napoli (et avant à Argentinos Juniors ou Boca). Idem pour Pelé à Santos d'ailleurs (et Di Stefano devait pas en être loin non plus avec le Real)...
Réponse de sox75
le 10/09/2019 à 15:03
Message posté par Alain Proviste
Sans les mecs de Boca en effet (alors que Boca avait pourtant fait le doublé Libertadores-Coupe Intercontinentale), par contre Menotti avait bien sélectionné plusieurs joueurs de River dans son groupe : Fillol, Passarella, Luque, Ortiz et Beto Alonso qui était bien présent mais qui fut remplaçant et joua un rôle mineur dans le sacre (d'où ta méprise peut-être). ;)
En fait, l'amiral Carlos Alberto Lacoste, proche de Videla et chargé de l'organisation de la Coupe du monde, était un hincha de River et selon la rumeur, avait donc poussé Menotti à convoquer Beto Alonso plutôt que Bochini. En tout cas, c'est la version qu'avance Bochini pour expliquer son éviction des 22.
Le plus curieux, c'est que l'Argentine disposait à l'époque de trois n°10 de classe mondiale (Maradona, Bochini et Beto Alonso) et qu'au final, elle a remporté le Mondial 78 avec deux d'entre eux à la maison et le troisième sur le banc, Menotti ayant aligné Kempes (magnifique joueur mais plus un attaquant qu'un pur meneur de jeu) dans un rôle hybride de 10/9,5 : décalé un peu sur la gauche, Kempes avait plus ou moins en charge l'organisation du jeu avec Ardiles et Bertoni (aligné sur l'aile droite) et se trouvait aussi souvent à la finition mais placé un cran plus bas que Luque qui était le véritable 9 de l'Albiceleste.

Merci de toutes ces précisions ! J'adore. J'avais souvenir qu'en 75 River avait refusé de libérer ses joueurs mais tu as bien raison, par la suite ils intégrèrent le groupe.

Et oui pour Alonso, il ne joua pas mais était bien présent. Tout comme Fillol fut préféré à Gatti. Et je me souviens bien du replacement plus bas sur le terrain de Kempes. C'est d'ailleurs avec ces quelques ajustements (Bertoni et Kempes en autre me semble) que l'équipe alla au bout.

J'ai quelques lacunes impardonnables alors que j'ai un (petit) faible pour River. Toujours un plaisir Alain, merci.
Ce message a été modifié.
Réponse de Alain Proviste
le 10/09/2019 à 16:29
De nada amigo, c'est toujours un plaisir de parler de foot sudam avec des connaisseurs et passionnés !
Effectivement, parmi les ajustements effectués par Menotti, il y a eu la titularisation de Daniel Bertoni sur l'aile droite, à partir du second tour... au détriment de René Houseman, titulaire lors des premiers matchs et pourtant plus talentueux à mon avis (selon moi le meilleur ailier droit argentin de l'histoire) mais moins discipliné et plus compliqué à intégrer à un schéma tactique précis.
De toute façon, sur ce coup-là, on ne peut pas accuser Menotti de parti pris ou de favoritisme car aucun coach ne connaissait (et n'appréciait) mieux Houseman qu'El Flaco : c'est sous ses ordres que Houseman a réalisé ses plus belles prestations, avec l'inoubliable Huracan 73 (l'un des plus beaux champions d'Argentine de l'histoire) et le fabuleux trio offensif qu'il formait sous le maillot d'El Globo avec Brindisi et Babington.
Mais rétrospectivement, la titularisation de Bertoni rend encore plus incompréhensible la non-convocation de Bochini car ces deux-là se trouvaient les yeux fermés à Independiente et constituaient l'une des doublettes offensives les plus complémentaires qu'ait connu le foot argentin - Independiente leur doit en grande partie ses succès des 70's, à commencer par la Coupe Intercontinentale 73 contre la Juve ou la légendaire finale 77 du championnat argentin face à Talleres (où le duo Bochini-Bertoni décroche une égalisation synonyme de titre au retour alors qu'El Rojo était réduit à 8 à un quart d'heure de la fin).
Bref, les vainqueurs ayant toujours raison, personne n'a plus reproché ensuite ses choix à Menotti...
Réponse de Fred Astaire
le 11/09/2019 à 19:31
Extrait du bouquin de Raymond Kopa, 1972:
(voir aussi sur les topics History et Real Madrid pour les intégrales)

Juger les grandes équipes sera plus facile que juger les grands joueurs.

