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Alors, elle vaut quoi cette équipe de France U19 ?

C’est, pour certains d'entre eux, le deuxième gros examen de l’été. Deux semaines après le bac, les U19 de l’équipe de France s'attaquent au championnat d’Europe de leur catégorie, en Arménie, où ils entrent en lice lundi face à la Tchéquie. Avec quelles hommes ? Quelles ambitions ? Les questions entourant cette génération 2000 ne manquent pas. Tour d'horizon.

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Peut-on parler de « chatte à Rourou » ?


À l’heure de détailler ce qui constitue, selon lui, les clés pour aller loin dans une compétition internationale, dans un spot diffusé sur la site officiel de la Fédé, Lionel Rouxel a eu un petit sourire. Puis il s'est lancé : « Déjà, un bon tirage. » Pour le coup, le sélectionneur des Bleuets a été plutôt servi : son équipe a été lâchée dans le groupe de la Tchéquie, non qualifiée en 2018 et jamais titrée (une finale en 2011), l’Irlande, présente pour la première fois depuis huit ans, et la Norvège, cinquième l'an dernier, mais systématiquement absente entre 2005 et 2018. L’Arménie, le pays organisateur, devra elle se fader le tenant du titre portugais, l'Italie, finaliste l'an dernier, et l’Espagne, pays le plus titré de l'histoire de la compétition (dix victoires). Un simple coup de bol passager ? Pas si on jette un coup d’œil aux tirages des deux premières compétitions internationales où Rouxel a guidé la jeunesse tricolore, en 2017. Lors de l’Euro U17, ses garçons s’étaient ainsi tapé la Hongrie, l'Écosse et les îles Féroé, quand un autre groupe opposait l'Espagne, l'Italie, la Croatie et la Turquie, et avaient ensuite hérité du Japon, du Honduras et de la Nouvelle-Calédonie lors du mondial de la catégorie. Lâchez-nous un peu avec ZZ : le jour où DD voudra arrêter, c'est vers Rourou qu'il faudra se tourner pour conserver sa bonne étoile.


Les 2000 vont-ils enfin taper l'Espagne ?


Les chiffres sont formels : si la victoire lors du Mondial 1998 a eu une réelle influence sur le choix des prénoms des gamins nés dans la foulée (les Zinédine, Lilian et Bixente ont respectivement enregistré des progressions de +251%, +195% et +103% entre 1998 et 1999), il n’existe aucun lien avéré entre succès en Coupe du monde et natalité. Contrairement à ce qu’une vieille légende urbaine prétend, aucun pic de naissances n’a ainsi été observé en France en avril 1999, soit neuf mois après le 12 juillet 1998. Au contraire : le nombre de nouveaux-nés (61 179) y a été moins conséquent qu'en avril 1998 (62 217), avril 2000 (62 469) ou mai, juin et juillet 1999 (respectivement 63 900, 62 656 et 67 137), selon l'INSEE. Impossible de savoir ce qu'ont fait les joueurs et couples espagnols désœuvrés le 25 juin 2000, après l'élimination de la Roja en quarts de l'Euro par les Bleus. Mais il semblerait qu'ils aient inculqué à leurs rejetons le goût de la vengeance. Deux fois, déjà, la génération 2000 espagnole a mis fin au parcours des Bleuets. C'était en 2017, lors d'un Euro U17 (victoire 3-1 en quarts) qu'elle a finalement remporté, et à la Coupe du monde (victoire 2-1 en huitièmes) de la catégorie, où elle est tombée face à l'Angleterre en finale. Inutile de compter sur les Britanniques pour faire le taf cette année : ils sont absents de la phase finale. Putain de Brexit.


Du lait sortirait-il du nez des Bleuets si on le leur pressait ?


