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Numéro 2 de tension

À dix mois de l'Euro 2020, Alphonse Areola joue gros. Car son départ du Paris Saint-Germain, pour devenir la doublure de Thibaut Courtois au Real Madrid, pourrait mettre en danger la jolie place qu'il s'était faite en équipe de France. À moins qu'il soit une nouvelle fois récompensé de sa patience...

Bien calé sur le banc entre Layvin Kurzawa et le néophyte Tanguy Kouassi, Alphonse Areola porte la chasuble et le sourire. Une décontraction qui contraste avec ce qui se trame alors en coulisses. Car ce vendredi 30 août, la carrière du gardien prend soudainement un virage qui pourrait lui coûter cher. Quelques minutes plus tôt, il annonçait à Thomas Tuchel qu’il ne voulait pas disputer cette rencontre face au FC Metz, laissant le jeune Polonais Marcin Bulka (19 ans) découvrir la Ligue 1. Le football français n'avait pas connu une dernière à Saint-Symphorien aussi triste depuis Sylvain Kastendeuch.


Ce coup de théâtre révélait surtout les tractations entre lui, Paris et Madrid. « Il ne se sentait pas de jouer parce qu’il y a des négociations, confirmait alors Leonardo après la victoire en Lorraine (0-2). Honnêtement, j’ai été un peu surpris. Il n’a pas joué. On a respecté. Il y a des négociations en cours.  » Soixante-douze heures plus tard, celles-ci ont été menées à leur terme : le portier est prêté au Real, alors que Keylor Navas fait le chemin inverse, pour un transfert définitif et 13 millions d’euros d’indemnité. Areola voulait grandir en même temps que Paris, c’est finalement en tant que monnaie d’échange qu’il permettra à son club de compter sur une valeur sûre dans ses cages. Et l'étreinte de Thiago Silva n'y changera rien.


Alphonse droit dans le mur ?


C’est la quatrième fois qu’Areola est amené à s’éloigner de son club formateur, après des piges à Lens (2013-2014), Bastia (2014-2015) et Villarreal (2015-2016). Mais à 26 ans et trois saisons dans la capitale, il ne s’agit plus de s’aguerrir ou de franchir un cap. Juste de faire de la place dans un club qui a pu mesurer ses limites. Alors qu’une signature au Real Madrid est généralement perçue comme une formidable promotion, elle s’accompagne ici d’énormes doutes : Areola récupérera le rôle de numéro 2 laissé vacant par le Costaricien, derrière le Belge Thibaut Courtois, titulaire depuis la saison dernière. Et forcément, à l’heure de rejoindre Clairefontaine pour la semaine internationale, ce choix pose une question : ce statut permettra-t-il à Areola de conserver sa place chez les Bleus ?


Sans attendre, Didier Deschamps a été amené à y apporter une première réponse. « On verra avec le temps si cela me pose un problème, renvoyait le sélectionneur en conférence de presse. Avec nous, Alphonse était en pleine confiance, il a répondu plus que présent quand j'ai fait appel à lui. Il a pris cette option. À Paris, il était censé avoir le poste de n°1, là-bas il part dans une situation claire, mais moins bien pour lui, à savoir n°2. On ne sait pas ce qu'il peut se passer, le Real a beaucoup de matchs, mais s'il ne joue pas du tout, cela peut devenir problématique. On verra d'ici le prochain rassemblement ce qu'il aura fait, ou pas fait. » Sans apporter de conclusions hâtives, ces propos laissent deviner combien les immuables principes de Deschamps entrent déjà en collision.



Depuis que DD est à la tête des Bleus, deux critères semblent primordiaux pour espérer une convocation : « la logique de groupe » et « les performances en club » . Si l'on s’en tient à la première condition, Alphonse Areola compte suffisamment de crédit pour ne pas être éjecté. Présent depuis octobre 2015, champion du monde 2018 sans compter une sélection, le Parisien a toujours apporté satisfaction au staff, que ça soit par son implication lorsqu'il était cantonné au rôle de numéro 3, ou par ses prestations lorsqu'on a fait appel à lui. Pourtant, avec trois sélections au compteur, dont une sortie référence en Allemagne l’an dernier, il se peut que le pic de la carrière internationale d'Areola soit déjà derrière lui.

Comme un bleu


Dans l’histoire récente des Bleus, aucun gardien sélectionné n’était une doublure en club. D’Ulrich Ramé à Benjamin Lecomte, en passant par Sébastien Frey, tous étaient ou sont des titulaires incontestés dans leurs clubs, aussi prestigieux soient-ils. « Gardiens ou joueurs de champ, c’est mieux qu’ils aient du temps de jeu » , a d’ailleurs rappelé Deschamps. En bref : si Areola ne devait se contenter cette saison que d'apparitions en Coupe du Roi, cela pourrait s'avérer rédhibitoire pour ses ambitions. Le cas d’Olivier Giroud, titulaire en Bleu, mais pas en club, peut servir de curseur : avec Chelsea, l'attaquant a tout de même disputé l’équivalent de 22 matchs, toutes compétitions confondues. Assez pour garder la confiance d’un sélectionneur qui a fait de lui une pièce centrale de son effectif.


Mais Areola n’est pas aussi incontournable que Giroud, et la concurrence ne lui fera pas de cadeaux en prévision de l’Euro 2020. Sans compter l’intouchable Lloris, le Lillois Mike Maignan a déjà impressionné le staff tricolore lors du dernier rassemblement et sera sous les feux des projecteurs cette saison en Ligue des champions, le vétéran Steve Mandanda revient avec de bonnes résolutions cette saison et rêve de s’offrir un dernier challenge, alors que le Monégasque Benjamin Lecomte est aussi dans les petits papiers de Deschamps. Un sort cruel pour un type qui lui a gravi les échelons sans faire de bruit et sans se départir de sa patience. Seulement, Alphonse a rarement été installé comme un titulaire indiscutable. Hormis lors la saison 2017-2018, il a toujours dû se disputer à Paris le bout de gras avec Kevin Trapp ou Gigi Buffon. Certains diront qu'il n'a pas saisi sa chance quand il en avait l'occasion. Les autres retiendront qu'Areola a réussi à rester avec les Bleus en toutes circonstances et qu'il sait évoluer dans un environnement concurrentiel. À lui de mettre cette expérience à profit pour, qui sait, détrôner Thibaut Courtois et s'assurer une place au soleil.



Par Mathieu Rollinger
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