Pour ce qui concerne les équipes nationales, je place en tout premier et loin devant, le BRESIL, de 1958 à 1970. Il y a peu de différence entre le Brésil de 1958 et celui d'aujourd'hui. Les hommes ont certes changé. Mais la manière es restée. Je pense pourtant qu'en Suède, les Brésiliens avaient une équipe supérieure, plus complète. Les champions du monde 70 ne valent pas ceux de 58, car ils sont moins complets. Leur défense est moins sûre. Leur attaque moins pétillante. Mais c'est le même football, le même style, la même inspiration. Un jeu à base d'intelligence, de précision, d'accélération, de temporisation. C'est ce football que j'aime, le football idéal, je peux dire que le Brésil a toujours incarné ma conception du football. Bien sûr, il y a des gens qui parlent surtout du physique des joueurs, de leur puissance, de leurs qualités d'athlètes. Et c'est vrai que les qualités physiques sont indispensables. Un très bon technicien, même s'il n'est pas en bonne condition physique, arrivera toujours à s'en sortir. Mais s'il met une une bonne condition physique au service de sa technique, alors ça donnera un joueur exceptionnel. Pour moi, le footballeur idéal, c'est celui qui a une très bonne technique, de l'intelligence et à la fois une bonne condition physique, et surtout des qualités de caractère. Il faut qu'il apporte de la volonté, de la passion. Tous les grands joueurs que j'ai approchés étaient avant tout des passionnés. Si on n'a pas cette flamme, on ne dure pas, on ne fait pas long feu, si je peux me permettre ce jeu de mot.
Réponse de sox75
le 12/09/2019 à 12:21
Message posté par Alain Proviste
avec l'inoubliable Huracan 73 (l'un des plus beaux champions d'Argentine de l'histoire) et le fabuleux trio offensif qu'il formait sous le maillot d'El Globo avec Brindisi et Babington.
Mais rétrospectivement, la titularisation de Bertoni rend encore plus incompréhensible la non-convocation de Bochini car ces deux-là se trouvaient les yeux fermés à Independiente et constituaient l'une des doublettes offensives les plus complémentaires qu'ait connu le foot argentin - Independiente leur doit en grande partie ses succès des 70's, à commencer par la Coupe Intercontinentale 73 contre la Juve ou la légendaire finale 77 du championnat argentin face à Talleres (où le duo Bochini-Bertoni décroche une égalisation synonyme de titre au retour alors qu'El Rojo était réduit à 8 à un quart d'heure de la fin).

Les années 70 jusqu'à mi années 80, c'est l'âge d'or du football sud américain. Y avait tellement de joueurs, de clubs et même au niveau national, entre autre le Brésil, c'était dingue. Même mondialement, c'était une magnifique période.

Tu fais bien de rappeler Huracan 73 ainsi que ce fameux match entre Tallares et Independiente, effectivement, c'est la légende. On parle toujours de Boca et de River mais on oublie le nombre de clubs de dingue que compte l'Argentine.

Deux liens sur ce match.
https://www.youtube.com/watch?v=vuO-yEiXIWg
https://www.youtube.com/watch?v=2we3pBcEoUY
Réponse de sox75
le 12/09/2019 à 12:37
Message posté par Fred Astaire
Pour ce qui concerne les équipes nationales, je place en tout premier et loin devant, le BRESIL, de 1958 à 1970. Il y a peu de différence entre le Brésil de 1958 et celui d'aujourd'hui. Les hommes ont certes changé. Mais la manière es restée. Je pense pourtant qu'en Suède, les Brésiliens avaient une équipe supérieure, plus complète. Les champions du monde 70 ne valent pas ceux de 58, car ils sont moins complets. Leur défense est moins sûre. Leur attaque moins pétillante. Mais c'est le même football, le même style, la même inspiration. Un jeu à base d'intelligence, de précision, d'accélération, de temporisation.

