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  1. // Disparition de Diego Maradona

Tchami : « Quand tu joues avec Maradona, tu flippes ! »

Sur son profil Whatsapp, une photo de lui et de Diego Maradona sous le maillot de Boca Juniors. L’attaquant camerounais Alphonse Tchami, 49 ans et premier joueur africain subsaharien à s’exiler en Argentine, a évolué avec El Diez pendant presque deux ans entre 1995 et 1997. Il en conserve, évidemment, de nombreux souvenirs qu'il raconte.

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Quelle a été votre réaction, en apprenant le décès de Diego Maradona ?
Je suis triste. C’est un joueur extraordinaire, un des meilleurs de l’histoire du football, qui vient de nous quitter. Soixante ans, c’est jeune... C’est trop tôt. Évidemment, on peut se dire qu'il aurait pu vivre encore longtemps s’il avait fait moins d’excès. Mais il aimait la vie, il aimait la fête. Est-ce que Diego Maradona était fait pour mener une existence tranquille ? Je ne pense pas...


Vous avez quitté le Cameroun à vingt-deux ans, en 1992, pour signer à Vejle BK (Danemark). Quand vous jouiez au Cameroun à Unisport Bafang et même plus jeune, que représentait Maradona au pays ?
On le voyait comme une icône, un génie. Dans les années 1980, on ne voyait pas autant de matchs à la télévision qu’aujourd’hui, et tout le monde n’avait pas la télé à la maison. Il n’y avait pas Internet, mais on arrivait à le voir jouer de temps en temps. Notamment lors de la Coupe du monde 1986. Moi, je suis devenu supporter de Naples à partir du moment où il y a joué. Ce qui nous plaisait, en plus de son talent ou de sa technique hors norme, c’est qu’il venait d’un milieu très pauvre et qu’il avait appris le foot dans la rue. Comme beaucoup d’Africains, en fait. Et que grâce à son talent, mais aussi à son travail, il est devenu un footballeur fantastique. On s’identifiait à lui pour ces raisons.

« Il n’avait plus le physique d’avant, mais sa technique était intacte. C’était impressionnant, il avait une main à la place du pied. »
Vous avez signé, après Vejle et un passage à Odense, à Boca Juniors en 1995. Peu de temps avant le retour de Maradona à la Bombonera.
À l’époque, Boca était une équipe avec beaucoup de jeunes. Verón, Basualdo, Fabbri, Kily González... Diego venait de passer plus d’un an à Newell’s Old Boys et un jour, on apprend qu’il va revenir. Moi, je n’y croyais pas. Mon rêve, quand j’étais plus jeune, c’était de le croiser et éventuellement de jouer contre lui. Mais jouer AVEC lui, non, je n’osais l’imaginer. Juste après avoir signé son contrat, il avait assisté à un de nos matchs à la Bombonera. Il descend après le match pour nous dire bonjour et quand il ouvre la porte du vestiaire, il me voit et me dit : « Eh Negro (son surnom en Argentine, N.D.L.R.), tu seras le numéro 1 de notre attaque. » Il avait également dit ça aux journalistes ! Il m’avait mis à l’aise même si, quand tu t’apprêtes à rencontrer Maradona et à jouer avec lui, tu flippes un peu et tu es forcément stressé. J’avais peur de ne pas être au niveau, mais ses paroles, son attitude m’ont détendu. Ça m’a même motivé comme jamais !


Maradona avait 35 ans, il restait sur quatre années difficiles au FC Séville, à Newell’s, avec la sélection qu’il avait quittée en pleine Coupe du monde 1994 pour cause de test antidopage positif...
(Il coupe.) Oui. Il n’avait plus le physique d’avant, mais sa technique était intacte. C’était impressionnant, il avait une main à la place du pied. Je me demandais comment il faisait pour voir les choses si vite, pour être aussi précis. Le ballon arrivait presque toujours au bon endroit, au bon moment. Il ne se comportait pas en star, il se battait pour l’équipe. Nous, on faisait le maximum pour être à la hauteur. On voulait se battre pour lui, ne pas le décevoir.


Bénéficiait-il d’un traitement de faveur ?
Non. Il avait son contrat, ses avantages, mais il avait négocié avec les dirigeants afin que tous les joueurs touchent les mêmes primes. Il était là aux entraînements, sauf s’il était blessé ou qu’il avait une opération de bienfaisance quelque part. Mais il était professionnel. Il revenait chez lui, à Boca, il ne voulait pas décevoir. Je me souviens de son premier match, à la Bombonera. Il y avait un bruit d’enfer. Même quand on se déplaçait, d’ailleurs, chez des rivaux de Boca, Velez, River Plate, le Racing, Independiente, je sentais que les Argentins respectaient Diego. Ils voulaient le voir, l’approcher, le toucher, avoir son maillot. Cet homme avait une relation très forte avec son pays.


« Il buvait un verre de whisky, une coupe de champagne, mais ce n’est pas en notre présence qu’il se droguait. »
Comment pourriez-vous définir votre relation avec lui ?
Très rapidement, il m’a adopté. On s’entendait bien, sur le terrain et en dehors. Il m’avait présenté à ses parents, sa femme, ses enfants... Bref, toute sa famille. J’étais invité chez son père Jorge, pour l’asado traditionnel. Il connaissait mon petit frère, aussi. Nous avions toujours conservé le contact, même si depuis deux ans, c’était beaucoup plus rare. Diego aimait la vie, il ne perdait pas une occasion de s’amuser et de faire la fête. Il organisait des soirées chez lui avec les autres joueurs de l’équipe, il était capable de danser toute la nuit. D’ailleurs, il arrivait que les dirigeants demandent qu’on lève le pied sur les soirées avec Diego. C’était un bon vivant, un homme généreux et il aimait nous faire des cadeaux. Un jour, on s’était déplacés aux Pays-Bas. Il adorait les parfums de Jean-Paul Gaultier, qui venait d’en sortir un nouveau. Eh bien, pour être le premier de l’équipe à l’utiliser, il avait racheté deux ou trois fois le prix les bouteilles à tous ceux d’entre nous qui en avaient achetées. Il voulait l’exclusivité !


Personne n’ignorait qu’il consommait de la drogue, bien avant son retour en Argentine ?
Bien sûr. Mais quand on faisait des soirées avec lui, je ne l’ai jamais vu prendre de la drogue. Il buvait un verre de whisky, une coupe de champagne, mais ce n’est pas en notre présence qu’il se droguait. Il sortait assez peu, sauf au restaurant. Il ne pouvait pas aller en boîte, car il n’aurait pas été tranquille. Il faisait la fête chez lui ou chez ses amis les plus proches, tout le monde le savait. Je me souviens d’une scène particulière, à la Bombonera. La presse avait révélé une nouvelle histoire de drogue le concernant, et les supporters de Boca, qui sont très chauds et passionnés, n’avaient pas voulu chanter ce jour-là, car ils désapprouvaient les écarts de Diego. À la fin du match, il était allé vers une des tribunes où se regroupent les fans les plus chauds et il avait lancé son maillot pour leur offrir. J’ai vu les mecs lui renvoyer, en lui disant : « Diego, il faut que tu arrêtes tout ça ! » Il avait été marqué par cet épisode...

Propos recueillis par Alexis Billebault
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