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Amel Majri : « Mes profs ont fait en sorte que je puisse réaliser mes rêves »

Victime d'une rupture du ligament croisé antérieur et du ligament latéral externe du genou gauche début octobre, Amel Majri se retrouve sur la touche pour de longs mois. En pleine séance de soins, l'internationale aux 66 sélections sous le maillot bleu s'est replongée dans ses années passées sur les bancs de l'école pour parler récré, profs et UNSS. Avec un peu d'émotion, puisque ce cocktail s'est révélé crucial dans son évolution.

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Comment est née ta passion pour le foot ?
Elle est innée, j’ai ça en moi depuis toute petite. Je vis foot, je mange foot, je dors foot. Je peux regarder des matchs de n’importe quel niveau, j’aime trop le foot, en fait ! Même là, je suis blessée, mais je touche le ballon avec mon autre pied.

Tu as de sacrés souvenirs au city-stade ?
Ah, de très beaux souvenirs. Je me rappelle qu’on avait formé une équipe de quatre filles qui s’appelait MARS, les initiales de chaque prénom. On allait tout le temps jouer après l’école, pendant les vacances... Je jouais, même toute seule. Je tirais dans la cage, pied droit, pied gauche. J’étais vraiment passionnée. Bon, c’est sûr que c’est mieux de jouer avec des gens, mais même toute seule, ça ne me dérangeait pas. Ça râlait un peu à la maison parce que chez nous, soit tu sortais le matin, soit tu sortais l’après-midi. Je sortais souvent le matin et limite, des fois, je ne voulais pas rentrer parce que je savais que je ne pourrais pas ressortir après. (Rires.)

Tu jouais aussi à l’école ?
Ah ouais. Il fallait manger à la cantine pour pouvoir jouer au foot, donc j’y allais exprès. Je mangeais plus à la cantine pour pouvoir jouer au foot entre midi et deux que pour le repas. J’habitais juste au-dessus, donc je pouvais manger chez moi, mais j’avais trop envie de jouer au foot le midi. Même si le ballon en mousse se dégradait avec les années. Au collège, je ne mangeais pas à la cantine, donc des fois, j’escaladais. Après, les dirigeants me laissaient entrer, ils m’ouvraient pour que je joue au foot. Dès que je pouvais, je jouais !

Tu étais du genre à surveiller l'horloge pour savoir quand la récré se rapprochait ?
Exactement. On n’avait que 10-15 minutes, donc on courait, on faisait les équipes et boum, on jouait. J’arrivais en retard des fois, mais ça va... Je ne faisais rien de mal, je jouais au foot !



« Ce professeur avait vu des qualités en moi, il n’a pas lâché, et je l’en remercie. Si j’avais commencé plus tard, je n’aurais peut-être pas eu ce parcours. »

Il paraît que c'est un professeur qui t'a poussée à commencer le foot en club...
Mon professeur principal en primaire, oui. Il voyait que j’avais le niveau, il insistait auprès de ma mère. Aux réunions parents-profs, il disait tout le temps : « Madame Majri, il faut l’inscrire. » Ma mère n’y connaissait rien au foot, elle avait juste entendu que je jouais bien. À l’époque, c’était cher de s’inscrire dans un club, et ma sœur voulait aussi. Il fallait faire un choix, ma mère a dit : « On va choisir Amel parce qu’elle a visiblement le niveau, et peut-être un avenir dans le foot. » Ce professeur avait vu des qualités en moi, il n’a pas lâché, et je l’en remercie. Si j’avais commencé plus tard, je n’aurais peut-être pas eu ce parcours.

Toi-même, tu avais pensé à jouer en club avant la réflexion de ce prof ?
Non, je n’y pensais pas. C’est lui qui m’a fait comprendre que c’était bénéfique d’avoir un cadre. Il a provoqué une prise de conscience en me disant : « Mais je ne comprends pas pourquoi tu n’es pas dans un club. » Moi, je ne pensais même pas que j’avais le niveau de rentrer dans un club. En plus, à ce moment-là, il n’y avait pas trop de filles, donc c’était difficile de se projeter.

Et à partir de là, tu as rejoint l’AS Minguettes ?
Exactement, j’avais 11 ou 12 ans, et je suis restée dans ce club pendant deux très belles années. Après, j’ai rejoint l’OL.

Alain Bozon, ton professeur d'EPS au collège, t'a fait passer un autre cap.
Il s’occupait de tous les cross au collège. Je l’ai eu de la sixième à la troisième, et il était vachement exigeant avec moi, il me suivait tout le temps. C’était un monument du collège, avec lui j’ai vécu de très belles années en UNSS. Ma mère nous a élevées seules, donc il a aussi été un repère pour nous. Il m’a beaucoup apporté.

« Quand tu vois arriver une équipe où toutes les joueuses sont habillées avec le même survêtement, tu te dis que c’est la meilleure équipe du tournoi, et tu n’as qu’une envie : te challenger. »

Alain Bozon, c’est l’homme à l’origine d’une magnifique épopée en UNSS, puisque vous avez été vice-championnes de France en 2008. Comment avais-tu vécu cette aventure ?
Honnêtement, c’était un peu le tournoi des filles du quartier qui se retrouvent face à des équipes de sport-études. On était arrivées comme ça, on n’avait pas les mêmes équipements... Je revois les photos, c’était vraiment n’importe quoi ! Mais l’habit ne fait pas le moine, on a surpris beaucoup de monde. Personnellement, j’aimais bien parce que, quand tu vois arriver une équipe où toutes les joueuses sont habillées avec le même survêtement, tu te dis que c’est la meilleure équipe du tournoi, et tu n’as qu’une envie : te challenger. On a perdu en finale sur un score assez fleuve, on a pris 8 ou 9-0, mais on avait quand même battu Bordeaux avant. Vraiment, je n’en retiens que du positif.