Au Brésil, même encore maintenant, c'est effectivement celle de 58 qui est considérée comme la meilleure. Il y a cependant toujours un débat. 70, c'est la première coupe du monde en couleur. Retransmis dans beaucoup plus de pays. Des matchs et des gestes sublimes. Et puis Pelé, Jairzinho, Tostao, Gerson, Rivelino, Carlos Alberto, Clodoaldo, c'est clair que ça envoyait du rêve.

Mais 58, c'est un 424 hallucinant. Pelé et Garrincha titulaires contre l'URSS, les fameuses trois minutes de légende où les soviétiques se sont demandés ce qui leur arrivait. C'est le football total avant l'heure, bien avant l'Ajax. Et puis le rôle des latéraux, on avait jamais vu ça en europe. Quand tu penses que maintenant on te dit que le poste de latéral a évolué... Mais en 58, les brésiliens, c'était déjà ce qu'on voit actuellement. Zagallo, Vava, Pelé, Garrincha en attaque, Didi en meneur, Gilmar au but, De Sorti, les deux Santos en latéraux. Que des monstres.

Le Brésil 58,70, les Pays bas 74, c'est le top 3 des équipes de la coupe monde.
Réponse de Fred Astaire
le 12/09/2019 à 13:12
Message posté par sox75
Au Brésil, même encore maintenant, c'est effectivement celle de 58 qui est considérée comme la meilleure. Il y a cependant toujours un débat. 70, c'est la première coupe du monde en couleur. Retransmis dans beaucoup plus de pays. Des matchs et des gestes sublimes. Et puis Pelé, Jairzinho, Tostao, Gerson, Rivelino, Carlos Alberto, Clodoaldo, c'est clair que ça envoyait du rêve.

Mais 58, c'est un 424 hallucinant. Pelé et Garrincha titulaires contre l'URSS, les fameuses trois minutes de légende où les soviétiques se sont demandés ce qui leur arrivait. C'est le football total avant l'heure, bien avant l'Ajax. Et puis le rôle des latéraux, on avait jamais vu ça en europe. Quand tu penses que maintenant on te dit que le poste de latéral a évolué... Mais en 58, les brésiliens, c'était déjà ce qu'on voit actuellement. Zagallo, Vava, Pelé, Garrincha en attaque, Didi en meneur, Gilmar au but, De Sorti, les deux Santos en latéraux. Que des monstres.

Le Brésil 58,70, les Pays bas 74, c'est le top 3 des équipes de la coupe monde.

Je mettrais la Hongrie 54 tout en haut !

Un article de l'Equipe magazine, paru à la veille de la coupe du monde 98.

"La Seleçao de tous les temps"

"A l'initiative du magazine brésilien "Placar", 64 personnalités, des journalistes sportifs, des joueurs étrangers et d'anciens entraîneurs de la Seleçao, ont élu les onze plus grands joueurs à avoir porté le mythique maillot jaune."

Pelé, le roi
Gilmar, la muraille
Domingo da Guia, le maître divin
Didi, le prince
Djalma Santos, l'homme d'acier
Nilton Santos, l'encyclopédie
Gerson, le cerveau
Zizinho, le maître
Carlos Alberto, le patron
Leonidas, le diamant noir
Garrincha, l'oiseau de feu

Je me permets de matérialiser ce onze (avec 6 joueurs de 58-62):


--------- Pelé -------- Leonidas -------- Garrincha ------
------------ Zizinho ------------- Didi --------------
----------------------- Gerson ----------------------
-- Nilton Santos -- Domingo da Guia -- Carlos Alberto -- Djalma Santos ----
----------------------- Gilmar ----------------------------------

Et j'en profite pour rajouter mon onze post 82, qui a déjà eu l'assentiment d'Alain:


--------- Ronaldinho ------- Romario -------- Ronaldo ------
--------------- Zico -------------------- Socrates --------------
---------------------------- Falcao ----------------------
-- Roberto Carlos ----- Aldair ----- Lucio ------ Cafu ----
---------------------------- Taffarel ----------------------------------
Ce message a été modifié 5 fois.
Réponse de Alain Proviste
le 13/09/2019 à 03:41
Message posté par sox75
Les années 70 jusqu'à mi années 80, c'est l'âge d'or du football sud américain. Y avait tellement de joueurs, de clubs et même au niveau national, entre autre le Brésil, c'était dingue. Même mondialement, c'était une magnifique période.

Tu fais bien de rappeler Huracan 73 ainsi que ce fameux match entre Tallares et Independiente, effectivement, c'est la légende. On parle toujours de Boca et de River mais on oublie le nombre de clubs de dingue que compte l'Argentine.

Deux liens sur ce match.
https://www.youtube.com/watch?v=vuO-yEiXIWg
https://www.youtube.com/watch?v=2we3pBcEoUY


Merci pour les liens, sox !

Sinon petite précision par rapport à ton com (tu vas dire que je chipote mais bon tant pis, c'est le but du forum ^^).
A propos du foot sudam dans les 70's, globalement je suis d'accord avec toi - en particulier pour l'Argentine et le Pérou qui voient tous deux éclore une génération dorée - mais je nuancerais un peu pour le Brésil.
Pour moi, le véritable âge d'or du foot brésilien, ce serait plutôt les 60's, avec un revival dans les 80's (jusqu'en 86) incarné par la Seleçao de Telê Santana et le Flamengo de Zico, Junior et Leandro.
Pour être plus précis, quand je parle des 60's, c'est pour évoquer la période de référence 58-70 bornée par les titres mondiaux mémorables des deux plus grandes équipes nationales de l'histoire. C'est l'ère des trois CDM du Brésil, des grands joueurs sortis à la pelle (je vous épargne la liste), du fameux 4-2-4 brésilien qui dévaste tout sur son passage, de la révolution des latéraux offensifs symbolisée par Nilton Santos et Djalma Santos, et puis des grands clubs brésiliens qui enchantent les spectateurs du monde entier, que ce soit en Libertadores ou lors des tournées de matchs amicaux en Europe. Parmi ces équipes inoubliables, la première est naturellement le Santos de Pelé, Pepe, Coutinho, Gilmar, Zito, Mauro Ramos, Mengalvio, Dorval, etc (que je considère aujourd'hui encore comme l'une des meilleures équipes de club de tous les temps), qui rafle tout durant cette décennie, avec notamment ses deux fabuleux doublés consécutifs Libertadores-Coupe Intercontinentale en 62 et 63. Il faut aussi citer le Botafogo de Garrincha, Didi, Nilton Santos, Zagallo, Quarentinha, Amarildo (qui forme l'ossature du Brésil 62), puis des Gerson, Jairzinho et Paulo Cesar, le Cruzeiro de Tostão et Dirceu Lopes ou encore le Palmeiras de Julinho, Vava et Djalma Santos et plus tard celui d'Ademir da Guia, Dudu et Tupãzinho.