C'est une question qui mérite d'être posée, tant les 2000 apparaissent inexpérimentés en comparaison avec la génération 1997, celle de Diop, Tousart, Thuram et Augustin, la dernière à avoir placé la France sur le toit de l'Europe. À l'époque, seuls trois (Quentin Braat, Clément Michelin et Amine Harit) des dix-huit Bleuets n'avaient disputé aucun match en pro avec leur club. Du haut de leurs 18-19 ans, des gamins comme Olivier Boscagli, Issa Diop, Ludovic Blas ou Jean-Kevin Augustin comptaient une quinzaine de matchs de Ligue 1, quand Jérôme Onguéné ou Jeando Fuchs étaient déjà des tauliers du FC Sochaux-Montbéliard en Ligue 2 (44 et 30 matchs). Sans parler de Kylian Mbappé qui, à 17 berges, avait déjà planté en C1 avec Monaco. Cette année, ils sont pas moins de huit puceaux (Stefan Basic, Guillaume Dietsch, Melvin Bard, Théo Ndicka, Pierre Kalulu, Alexandre Phliponeau, Mathis Picouleau et Alexis Flips) dans l'effectif de Lionel Rouxel, qui comprend quelques 2001 et où seul le Monégasque Benoît Badiashile revendique une expérience significative de la L1 (20 matchs). Les deux autres garçons ayant le plus de matchs au compteur chez les grands les ont respectivement disputés en National 1 (Bridge Ndilu, 27 apparitions en deux saisons avec Laval) et en L2 (Julien Ponceau, 24 matchs avec Lorient en 2018-2019). Plutôt léger, sur le papier. Mais ces bleus, dont les autres tauliers se nomment Oumar Solet (Lyon), Claudio Gomes (City), Maxence Caqueret (Lyon), Alexis Flips (Lille) et Charles Abi (Sainté), auront trois matchs de poule a priori à leur portée pour gratter de l'expérience et de la confiance. Assez pour se pointer en position de force dans le dernier carré ?


Danse-t-on la valse en Arménie ?


C'est à la Révolution française, synonyme de déclin des danses de cour, que l'on devrait, selon certaines sources, l'essor de la valse. Plus de deux siècles plus tard, Lionel Rouxel se charge, à son humble échelle, d'en perpétuer la pratique. Mais si on l'imaginait, en bon ex-Lavalois, plus adepte de la valse tango que de la valse musette, le coach des U19 s'est cette saison lancé dans une valse à cinq temps avec ses portiers. En douze matchs, le vainqueur de la mythique Coupe Intertoto 1996 en a ainsi aligné cinq, confiant d'abord les gants à l'Auxerrois Sonny Laiton (un match), avant de donner successivement leur chance à Illan Meslier (Lorient, trois matchs), Dominique Youfeigane (Guingamp, un match) et Yahia Fofana (Le Havre, cinq matchs). Titulaire en Ligue 2, le Merlu semblait tenir la corde pour garder les bois des Bleuets cet été, mais il a été promu en U20, où il a joué les doublures d'Alban Lafont lors du mondial en juin. Résultat, Rouxel a appelé un cinquième larron, le Stéphanois Stefan Bajic (2001), balancé dans le grand bain lors du tour élite, dernière étape qualificative avant l'Euro, face à la Suisse (victoire 3-2) et Israël (victoire 3-0), et appelé à garder la cage tricolore pendant le tournoi. Convaincu sans doute que « plus on est de fous, plus on rit » , le sélectionneur a poussé le kiff jusqu'à inviter dans la danse son sixième gardien pour la compétition, le Messin Guillaume Dietsch, lui aussi né en 2001. Faudra pas bégayer quand vous verrez la France débarquer à l'Euro 2020 avec Benjamin Lecomte en numéro 1 et Benoît Costil en numéro 2.


Bridge Ndilu est-il plutôt petit pont ou grand pont ?


Il a deux ans de National et du feu dans les cannes, ce qui n'avait d'ailleurs pas échappé à la Juve et à Valence. Mais Bridge Ndilu, qui a préféré opter pour Nantes cet été, a surtout l'un des blases les plus funky de cette génération 2000. Et un prénom qui semble le prédestiner à distribuer des petits et des grands ponts en veux-tu en voilà. Lequel des deux dribbles a la préférence du futur Canari ? Difficile à dire, tant les images du garçon sont rares. Mais les quelques vidéos de ses skills circulant sur la toile semblent attester d'un goût plus prononcé pour le premier. Démonstration le 16 février 2018 où, à la réception d'un ballon renvoyé par la barre, dans le temps additionnel, Bridge a délivré les Tangos d'un ballon glissé entre les jambes d'un défenseur cristolien. Nouvelle illustration le 22 février dernier, quand l'ancien Manceau a cassé les reins de l'arrière-garde choletaise, claqué un little bridge en route et talonné en retrait pour Anthony Robic, auteur de l'ouverture du score. Pour le reste, Ndilu, ce sont sept buts en vingt-neuf apparitions en National, le plus souvent comme remplaçant. En Arménie comme à Nantes, l'heure est venue de devenir grand.

Simon Butel
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