Advertisement Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 11 Résultats Classements Options
  1. // CDM 2018
  2. // 8es
  3. // Colombie-Angleterre

Alors, Dele or not Dele ?

Blessé en ouverture face à la Tunisie, Dele Alli est de nouveau disponible mardi pour affronter la Colombie en huitième de finale du Mondial. Assez pour être aligné par Southgate ? Pas sûr.

Modififié

Quoi qu’on pense de Dele Alli, il se passe toujours quelque chose de différent quand ce gars-là décide de prendre l’espace sur le terrain ou face à la presse. Parfois, ça fait des éclats : un aplomb qu’on pourrait combiner à de l’assurance plus qu’à de l’insouciance. Samedi, à trois jours du premier huitième de finale de Coupe du monde depuis huit ans que s’apprête à disputer l’Angleterre face à la Colombie, à Moscou, l’international anglais est donc venu rassurer son monde : pas de panique les gars, je suis en forme et préparez-vous, ça va faire des étincelles. Mais, et la pression d’un premier sommet mondial ? « En ce qui me concerne, la seule pression que je ressens, c’est celle que je m’impose à moi-même, répond le joueur de Tottenham, dont le Mondial s’apprête à redémarrer après quinze jours passés à soigner une cuisse touchée lors de la première excursion des Anglais en Russie, contre la Tunisie (1-2), le 18 juin dernier. Je sais très bien que la Coupe du monde constitue le niveau le plus élevé auquel tu puisses évoluer, et à quel point cette rencontre est particulièrement importante. Je ferai du mieux possible, que ça soit en tant que titulaire ou en tant que remplaçant. Toutes les décisions que j’ai prises dans ma carrière, c’était pour en arriver là et disputer ce genre de matchs. » Le joueur vient de disparaître, d’un coup.

Le bonbon inconstant


Place à l’enfant, celui qu’il reste encore à 22 ans : un type arrivé en Russie avec une énorme étiquette dans le dos et un statut à assumer. Simple, selon son entraîneur à Tottenham, Mauricio Pochettino, Alli n’est rien d’autre que « le meilleur joueur de sa génération » . C’est fort, non ? « Donnez-moi le nom d’un joueur de 21 ans plus fort que lui (Kylian Mbappé a 19 ans, ça ne compte donc pas sur l’échelle Pochettino), avec tout ce qu’il apporte. Peut-être que vous trouverez quelqu’un d’un niveau comparable, mais pas meilleur que lui. Bon, peut-être que je ne suis pas objectif, car Dele est mon joueur, mais, à mes yeux, il est incroyable » , se justifiait alors le coach argentin le 15 mars dernier, quelques jours après un match XXL du joueur à Bournemouth (1-4). Il y a forcément une part d’aveuglement dans tout ça et aussi une forme de protection, c’est le jeu. Pochettino tient pourtant le bon fil : en matière de potentiel, Alli est un bonbon. Quand il se déballe correctement, on s’entend. Il suffit de revoir sa copie rendue face au Real en novembre dernier, à Wembley, pour mesurer ce que ça peut donner. Mais c’est autre chose qui a été retenu contre Dele Alli au moment de le voir débarquer sur le tarmac du premier Mondial de sa jeune carrière : son inconstance, même s’il a bouclé sa saison sur quatorze buts toutes compétitions confondues et dix-sept passes décisives, et sa difficulté à s’insérer dans certains systèmes de jeu. Un détail placé au-dessus de tout dans la version Southgate de l’Angleterre.


Liberté et Fortnite


Dans cette équipe, Alli est un casse-tête, un joueur libre dans un ensemble qui se veut réglé comme du papier à musique. Cette Angleterre est prudente, refuse de se brûler les ailes dans un tournoi vu comme la première étape d’une génération, et le milieu des Spurs, lui, n’a pas le temps d’attendre. C’est l’impatience de la jeunesse, rien de nouveau, et samedi, Dele Alli s’est surtout présenté en homme déconnecté du passé. Interrogé sur le rouge reçu par David Beckham contre l’Argentine en 1998, il a alors été cash : c’est quoi cette histoire ? Sur la Coupe du monde 2014, lors de laquelle il était en plein stage de préparation en Irlande avec MK Dons, même réponse : « Je me rappelle avoir vu le Brésil jouer, mais je ne peux pas dire quel match c’était. » Non, Alli, c’est autre chose : un jeune de son époque, qui se décrit comme le « meilleur joueur de Fortnite » de l’équipe et voit chaque défi comme une occasion de prouver qu’il est, là aussi, le meilleur.



Peut-être aussi parce qu’il revient de loin : dans un pays structuré au possible, Dele Alli est né dans la rue, a été abandonné par son père à l’âge de trois ans et a grandi dans les bras d’une mère alcoolique. Ainsi, il s’est fait sa propre structure, et son football est identique. Avant la Coupe du monde, Southgate avait ainsi prévenu le joueur qu’il n’avait aucune assurance de partir titulaire en Russie, et les Three Lions ont trouvé un équilibre parfait en 3-3-2-2 avec Jesse Lingard et Ruben Loftus-Cheek, des éléments plus disciplinés, derrière la paire Kane-Sterling. Face à la Colombie, Alli pourrait alors commencer par regarder ses potes cavaler sans lui et devrait entrer en cours de match. Peu importe, il croquera dans ce morceau et l’assure : « Nous n’avons peur de personne. On est venus ici pour remporter la Coupe du monde. J’ai rêvé qu’on allait le faire avant de venir. » Pour ça, Alli se dit aussi prêt à prendre un tir au but si séance il y a. Le rêve anglais pourrait, évidemment se jouer aussi là-dessus : à l’assurance.







Par Maxime Brigand, à Saint-Pétersbourg
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

VIDEOS

I récup ze ball !

Vidéo



Dans cet article


il y a 1 heure Erick Thohir bientôt actionnaire d'Oxford United 2
il y a 3 heures La manifestation des ultras des Young Boys contre l'e-sport 11 il y a 5 heures Évra raconte sa vengeance après une blague de Piqué 50
Partenaires
Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Olive & Tom Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Un autre t-shirt de foot est possible Podcast Football Recall