A contrario, les années 70 sont une période plus contrastée pour le foot brésilien, notamment pour la Seleçao. Alors bien sûr, tout dépend où on situe le Brésil 70 : sur le plan temporel, on est déjà dans la décennie 70 évidemment, mais footballistiquement parlant, je dirais que le sacre du Mondial 70 est un peu l'apothéose du jeu brésilien des 60's (on est dans la continuité du travail mené par João Saldanha et Zagallo)... et aussi paradoxalement son chant du cygne. Car ensuite, le Brésil s'est renié lors des CDM 74 et 78 en pratiquant un jeu "à l'européenne" plus pragmatique, plus défensif et surtout contre nature (même si au niveau comptable, c'était pas si mauvais).
La grosse difficulté, ça a été de gérer l'après-Pelé à partir de 71. Bien sûr, le Brésil a continué à produire des grands joueurs mais Rivelino et Jairzinho, qui étaient censés prendre les clés de la Seleçao, ont eu du mal à assumer ce leadership et à faire le trait d'union entre leur génération des champions du monde 70 et la future grande génération des Zico, Falcão et Socrates.
Mais quand je parlais de décennie 70 contrastée, c'est aussi parce que les clubs brésiliens ont, eux, continué à faire parler d'eux. Si Santos et Botafogo se sont progressivement effacés, d'autres ont pris la relève : la mythique "Maquina Tricolor" de Fluminense, double champion carioca avec une équipe énorme (Rivelino, Narciso Doval, Dirceu, Carlos Alberto, Paulo Cesar, Edinho, Gil...), Cruzeiro vainqueur de la Libertadores 76 et passé tout proche du doublé l'année suivante, São Paulo mené par son génial meneur de jeu uruguayen Pedro Rocha qui atteint la finale de Libertadores 74, l'Internacional de Falcão et Figueroa, double champion du Brésil, l'Atletico Mineiro de Reinaldo, le petit poucet Guarani qui remporte le Brasileirão 78 grâce aux buts d'un certain Careca...

Bref, désolé je suis parti super loin alors que je voulais juste préciser un peu les choses pour cette histoire d'âge d'or du foot sudam. Mais je vais m'arrêter à cet exemple brésilien car si je commence à partir sur l'Argentine ou le Pérou des 70's ou sur le grand Peñarol des 60's, je suis encore là au lever du jour ! ;)
Réponse de sox75
le 19/09/2019 à 13:25
Message posté par Alain Proviste
Merci pour les liens, sox !

Sinon petite précision par rapport à ton com (tu vas dire que je chipote mais bon tant pis, c'est le but du forum ^^).
A propos du foot sudam dans les 70's, globalement je suis d'accord avec toi - en particulier pour l'Argentine et le Pérou qui voient tous deux éclore une génération dorée - mais je nuancerais un peu pour le Brésil.
Pour moi, le véritable âge d'or du foot brésilien, ce serait plutôt les 60's, avec un revival dans les 80's (jusqu'en 86) incarné par la Seleçao de Telê Santana et le Flamengo de Zico, Junior et Leandro.
Pour être plus précis, quand je parle des 60's, c'est pour évoquer la période de référence 58-70 bornée par les titres mondiaux mémorables des deux plus grandes équipes nationales de l'histoire. C'est l'ère des trois CDM du Brésil, des grands joueurs sortis à la pelle (je vous épargne la liste), du fameux 4-2-4 brésilien qui dévaste tout sur son passage, de la révolution des latéraux offensifs symbolisée par Nilton Santos et Djalma Santos, et puis des grands clubs brésiliens qui enchantent les spectateurs du monde entier, que ce soit en Libertadores ou lors des tournées de matchs amicaux en Europe. Parmi ces équipes inoubliables, la première est naturellement le Santos de Pelé, Pepe, Coutinho, Gilmar, Zito, Mauro Ramos, Mengalvio, Dorval, etc (que je considère aujourd'hui encore comme l'une des meilleures équipes de club de tous les temps), qui rafle tout durant cette décennie, avec notamment ses deux fabuleux doublés consécutifs Libertadores-Coupe Intercontinentale en 62 et 63. Il faut aussi citer le Botafogo de Garrincha, Didi, Nilton Santos, Zagallo, Quarentinha, Amarildo (qui forme l'ossature du Brésil 62), puis des Gerson, Jairzinho et Paulo Cesar, le Cruzeiro de Tostão et Dirceu Lopes ou encore le Palmeiras de Julinho, Vava et Djalma Santos et plus tard celui d'Ademir da Guia, Dudu et Tupãzinho.