Il y avait une ambiance de colonie de vacances ?
C’est ça, et c’est ça qui faisait notre force. On ne se prenait pas la tête, on était entre potes, on faisait ce qu’on aimait. Sauf qu’au lieu d’être au city, on était sur un vrai terrain, avec de vrais arbitres. On a montré ce qu’on valait. Je me rappelle qu’Alain Bozon, qui avait perdu son papa, avait fait un discours avant la demi-finale, et ça nous avait transcendées. Tout était mélangé dans ce tournoi. On a créé encore plus de complicité. Encore aujourd’hui, j’ai des contacts avec des gens qui encadraient le tournoi, des personnes qui travaillaient au collège... On a créé des choses qui allaient au-delà du sportif et de la compétition.



Cette épopée t’a permis de prendre conscience de certaines choses ?
Oui, j’ai appris beaucoup parce que l’équipe comptait beaucoup sur moi. J’ai pris conscience que peu importe les moyens que vous avez, vous pouvez faire quelque chose. On a donné une belle image des Minguettes et du collège, on a vécu un super moment, avec un prof qui a cru en nous. On s’est fait des copines, même dans les autres équipes. J’ai joué contre certaines d’entre elles en D1, ça m’a fait bizarre ! Vraiment, cette épopée a permis de nouer des liens. Elle m’a aussi permis de prendre conscience de plein de choses, notamment que j’étais capable de beaucoup apporter à une équipe.

Tu es toujours en contact avec Alain Bozon ?
Oui, toujours. Dernièrement, je l’ai eu au téléphone par rapport à ma blessure. C’est vraiment quelqu’un avec qui j’ai beaucoup d’affinités. Il a été comme un papa, il a eu sa petite touche de bienveillance, il donnait de bons conseils. Il avait les mots justes.

Pendant ton parcours scolaire, tu as aussi reçu des conseils d’une prof de maths, Aurélia Ogier. Quel rôle a-t-elle joué ?

C’était ma prof principale de la cinquième à la troisième. Son père, Jean-Yves Ogier, était aussi au centre de formation de l’Olympique lyonnais (en tant que responsable pédagogique, NDLR). Elle était vachement derrière moi. C’était un autre rôle, totalement différent d’Alain. Elle avait mes notes, elle avait un suivi sur mon parcours scolaire. Elle me rappelait toujours que le foot était important, mais que l’école aussi. Elle s’intéressait beaucoup.

Donc tu parlais foot avec la prof de maths ?
Bah oui, on parlait de tout. C’était aussi ma prof principale, donc elle avait un suivi par rapport à ce que j’allais faire après. C’est quelqu’un qui m’a beaucoup accompagnée et qui a veillé sur moi.

« Les parents sont parfois focalisés sur l’école et voient le reste comme un jeu, alors quand le corps enseignant s’intéresse aux élèves, à ce qu’ils veulent réellement, ça aide. »

Le rôle de l'école dans la fabrique des champions a été beaucoup discuté en marge des derniers Jeux olympiques. Pour toi en tout cas, elle a joué un rôle prépondérant.
L’école joue un rôle parce qu’elle t’apporte un cadre, que l’on peut transposer dans le sport. Ma mère a eu un rôle beaucoup plus important, c’est la base. Mais le fait d’avoir des gens qui s’intéressent à toi, ça joue parce que tu te sens considérée, importante. Je remercie mes profs parce qu’ils m’ont suivie, ils ont fait en sorte que je puisse réaliser mes rêves. Ils ont été un relais entre ma mère et moi. Les parents sont parfois focalisés sur l’école et voient le reste comme un jeu, alors quand le corps enseignant s’intéresse aux élèves, à ce qu’ils veulent réellement, ça aide.

D’ailleurs, tu aurais pu rester dans le milieu scolaire, puisque tu te voyais bien devenir prof de sport.
En effet, c’était lié à ce que j’aime. En tant que prof de sport, tu ne restes pas derrière un bureau, tu es actif, donc ça collait assez bien.



Le foot est relativement peu utilisé comme support dans le milieu scolaire. Toi, en tant que prof, tu aurais mis le foot en avant ?
Oui parce que c’est le sport de tout le monde. Le foot nous regroupe, c’est simple, tu mets un ballon, et tout le monde est content, c’est du partage. Quand les profs nous faisaient des sessions de foot, c’était le meilleur moment ! Même si je comprends qu’ils voulaient aussi mettre autre chose en place, parce qu’on ne faisait que ça.

Toi qui t’es éclatée en jouant à l’école, les maires qui veulent des cours de récré sans cages de foot, ça t’inspire quoi ?
C’est triste. Je ne comprends pas trop. Moi, j’avais une cage et j’étais contente !

Tu aurais fait quoi si tu n’avais pas eu de cages de foot dans ta cour ?
J’aurais tiré dans le mur ! Ou j’aurais mis des pulls pour faire un but. J’aurais trouvé un moyen pour jouer, c’est sûr.

Propos recueillis par Quentin Ballue
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