A contrario, les années 70 sont une période plus contrastée pour le foot brésilien, notamment pour la Seleçao. Alors bien sûr, tout dépend où on situe le Brésil 70 : sur le plan temporel, on est déjà dans la décennie 70 évidemment, mais footballistiquement parlant, je dirais que le sacre du Mondial 70 est un peu l'apothéose du jeu brésilien des 60's (on est dans la continuité du travail mené par João Saldanha et Zagallo)... et aussi paradoxalement son chant du cygne. Car ensuite, le Brésil s'est renié lors des CDM 74 et 78 en pratiquant un jeu "à l'européenne" plus pragmatique, plus défensif et surtout contre nature (même si au niveau comptable, c'était pas si mauvais).
La grosse difficulté, ça a été de gérer l'après-Pelé à partir de 71. Bien sûr, le Brésil a continué à produire des grands joueurs mais Rivelino et Jairzinho, qui étaient censés prendre les clés de la Seleçao, ont eu du mal à assumer ce leadership et à faire le trait d'union entre leur génération des champions du monde 70 et la future grande génération des Zico, Falcão et Socrates.
Mais quand je parlais de décennie 70 contrastée, c'est aussi parce que les clubs brésiliens ont, eux, continué à faire parler d'eux. Si Santos et Botafogo se sont progressivement effacés, d'autres ont pris la relève : la mythique "Maquina Tricolor" de Fluminense, double champion carioca avec une équipe énorme (Rivelino, Narciso Doval, Dirceu, Carlos Alberto, Paulo Cesar, Edinho, Gil...), Cruzeiro vainqueur de la Libertadores 76 et passé tout proche du doublé l'année suivante, São Paulo mené par son génial meneur de jeu uruguayen Pedro Rocha qui atteint la finale de Libertadores 74, l'Internacional de Falcão et Figueroa, double champion du Brésil, l'Atletico Mineiro de Reinaldo, le petit poucet Guarani qui remporte le Brasileirão 78 grâce aux buts d'un certain Careca...

Bref, désolé je suis parti super loin alors que je voulais juste préciser un peu les choses pour cette histoire d'âge d'or du foot sudam. Mais je vais m'arrêter à cet exemple brésilien car si je commence à partir sur l'Argentine ou le Pérou des 70's ou sur le grand Peñarol des 60's, je suis encore là au lever du jour ! ;)

Désolé j'avais pas vu vos réponses. Non non tu ne chipotes pas.

Et concernant l'âge d'or du foot sud am des 70's, effectivement je faisais référence aux clubs en particulier. Et puis tout comme le jeu pratiqué, l'ambiance et l'émancipation autour. Qui portera ses fruits dans les 80's. Mais c'était une période à la fois très dure mais où les sociétés se battaient pour que les choses changent. Et le rapport au football, le football même pratiqué par les clubs étaient l'émanation de tout ça.

Et tu peux bien évidemment parler de l'Argentine et du Pérou dans les 70's, ça me va tout à fait au contraire.

Je n'ai jamais été un grand fan des Paulista et de São Paulo mais c'est vrai que Pedro Rocha était un meneur génial. J'adorais ce joueur.
Réponse de Fred Astaire
le 19/09/2019 à 13:41
Alain et Sox, je like vos posts !
Ce message a été modifié.
Réponse de Alain Proviste
le 20/09/2019 à 03:01
Message posté par sox75
Je n'ai jamais été un grand fan des Paulista et de São Paulo mais c'est vrai que Pedro Rocha était un meneur génial. J'adorais ce joueur.


Moi non plus, pas un grand fan du club mais je fais quand même une exception : le São Paulo début 90's de Telê Santana avec les Rai, Cafu, Cerezo, Müller, etc, auteur des deux doublés consécutifs Libertadores-Intercontinentale en 92 et 93. Quelle superbe équipe et quel jeu ! Ce match face au Barça de Cruyff en Coupe Intercontinentale 92, c'était quand même quelque chose !

Sinon petit cadeau : portrait que j'avais écrit pour mon top Amsud perso.

-PEDRO ROCHA
Aussi réputé pour son talent de meneur de jeu que pour ses qualités de buteur, superbe technicien, dribbleur génial et très bon passeur, Pedro Rocha fut sans conteste l'un des plus grands joueurs sud-américains des années 60 et 70. Pelé lui-même le considérait ainsi comme l'un des cinq joueurs les plus forts qu'il ait affrontés. Avec la Celeste, "El Verdugo" ("le bourreau") a disputé quatre Coupes du monde consécutives - seul Uruguayen dans ce cas - de 1962 à 1974, et remporté la Copa America 1967 : unique buteur du match décisif contre l'Argentine (équivalent d'une finale), il est élu meilleur joueur du tournoi. Mais c'est surtout au Peñarol, où il évolua durant toute la décennie 60, qu'il est devenu une véritable légende. Avec le club aurinegro, alors l'une des meilleures équipes au monde, il rafle trois Libertadores (1960, 1961 et 1966), deux Coupes Intercontinentales (1961 et 1966) et huit championnats d'Uruguay. S'il est encore trop jeune pour être un titulaire indiscutable au début des 60's, Pedro Rocha est bien l'un des fers de lance du grand Peñarol 66 où il forme un sublime trio offensif avec Juan Joya et Alberto Spencer. Avec la vista de l’Uruguayen, combinée à la percussion du Péruvien et la finition de l’Équatorien, le Manya dispose d’une arme fatale qui va tout dynamiter sur son passage ! En finale de Libertadores face à River Plate, le premier nommé ouvre le score au retour puis inscrit le dernier but de la mémorable remontada du match d'appui (mené 2-0 à la mi-temps, Peñarol s'impose 4-2 après prolongation). Et en Coupe Intercontinentale, les Carboneros donnent une leçon de football au Real Madrid des "Yé-yé", battu deux fois 2-0, avec un nouveau but de Pedro Rocha au retour, au Bernabeu. Ayant tout gagné avec Peñarol, "El Verdugo" se met alors en quête d’un nouveau challenge : aux 60’s uruguayennes succéderont les 70’s brésiliennes. Il prend ainsi la direction du São Paulo FC en 1970, accompagné de son coéquipier Pablo Forlan, pour sept saisons couronnées de succès : meilleur buteur du championnat du Brésil en 1972 (il reste à ce jour le seul non-Brésilien dans ce cas), finaliste de la Copa Libertadores 1974 – une première pour le Tricolor -, battu par l'Independiente de Bochini, deux championnats paulistas et surtout le premier titre de champion du Brésil de l'histoire du club en 1977, pour sa dernière saison à São Paulo. Après ce septennat paulista, il sillonne ensuite son nouveau pays d’adoption durant deux ans, portant successivement les couleurs de Coritiba, Palmeiras et Bangu. Lorsqu’il quitte le Brésil pour une ultime pige mexicaine aux Rayados de Monterrey en 1980, Pedro Rocha ne se doute pas qu’il sera toujours considéré, un peu moins de quatre décennies plus tard, comme l’un des meilleurs joueurs étrangers de l’histoire du Brasileirão. Décédé en 2013, il aura ainsi réussi la prouesse de devenir une icône éternelle dans deux des plus prestigieux clubs sud-américains, pleuré et adulé autant par les hinchas de Peñarol que par les torcedores du São Paulo FC.
Réponse de gil morrissao roland larque
le 10/10/2019 à 13:08
Ca vaut quoi Emiliano Martinez sur un terrain ?
Prendre des gardiens remplacant dans leur club comme Caballero ça n' a pas suffit ? Ou peut etre c'est juste pour mettre de l'ambiance dans les vestiaires ?

J'ai pas vu le match d'hier mais est ce que Lautaro mériterait sa place dans une autre grande sélection ? L'été dernier je l'avais trouvé surcoté.
Réponse de strover
le 11/10/2019 à 15:50
Pendant ce temps là, le Flamengo marche sur le Brasileirão.....
Réponse de sox75
le 12/10/2019 à 02:28
Message posté par strover
Pendant ce temps là, le Flamengo marche sur le Brasileirão.....

C'est fabuleux ce qui est en train de se passer. Depuis Septembre, le Fla marche sur l'eau. C'est l'effet Jesus. Et tout le monde commence à vraiment y croire.

Je pense que c'est la meilleure équipe d'AMS en ce moment. Parce qu'il y a le championnat mais il y a aussi la libertadores. Alors bien sûr, connaissant le Mengão, on ne va pas trop s'emballer mais l'équipe est franchement cohérente.

Si cette année ils ne remportent pas quelque chose, ce serait dur à vivre, une fois de plus. Mais tous ont l'air de tirer dans le même sens. Des joueurs d'expérience, d'autres prometteurs, des mecs ressucités, un coach totalement investi et suivi par son groupe, un jeu offensif, solide derrière.

Il reste encore beaucoup de matchs mais quel plaisir, actuellement. On en reparle à la 34ème journée. On verra ce qu'il en est. Et puis la libertadores, reste plus qu'à faire le job fin octobre pour une finale.

Ce serait quand même mérité, ça fait quand même quelques saisons que c'est plutôt pas mal mais c'est vrai que là, il se passe un truc.
Réponse de strover
le 14/10/2019 à 18:28
Le titre du Brasileirão est presque acquis à ce rythme là, ils sont larges. Ils vont même pouvoir faire revenir De Arrascaeta tout doucement pour une éventuelle finale de Libertadores, sans précipiter son retour. D'ailleurs, va falloir qu'on en parle du petit charrua, il a une super progression depuis le début de sa carrière, c'est un super joueur.
Réponse de sox75
le 16/10/2019 à 08:53
Message posté par strover
Le titre du Brasileirão est presque acquis à ce rythme là, ils sont larges. Ils vont même pouvoir faire revenir De Arrascaeta tout doucement pour une éventuelle finale de Libertadores, sans précipiter son retour. D'ailleurs, va falloir qu'on en parle du petit charrua, il a une super progression depuis le début de sa carrière, c'est un super joueur.

Il est exceptionnel De Arrascaeta. Il sait tout faire ce mec. Le Fla a cassé sa tirelire pour le faire venir mais ils vont être largement remboursé car il est évident que les clubs européens vont se l'arracher.

Il y a trois semaines, tout le staff technique du PSG était réuni sous la houlette de Tuchel et de Leonardo. Ca parlait d'un meneur offensif pour l'avenir et je peux t'assurer que ce nom est revenu plus d'une fois. C'est le profil de joueur qu'il faut à Paris. En plus il peut jouer ailier. Ils vont tenter le coup même si apparemment, ça va être rude pour l'avoir.

C'est une merveille, vision de jeu, vista, technique, altruiste, pur passeur, sens du but, dribbleur. Sa progression est parfaite et cette année, il enchante les Rubro negro. Il enchante toute l'AMS. Un phénomène comme ça, c'est le bonheur.

Et ce but ... Je m'en suis toujours pas remis.

https://www.youtube.com/watch?v=Gkdi1-PLmzA

Grande classe.
Réponse de strover
le 16/10/2019 à 16:34
C'est la master classe. Avec Cruzeiro il jouait plus second attaquant que meneur (bon après je ne suis pas certain que Menezes sache utiliser un 10) mais sa capacité à faire la différence dans les 30 derniers mètres est assez remarquable. Ce qui me chagrine c'est de voir que Tabarez n'exploite pas plus ses milieux avec la Celeste pour envoyer du jeu. Tu sens que Giorgian est un peu bridé en sélecton, du moins c'est l'impression donnée lors de la Copa America. Perso, je m'attendais à le voir briller sur cette compèt'.
Réponse de strover
le 22/10/2019 à 20:05
C'est ce soir les mecs....On va connaitre le club argentin qui afffrontera Flamengo en finale de Libertadores.
Réponse de sox75
le 24/10/2019 à 08:20
Message posté par strover
C'est ce soir les mecs....On va connaitre le club argentin qui afffrontera Flamengo en finale de Libertadores.

Bon ben River / Flamengo. Ce 5 0, c'est presque trop beau pour y croire. La finale parfaite. L'opposition de style absolu.

Finale de libertadores pour le Fla, c'était pas arrivé depuis Zico et cette merveilleuse période fin 70's début 80. On rêve.

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